13 novembre 2017

En ce jour de la commémoration du massacre du Bataclan, des terrasses et du Stade de France, et à quelques mois de l’anniversaire des tueries perpétrées à Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hypercasher, force est de constater que la lutte contre l’islamisme, l’idéologie qui a nourri les meurtriers, ne semble pas encore une priorité dans les consciences.
Ces derniers jours, les menaces de mort ont redoublé contre Charlie Hebdo.
Hier, 12 novembre, 130 personnalités ont signé une tribune où de grands noms de la culture, de la presse et de l’Université, prennent la défense d’Edwy Plenel, fondateur de Mediapart. Cette tribune induit une confusion inacceptable.
Que Mediapart n’ait pas été informé des accusations de viol émises par des femmes à l’encontre de Tariq Ramadan, soit. Que la réputation sulfureuse de l’homme n’ait pas intrigué les journalistes qui auraient pu souligner la contradiction entre le mode de vie prêché par le Tartuffe et sa vie privée, nous laisse déjà perplexes.
Mais à travers cette tribune, ces 130 personnalités sous-entendent que le double discours de Ramadan dénoncé depuis des années par une Caroline Fourest est pure élucubration.
Si tous ces signataires partagent la ‘justesse’ d’analyse de Jade Lindgaard, journaliste de Mediapart qui affirme, le 11 novembre dernier, que « l’islamisme, en tant que tel n’est pas une chose grave » et qu’il faut dénoncer « le racisme d’Etat » qui est « systémique dans ce pays », on comprend mieux…
Refuser de voir ce qui a conduit à tuer sur notre sol 249 personnes ou 200 000 en Algérie dans les années noires, est atterrant. Minimiser les double-discours qui favorisent l’entrisme de l’islam politique et la partition culturelle des territoires est consternant.
A quand un sursaut de la société civile pour forcer l’Etat à faire respecter les lois sur la laïcité et à mener la lutte idéologique contre l’islamisme, corollaire indispensable des actions de sécurité et de renseignement ?