2017 : La société civile prend le pouvoir

Je n’ai plus confiance : clientélisme, corruption, atteinte à la laïcité, carriérisme politique, la France mérite beaucoup mieux que ces machines à conquérir le pourvoir politique. Un élu peut s’absenter, commettre des erreurs, des délits même en comptant sur la mansuétude leurs pairs qui refusent trop souvent de lever l’immunité parlementaire. Ils peuvent chercher des voix au sein des communautés et trahir ainsi leurs mandats. Ils peuvent ne jamais tenir leurs objectifs, sans jamais être convoqués devant un DRH avant la fin de leur mandat. Et quand exceptionnellement ils sont jugés, les condamnations sont rares et d’une clémence insolente au regard des trahisons commises et des sanctions infligées au commun des mortels. Je n’ai plus confiance dans cette démocratie qui nous fabrique princes et marquis qui achètent leur titre en monnaie sonnante et trébuchante comme en Essonne, ou encore ce couple royal de Levallois Perret qui s’est constitué un patrimoine de Saoudiens en exerçant la fonction d’élu local.

Et que dire de nos concitoyens si facilement corruptibles, qui protestent nationalement en votant Front National tout en réélisant des voyous aux multiples condamnations au niveau local. Les même se partagent le pouvoir depuis trente ans, parfois même ils se lèguent tel un patrimoine de père en fils, de père en fille. Sommes-nous toujours une République ? Nos aînés, nos libérateurs ont eu à subir la terreur et les bains de sang, une barbarie qui n’a rien à envier à celle de nos ennemis d’aujourd’hui, aux cris d’« À bas tous les privilèges ». Non le travail n’est pas terminé, et la guillotine peut rester dans son musée. En revanche il est hors de question de subir sans agir le compte à rebours de la menace fasciste qui nous obligera encore une fois à voter « contre » pour que tout perdure, pour que rien ne change. J’appelle les citoyens qui font le même constat à se mettre en relation avec moi pour participer à la révolution citoyenne. Nous sommes déjà un quelques-uns à avoir rejoint cette insurrection du sens et à travailler sérieusement sur ces questions et sur les moyens d’actions. Toutes les tendances politiques républicaines sont représentées au sein de ce groupe qui doit se constituer en parti politique dans les prochains mois.

Je souhaite que la société civile soit représentée par elle-même lors des prochaines élections présidentielles. Nous franchirons tous les obstacles : si nous avons ni le temps ni l’argent, nous avons l’intelligence et l’avantage du nombre. J’appelle dès a présent les honnêtes élus du peuple qui verrons dans cette initiative, une chance pour la France à nous apporter leur soutiens. Nous ne voulons pas des cinq cents parrainages d’élus nécessaires à une candidature présidentielle, nous en réclamons des milliers !

Ahmed Meguini

Rejoignez le projet #LaïcArt pour un Parti de la Société Civile
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Commentaires

  1. Irène Delse

    Ce que je crains, en faisant un parti politique, c’est qu’on soit rattrapés par la logique politique… Deux logiques, même :
    1) celle des médias, qui ont tendance à ignorer ou se moquer de ce qu’ils appellent les “micro-partis”;
    2) et puis la logique du fonctionnement d’un parti, qui oblige à chercher des alliances, donc à soutenir le système que nous critiquons…
    Bref, pour peser vraiment sur la démocratie, pourquoi ne pas rester un mouvement/association, faire des meetings, des rencontres, envoyer des communiqués de presse, etc., interpeller le monde politique (et les électeurs) d’en-dehors ?
    C’est du moins mon opinion, en temps que simple citoyenne et observatrice un peu désabusée.

    1. Ahmed Auteur du sujet

      On avait dit 3 solutions pour un problème et tu m’apportes deux problèmes sans solution. On essaie d’être constructif ?

    2. Ahmed Auteur du sujet

      Donne moi un exemple d’association qui a eu un impact sur ces questions ?

  2. Irène Delse

    Eh bien, les associations/mouvements anti-laïcité & anti-droits humains genre Manif Pour Tous ont un impact certain sur la société, hélas…

    1. Ahmed Auteur du sujet

      Ces associations ont de l’influence parce qu’elles ont créer une issue politique à leur mouvement. Et oui c’est plus facile de réunir du monde pour casser du pédé que pour défendre la laïcité.

  3. Irène Delse

    Plus sérieusement : je ne cherche pas à couper les cheveux en 4, là, mais c’est une vraie question : devenir un parti politique (donc entrer dans le système) ou mener des actions en étant une association ? Des actions qui peuvent cibler les partis eux-mêmes et/ou la société civile au sens large).

    1. Ahmed Auteur du sujet

      Et les associations ? Ce n’est pas le système ? Qui donne donne les subventions ? Face à la montée du FN on fait quoi, on va vendre des gâteaux sur les marchés pour financer une banderole ? Il faut faire pression sur la classe politique. Et il n’y a qu’une seule chose que les dirigeants redoutent vraiment : perdre une élection. Je ne veux pas du FN comme arbitre, il faut faire bouger les lignes.

  4. Irène Delse

    Trouver une issue politique : je vous ce que tu veux dire. Justement, comme exemple d’actions, on peut partir de cette idée de prestation de serment de la laïcité, faire de ça un programme politique et interpeller tous les partis pour qu’ils se positionnent à ce sujet. (Faire un communiqué de presse, une page Facebook, etc.) Bref injecter nos idées dans le débat politique, qu’on soit un parti ou non.
    C’est un exemple.

    1. Ahmed Auteur du sujet

      Interpeller les partis avec une page FB pour qu’ils cessent le clientélisme communautaire ? Ok on va faire un communiquer et injecter nos idées. On aura même peut-être une photo dans le journal avec un élu qui nous tape sur l’épaule.

  5. Irène Delse

    Je ne suis pas 100% contre l’idée de faire un parti, mais ne voir dans les associations que des trucs de kermesse scolaire, c’est un peu court. Act-Up, Greenpeace, ce sont des associations. Le Parti Pirate, qui voulait faire bouger la société sur le numérique, où est-il désormais en France ?
    Bref, c’est mon inquiétude. On n’est pas obligé d’être d’accord, mais réfléchissons-y.

    1. Ahmed Auteur du sujet

      Act-up et Greenpeace ont obtenu des victoires significatives dans un temps très long, nous n’avons pas ce temps.

  6. Paulette

    Des représentants de la société civile d’accord mais alors des civils employés du public , du privé, des chômeurs, des étudiants, des parents au foyer et des experts, des chercheurs. Voilà ce qu’il faut

  7. Paulette

    Première réflexion: La transmission générationnelle. Notre France est malade de ses jeunes et de ses vieux. Peu importe l’âge tout le monde a la rage. Le jeune a peur de l’avenir le vieux de mourir seul.
    Nous devons profondément réfléchir aux futur des générations. Je suis profondément convaincu que le lien et la communication sont rompus
    Légiférer sur le système des maisons de retraite
    Recréer le lien entre personnes âgées et enfants comme cela se fait déjà dans certaines villes lors de temps d échange maisons de retraite, crèches . En installant aussi ce système sur les écoles maternelle élémentaire etc.

  8. GLAISE

    la création de conseils citoyens dans les différentes instances électives peut êlle être un premier pas vers la fin de la professionnalisation de la classe politique ?

    1. Ahmed Auteur du sujet

      C’est une bonne idée, en faisant attention que ça ne devienne pas un “machin” de plus mais oui j’adhère à cette idée !

  9. Irène Delse

    J’adhère aussi aux conseils citoyens. Ça existe déjà un peu au niveau des municipalités, avec plus ou moins de succès (si les élus ne jouent pas le jeu, ça coince forcément). Mais le problème, c’est la mobilisation : peu de gens ont le temps de s’y consacrer, il faut l’avouer, et il y a aussi tous ceux qui n’osent pas y venir parce que ne se sentant pas “légitimes” ou compétents pour participer. Tous le monde n’est pas à l’aise en public, par exemple.

    Comme exemple concret de ce que nous pouvons faire : une campagne pour inciter les gens à participer aux conseils/comités citoyens partout où ils existent. Conseils de quartiers, syndicats, conseils d’établissement dans les lycées… “On ne décidera pas dans moi !”

    Ça n’empêche pas de préparer 2017, au contraire, ce serait le prolongement.

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