Je ne pardonnerai pas à cette gauche

Les seuls à pouvoir provoquer une colère qui rivalise avec celle qu’engendre chez moi les terroristes de Daesh sont les traîtres qui maquillent leur lâcheté en antiracisme. Cette même colère qui vous réveille la nuit, qui produit des scènes de violence dans mon esprit. J’ai eu a subir le vrai racisme celui qui burine le cœur et l’esprit pour le reste de votre vie. Je me suis battu, souvent bien seul, pour me faire admettre comme Français. J’ai servi mon pays comme Sapeur Pompier volontaire puis comme engagé volontaire de l’armée de terre et aujourd’hui ici, au sein du réseau LaïcArt. Entre ces engagements mes combats ont toujours été à gauche, cette gauche qui m’a soutenu quand j’ai été injustement arrêté, quand on m’a jeté en prison pour un délit que je n’avais pas commis et une partie de cette gauche voudrait me faire passer pour un islamophobe aujourd’hui ? Moi le fils d’immigrés algérien et marocain, né en France d’un père soudeur et d’une mère femme de ménage, c’est ce qui écrit sur mon acte de naissance, j’ai eu énormément de chemin à parcourir en navigant entre racisme et xénophobie bienveillante pour être le Français que je suis aujourd’hui. Ceux qui veulent m’ôter cela en me faisant passer pour un raciste islamophobe, comprenez que vous vous attaquez au combat d’une vie et que ce monde n’est pas assez grand pour pouvoir échapper à ma colère. Désolé ne pas être un Musulman fragile qui fait appel à votre pitié, à votre charité humanitaire, je suis un citoyen, un Français libre, je n’ai que ce que j’ai pris et pour me le reprendre, il faudra venir le chercher.

Je ne vous salue pas

Ahmed Meguini

Je vous écris pour vous dire à quel point vous me rendez fier

Malgré l’injustice, la violence aveugle, les assassins et leurs complices, ceux qui nous tuent et ceux qui pensent en tirer profit en nous invitant à renoncer, nous sommes toujours debout, toujours vaillants, et nous nous résistons à la peur, bien mieux que les conspirateurs, les acteurs terrés de la terreur. Je vous écris pour vous dire à quel point vous me rendez fier d’être de votre peuple. Tout n’est pas parfait non, mais cette humanité faite de faiblesses, de noblesse, d’erreurs, de compromis, de compromissions aussi, donne à chacun l’occasion de faire face à son destin et d’assumer la somme de ses actes pour seule vérité. Je vois autour de moi des femmes et des hommes éblouissants de grâce et d’élégance, virevoltant dans le tourment du mauvais vent avec assez de cœur, même déchiré, pour rester vulnérable à la morsure des loups, pour que d’autres cœurs épuisés par la tempête gardent un phare, un cap, un espoir, une promesse de rivage, de matin calme, la chaleur de l’amour sans conquête, celui des sœurs et des frères et des inconnus que l’on connaît depuis toujours et qui ne renoncent jamais.

Ahmed Meguini

Merci à la Brigade des Mères

Dimanche 17 avril à 14h nous fêterons la Fraternité au Parc de la Poudrerie à Sevran.

  • La fête débutera par un lâché de ballon et une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme à travers le monde
  • Un groupe de musique Kabyle se produira
  • Un pique-nique Républicain et un verre l’amitié sera précédé d’un discours de Nadia Rémadna
  • Un chapiteau est prévu en cas de pluie.

Merci à la Brigade des Mères

Reconquérir notre pouvoir

L’État c’est nous, en théorie, alors qu’en pratique la machine est composée de politiques professionnels, qui souvent n’on jamais eu à affronter un entretien d’embauche, une file d’attente Pôle Emploi ou un banquier qui vous fait la leçon, comme si vous étiez un enfant et qui s’étonne que vous ne puissiez pas épargnez avec vos 1100 euros mensuels. L’État c’est aussi un club de fonctionnaires qui ne connaît pas les affres de la précarité. Nous sommes gouvernés par des personnes qui doivent faire un effort d’imagination pour envisager nos difficultés, des personnes obligées de commander des sondages pour savoir ce qui se passe dans le monde réel. Ces personnes ont souvent peur de nous, parce qu’elles ne nous connaissent pas et qu’elles fantasment notre colère qu’elles savent légitime. Ils nous invitent à vivre dans des quartiers où ils ne supportent pas de passer plus de quelques heures, même en campagne électorale, à accepter une précarité en dépit des efforts et du travail fournis, quand ils ont la sécurité de l’emploi en dépit du travail fourni.

Nous sommes une majorité de Français à accepter d’être pris pour des imbéciles par des idiots.

Notre République s’est fondée au prix du sang et aux cris d’ « À bas tous les privilèges » et pourtant d’autres pays ont coupé moins de têtes et commis moins d’injustices pour un meilleur résultat aujourd’hui. Nous avons le devoir d’abolir la caste des gouvernants qui se transmettent le pouvoir de génération en génération comme si la République appartenait à leur patrimoine familial. Nous devons mettre à bas la technostructure qui pilote notre pays sans avoir de vue sur le chemin, en s’appuyant sur des outils de navigations défaillants, en virant de bord au gré du vent. Nous appelons « démocratie » le fait d’élire des femmes et des hommes qui ne réalisent jamais leurs promesses, et nous acceptons cet abus de langage au seul motif qu’ils sont interchangeables tous les cinq ans. Nous devons reconquérir notre pouvoir, seule la pluralité telle qu’elle existe dans la société sera capable d’audace, nous ne pouvons plus continuer à être gouvernés par des citoyens qui ont peur de leurs concitoyens.

Ahmed Meguini

Notre génération a été volée de tout

La patrie, c’est le pays où on s’est dressé sur ses jambes pour la première fois, le pays c’est la langue dans laquelle on rêve, les trottoirs où on s’est écorché les genoux, le lieu où sont ensevelis les souvenirs douloureux, ces jardins où nos rires d’enfants résonnent à jamais. J’ai appris à marcher à Ferney-Voltaire, une ville qui par gratitude pour son illustre bienfaiteur, qui a eu le privilège de l’avoir à demeure, décidait de lui associer son nom. En asséchant les marais, nid des pires maladies, en construisant des dispensaires et en nourrissant une population malade et affaiblie, Voltaire arrachait Ferney aux ténèbres avant d’en extraire le reste de l’humanité, en lui offrant la liberté de penser, de croire en un Dieu sans être inféodé à ses représentants autoproclamés. J’allais à l’école Florian du nom de son neveu et comme tous les enfants, j’allais visiter son château, juste à côté du cimetière, là où repose aujourd’hui mon père Abdel Ouahab Meguini. Il y a un autre point commun entre mon père analphabète et Voltaire, l’homme de lettres : il s’est battu pour faire triompher une certaine idée de la France, avec noblesse et grandeur, sans jamais connaître ni gratitude ni honneur ; pire, sans ses protecteurs, la France avait choisi de l’envoyer vers une mort certaine. Quelques officiers, contre l’avis de Paris, avaient réussi à sauver une poignée de Harki, de frères d’armes. Mon père n’a jamais rien demandé, il est toujours resté fidèle à la France, il n’a jamais été amer, il acceptait son destin. Quand il est arrivé en France, il n’avait que son engagement dans l’armée pour document. Il n’était plus « Français musulman d’Algérie » et pas encore citoyen. Avec son lieutenant, il était logé dans l’arrière-boutique d’une banque privée parisienne, la banque Wormser qu’il ne quittait que pour acheter de la nourriture. Parfois le soir, les deux hommes étaient invités à dîner chez des officiers où ils racontaient leurs exploits de guerre, puis à la fin du repas, l’un des officiers ôtait son képi pour y déposer quelques billets et le faisait tourner autour de la table pour offrir à ces soldats, abandonnés par la politique, de quoi manger et rester propres. Je porte en moi cette histoire, cette méfiance, cette lucidité sur le monde politique. Comme mon père j’ai été militaire, moins longtemps mais suffisamment pour être définitivement inadapté au monde civil, un monde où l’honneur, la bravoure et le sens du devoir sont l’exception, quand la bassesse, le mensonge et la trahison sont là règle. Voilà ce dont souffre votre jeunesse qui n’a pas eu la chance de connaître un autre monde et qui a bien du mal à nommer son mal. Aujourd’hui devenir un adulte raisonnable, c’est être un traître à ses valeurs, à son éducation, au genre humain, ces tensions qui nous traversent nous rendent malades. Notre génération a été volée de tout, rien de ce que nous avons appris pour devenir des bonnes personnes n’est vrai. J’ai été élevé dans un monde qui m’a demandé d’accepter des règles pour le bien commun, or ces règles la machine n’a pas arrêté de les changer et si on peut toujours se soumettre à des règles, rien n’est prévu dans ma nature d’être humain pour admettre l’arbitraire. À ma puberté on m’a parlé du SIDA, quand j’ai eu l’âge de travailler on m’a expliqué le chômage et quand j’ai trouvé du travail, on a reculé sans cesse la possibilité d’une retraite. Si certains d’entre nous sont devenus des monstres, ils le doivent à la monstruosité du monde dont ils ont hérité de leur aînés, ils sont le prix à payer et, éternelle cocue, c’est encore ma génération qui paye.

Ahmed Meguini

Fête de la Fraternité le 17 avril à 12h30 parc de la Poudrerie à Sevran

Dimanche 17 avril à 14h nous fêterons la Fraternité au Parc de la Poudrerie à Sevran.

  • La fête débutera par un lâché de ballon et une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme à travers le monde
  • Un groupe de musique Kabyle se produira
  • Un pique-nique Républicain et un verre l’amitié sera précédé d’un discours de Nadia Rémadna
  • Un chapiteau est prévu en cas de pluie.

Venez fêter la fraternité et soutenir Nadia Remdna

Aujourd’hui nous étions une petite délégation, à venir d’un peu partout en Île de France pour soutenir et apporter un peu de réconfort à Nadia Remadna, après les menaces qu’elle a reçues. Je crois pouvoir dire au nom de ce petit groupe informel que c’est Nadia qui nous apporté énormément de réconfort. L’énergie fascinante d’une femme admirable de courage, de ténacité et de sa bienveillance exigeante, une femme, une militante et malgré les désillusions la lionne du 9-3 se bat pour la République avec plus d’ardeur que l’ensemble de notre classe politique et plus de vaillance qu’une division de cavalerie. Là voilà menacée aujourd’hui, comme tant de nos amis avant elle et soyons en certains, encore beaucoup suivrons parce que nous taire n’est pas une option. Nous ne pouvons pas céder face aux menaces. « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament » écrivait René Char ; celui dont je vous parle nous accable et, comme vous, j’ai encore du mal à croire que nous avons à défendre la République au péril de nos vies.

Célébrons la fraternité le dimanche 17 avril à 14h au parc de la Poudrerie à Sevran

Ahmed Meguini

Sevran invite Paris à célébrer la fraternité

Il est urgent de réinvestir les territoires abandonnés à l’islamisme. Nous ne résoudrons pas cette crise par des incantations lancées depuis notre confort douillet de Parisien. Ils sont nombreux dans les quartiers à avoir perdu tout espoir.

On n’en a plus rien eu à foutre de la banlieue, comme de la ruralité par ailleurs.

J’ai le souvenir d’une manifestation contre le CPE où des jeunes de banlieue étaient venus rançonner un cortège parisien sur le boulevard des Invalides. Ils volaient des téléphones portables et des caméscopes comme on enlève une sucette à un bébé. Quand l’un des manifestants a résisté, il a pris des coups, alors seulement j’ai décidé d’intervenir. En m’interposant j’ai dit : « On est dans le même bateau, dans cette manifestation on se bat aussi pour vous ». Là un jeune garçon d’une quinzaine d’années m’a lourdement giflé juste avant de me répondre : « Mais vous, quand vous en aurez fini avec vos manif de merde, vous n’en aurez plus rien à foutre de nous, comme d’habitude ». La joue encore brûlante, je l’ai regardé partir avec la caméra qu’il venait d’arracher, il avait raison, non d’avoir volé cette caméra, mais oui, une fois les mouvements anti CPE qui suivaient de quelques semaines les émeutes des banlieues de 2005 terminés, on n’en a plus rien eu à foutre de la banlieue, comme de la ruralité par ailleurs. Non, Paris n’est plus à la hauteur. J’étais présent dans la cité du Chêne Pointu, dans cet épicentre des émeutes qui emportait dans les flammes le bien commun, l’expression réelle de notre société : bus, gymnase, école et une génération entière dont certains n’allaient pas tarder à prendre les armes contre leurs propres frères.

Il nous appartient aujourd’hui de mettre fin à cet entre-soi
qui contribua grandement à l’avènement de la guerre de tous contre tous

Une guerre perdue avant même d’avoir éclaté. Il nous appartient à présent de gagner la paix. L’histoire nous a démontré que notre peuple peut se noyer dans le déni : le gouvernement de Vichy, les opérations dites de maintien de l’ordre en Algérie ou encore aujourd’hui la montée du Front National et l’enracinement de l’Islam politique en France. Dans un éclair de lucidité, nous pourrions être capables d’admettre que dès lors que des Français tuent d’autres Français, au nom d’une religion, contre la laïcité, nous sommes en état de guerre civile. Alors plus que jamais, faisons vivre l’esprit de la laïcité, ciment de la paix et de la fraternité, là où son absence se fait le plus durement sentir, là où les femmes en choisissant leurs vêtements prennent en compte le diktat d’une religion qui parfois n’est pas la leur, en évitant la jupe trop courte ou le décolleté trop plongeant, la voilà la réalité imperceptible depuis les lieux de palabre bourgeois de la capitale.

Avec Nadia Rémadna nous avons décidé d’inviter Paris à fêter la fraternité au Parc de la Poudrerie de Sevran le 17 avril à 14h. Nous appelons toutes les organisations de défense de la laïcité à nous rejoindre là où elles nous font défaut, dans cet autre pays qu’on appelle abusivement la République française où des fous de l’argent facile se dispute le pouvoir avec les fous de Dieu quand ils ne choisissent pas de s’unir contre la République et ses défenseurs.

Ahmed Meguini

Il faut tout reconstruire : sommes-nous prêts ?

Le grand frère des aînés, de ceux accablés d’être arrivés les premiers, un homme fait de tous les hommes, un citoyen qui a su garder le cœur de l’agneau et l’œil du berger. J’avais 25 ans quand je l’ai rencontré, il est instantanément devenu mon Amérique, mon nouveau monde, dans ses costumes à rayures il m’accueillait dans son jardin d’enfants pour grand, son aire de jeu du je, son agence d’archi, sa clinique de la ville où l’idée que le « un » peut beaucoup se mêle à l’infinie tendresse d’un homme au sommet de son art, pour un pays et son histoire, enraciné en lui-même, il habite les textes sacré des révolutionnaires, il est le lieu, il est le lien. De cette relation symbiotique à la France est née la jeunesse éternelle, la possibilité pour un corps de vieillir sans que jamais l’être ne renonce, sans sacrifice, toujours dans la joie, l’allégresse de l’instant et de ses merveilleuses opportunités. Un voyageur qui sillonne un monde en mutation et qui s’arrête ici et là, pour pousser des murs, ouvrir des fenêtres, fendre des bâtiments sur la ville pour libérer des habitants emmurés. Partout où on lui demanda, l’urbaniste prophétisa et l’architecte réalisa. Roland Castro est venu au monde en tant que citoyen déclassé, habillé par les autorités d’occupation de sa seule judaïté, ce futur grand Français fut trahi par décret avant d’avoir appris à marcher. C’est cette trahison originelle qui fait du fils de harki que je suis son frère jumeau, plus jeune de quelques secondes. L’amour éprouvé, celui des profondeurs et des sommets ne naît-il pas qu’après la blessure de l’abandon. Les cœurs maudits à ne jamais connaître la haine sont condamnés au bagne de l’invention, de la création, perpétuellement déportés vers l’horizon, un cœur si vaste, comme dans la chanson, qu’on y entre sans frapper, qu’on y entre sans raison.

« Il faut tout reconstruire » est un peu plus qu’une déclaration d’amour à la France, c’est un plan de sortie post-apocalyptique, la seule question qui se pose aujourd’hui est : combien de temps encore resterons-nous fascinés par le spectacle de notre propre défaite ? Parce que quand nous serons prêts, nous proclamerons la déclaration universelle des devoirs humains et du citoyen, nous abolirons l’ENA et les lieux de reproduction consanguine des élites. Nous mettrons à bas la technostructure, nous rétablirons l’amateurisme en politique, le vrai, celui des citoyens qui ont un vrai métier et qui le temps venu retourneront à leur charrue. Le temps venu nous créerons un Sénat philosophique chargé de travailler dans le temps long sur questions complexes telles que la bioéthique, pouvoir travailler sur des thèmes importants tel que la fin de vie sans être pris par l’immédiat d’une opinion volatile, produire une réflexion politique hors agenda électoral. Soustraire au marché l’éducation, l’eau, la santé, créer une agence publique du médicament. L’instauration d’un service civique garçon/fille obligatoire dès 18 ans ou encore une prestation de serment de laïcité dès sa majorité. Des propositions qui nous conduisent chacune vers plus de lien, plus de sens : mettre fin à nos relations diplomatiques avec les monarchies pétrolières, interdiction des Frères musulmans et de toutes les organisations sectaire de l’Islam politique telles que le Wahhâbisme et le Salafisme.

Il faut tout reconstruire est également un constat lucide sur plus de 30 ans de clientélisme et d’électoralisme, de toutes ces dérives qui nous conduisent aujourd’hui à une impasse sans précédent dans notre histoire. Des années 60 à aujourd’hui en passant par la marche des beurs, le mitterrandisme, les émeutes en banlieue, et Daech à présent. Pour autant ce livre n’est pas pessimiste, il nous ouvre la voie. Sommes-nous prêts ?

Ahmed Meguini

Menaces sur Nadia Remadna, Sevran est devenu un Khalifa à 40 minutes de Paris

« Tu aides les mécréants », une voix anonyme menaçait hier soir Nadia Remadna, présidente de la Brigade des Mères, menace sur ses enfants aussi « On sait où tes gosses vont à l’école » ou plus grave cette menace de viol à peine voilée « Ta fille est très belle » avant de terminer par un étrange « On va t’envoyer des vraies mères musulmanes », cette dernière menace a été exécutée ce matin. En partant pour son travail, Nadia a été prise à parti en bas de chez elle par un groupe de femmes voilées brandissant des pancartes « On veut de mosquée pas des écoles », elles répondaient au message de Nadia au 20h de TF1 qui elle disait « On veut plus d’écoles pas des mosquées ». Nadia Remadna n’est pas en sécurité parce qu’elle dénonce l’islamisme. Où sont les belles voix toujours si promptes à dénoncer l’islamophobie quand une Française de confession musulmane se voit menacer avec sa famille par des salafistes ? Où sont les islamo-gauchistes toujours prêts à défendre la Musulmane voilée quand celles qui ne le sont pas subissent des pressions pour adopter les rites de l’islam radical.

Aujourd’hui Nadia Remadna défend la République et la laïcité au péril de sa vie et contre une partie de la gauche, abandonnée par une municipalité démissionnaire, et des politiques incapables d’assurer notre sécurité.

Sevran est une ville tombée entre les mains des islamistes, Sevran est devenu un Khalifa à 40 minutes de Paris. Partout l’islam radical s’est substitué à la République dans cette ville, je le redis, et je pèse mes mots : la ville de Sevran est un territoire annexé par l’islamisme, un territoire où des Français qui choisissent de ne pas se soumettre à ces nouveaux maîtres se mettent gravement en péril.

Ahmed Meguini

Soutenez LaïcArt : commandez vos crayons «Nous sommes la France»

 

20% des recettes seront reversés au Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI). Nous vous proposons un lot de 3 crayons à papier avec la mention « Nous sommes la France » pour 5 €. Cet argent doit nous aider à organiser « la Fête de la Fraternité ». Nous organisons également un évènement autour de la laïcité qui doit réunir les membres de LaïcArt de toute la France le 8 mai prochain à Lyon. Enfin, LaïcArt veut se doter de moyens pour promouvoir les acteurs du combat pour la laïcité et venir en aide aux lanceurs d’alerte qui dénoncent le clientélisme communautaire. Nous lancerons prochainement une campagne pour encourager et protéger les lanceurs d’alertes de la laïcité.

 

Ahmed Meguini

“Monsieur le Président, je vous écris pour vous faire part de mon sentiment d’humiliation”

Paris le 6 mars 2016,
Monsieur le Président de la République,

Je vous écris pour vous faire part de mon sentiment d’humiliation face à ce que je considère comme une trahison. Je vous ai adressé un courrier il y a un an, le 25 mars 2015, pour vous alerter sur le sort de centaines de libres penseurs et d’athées, suppliciés, condamnés au fouet, à mort, ou sommairement exécutés dans des pays considérés à tort comme des alliés. Vous m’aviez alors répondu par l’intermédiaire de votre chef de cabinet en ces termes hautement républicains : « Soyez certain de la détermination du Chef de l’Etat à combattre la barbarie et l’obscurantisme et à défendre, en France et partout dans le monde, les valeurs d’égalité, de progrès et de pluralisme ».

Hier j’apprends par l’agence officielle de presse saoudienne que vous avez remis la légion d’honneur au prince héritier Mohammed bin Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur. Monsieur le Président de la République, vous venez de détruire définitivement le symbole que représente la légion d’honneur en la remettant à un homme, qui par sa fonction, est directement responsable de 153 décapitations, de centaines d’amputations, de dizaines de milliers de coups de fouet.

Monsieur le Président de la République, je vous demande de rendre compte en donnant des explications sur cette impardonnable faute politique, qui n’est rien d’autre qu’une trahison de l’héritage républicain et universaliste de la France. Vous avez gravement porté atteinte à des symboles qui ne vous appartiennent pas.

Salutations républicaines,

Citoyen Ahmed Meguini

Quand la politique de la paix sociale s’associe à la politique de l’islam radical : bonjour les dégâts !

Sevran, le 3 mars 2016

Lettre ouverte à Monsieur Stéphane Gatignon, Maire de Sevran,

Lettre ouverte à tous les Maires de France,

Nous, parents dans le chagrin à la suite du décès de l‘un de nos enfants en Syrie (Quentin Félix, 23 ans), indignés par votre immobilisme, nous publions cette lettre ouverte, qui exige que vous fassiez face à vos responsabilités de premier magistrat de la ville de Sevran.

Aujourd’hui l’heure est grave pour les Sevranais et leurs enfants : la radicalisation fait recette. L’un des « recruteurs-rabatteurs-endoctrineurs » a été arrêté, tandis que d’autres sévissent encore. Dans le quartier d’où cet homme est originaire, il est question d’importantes transactions financières pour chaque tête recrutée. Cet individu serait à l’origine de 10 à 15 départs pour la Syrie. Ces faits mettent en évidence la traite humaine (qui est considérée comme « crime contre l’humanité » par les Nations Unies, l’Europe et les pays occidentaux de manière générale) à des fins de bombes humaines. C’est un business. Il n’y a rien de spirituel dans ce commerce. Et c’est pourtant sur le spirituel qu’il est adossé.
Malgré nos informations de nombreuses interrogations subsistent :

Comment ce « recruteur-rabatteur-endoctrineur » a t-il pu bénéficier d’un « emploi d’avenir », comme conseiller principal d’éducation (CPE), par l’intermédiaire de la ville, dans le collège Georges Brassens de Sevran ?
La non-reconduction de son contrat, n’est-elle pas subséquente au délit de prosélytisme religieux au sein de l’établissement scolaire laïc en direction des collégiens, courant 2015 ? Ou bien encore, n’aurait-il pas été licencié pour cette raison ?
Pourquoi n’y a t-il pas une enquête administrative qui fasse la lumière sur ses deux points ? Cette situation, ne porte-t-elle pas atteinte à la crédibilité de nos institutions éducatives et locales ?
À notre connaissance, aucun élu n’a prévenu, dénoncé ou ne s’est insurgé contre cette intrusion du religieux à des fins hautement économiques dans notre école de la république, et c’est à se demander ce que font ceux de votre majorité. Cet immobilisme est un manquement grave aux obligations qui relèvent d’un mandat électif. C’est aussi une honte.
Ce « recruteur-rabatteur-endoctrineur » de Sevran est incarcéré depuis le 2 novembre 2015. Il a fait partie des croyants assidus et bien affiliés de la mosquée des Radars à la mouvance salafiste-wahhabite. Selon de nombreux jeunes musulmans, elle était peu recommandable pour ses pratiques sectaires. Elle fera l’objet d’une perquisition administrative musclé juste après les attentats du 13 novembre 2015. N’était-ce pas déjà trop tard pour cette intervention ?

Je veux par cette lettre attirer l’attention des citoyens sur un certain nombre de fait et d’attitudes, en particulier la vôtre, monsieur le maire de la commune de Sevran.

Manquements aux devoirs de vigilance et de compassion

À Sevran vos concitoyens ont peur de parler des départs de jeunes gens pour cause des représailles éventuelles, mais la succession des annonces de décès de nos enfants délie peu à peu les langues. C’est ainsi que nous avons pu apprendre que notre fils fréquentait ce lieu. Si les enquêteurs n’ont rien trouvé de répréhensible à l’encontre des dignitaires de cette mosquée pour le moment, il y a de curieuses coïncidences : le responsable de cette mosquée a un commerce, ayant pignon sur rue au quartier de Rougemont, là ou un jeune de 22 ans, qui exerçait la fonction de gardien d’immeuble pour les bailleurs sociaux, est décédé en mars 2015 en Syrie. C’est aussi dans ce même quartier qu’un jeune d’à peine 18 ans a échappé de justesse au voyage pour l’enfer en raison de la péremption de ses papiers d’identité, ce qui l’a empêché de prendre l’avion. Le saviez-vous ?

Cette mosquée des Radars fait partie de ces lieux de culte où la frontière entre le salafisme, le wahhabisme et l’islamisme radical semble difficile à déterminer. Comment peut-on expliquer que ces mêmes associations salafistes- wahhabites parviennent à exercer leur influence auprès des élus de la majorité à Sevran au nom de la paix sociale ? Nous avons espoir que les Sevranais pourront enfin parler librement de ces dérives non compatibles avec nos institutions laïques sans être intimidés, voire menacés.
Nous souhaitons qu’une enquête policière et administrative mette la lumière sur ces pratiques anormales, scandaleuses et gravissimes au sein des institutions locales.

Face à cette montée de l’intégrisme, qui n’est pas récente, face à ce dévoiement de nos jeunes à des fins mercenaires, quelle sera votre nouvelle déclaration médiatique fracassante ? Vous nous avez habitués à tellement d’effets de manche…
Le responsable de cette mosquée des Radars connaissait notre fils, tout comme les autres responsables des associations musulmanes de Sevran qui l’ont reconnu sur une photo, le jour où sa mère s’est invitée pour intervenir au colloque que vous avez organisé en juin 2015. Le thème en était : « Faut-il avoir peur de l’islam ? » Il s’est déroulé en présence des élus, de nombreux responsables d’associations et du Préfet de la République. Ce jour-là, nombreux ont été ceux qui ont salué le courage de la mère de Quentin après son intervention.

De votre côté, vous n’êtes pas venus nous saluer le jour de ce colloque, alors que vous connaissiez notre drame familial. Que devons-nous en penser ? De surcroît, nous apprenons le 3 février 2016, la mort d’un autre jeune d’une vingtaine d’années demeurant aux Beaudottes, ce qui porte officiellement à cinq le nombre de jeunes morts en Syrie (en plus de notre fils et d’un jeune parti avec lui, un gardien d’immeuble de 22 ans dans le quartier de Rougemont, un jeune de 24 ans de la Cité Basse). Leurs particularités sont aisément identifiables : c’étaient des Sevranais de moins de 25 ans, de profils et classes sociales certes différents, et joueurs de football pour la plupart.

Au conseil municipal du 15 février 2016, vous avez été interpellé par un élu au sujet du deuil qui frappe une nouvelle famille sevranaise ; ce décès a fait suite à l’embrigadement de leur fils (il s’agissait de Quentin et sa mère était présente). Vous n’avez même pas eu eu un mot de compassion pour cette famille, vous sous êtes simplement contenté de dire que vous étiez pris de court.
Au cours de votre intervention avec votre premier adjoint, n’avez-vous pas prétendu faire de la prévention contre la radicalisation en assistant à des colloques et conférences à Aubervilliers ? Est-ce là votre seule action concrète depuis avril 2014 à Sevran ? Que faites-vous pour la sécurité de concitoyens dont vous avez la charge à Sevran ?

Reprenons, si vous le voulez bien, le fil de notre propre action.
En février 2015, après moult relances, vous aviez fini par nous recevoir. Vous vous êtes alors engagé auprès de nous à transmettre notre demande d’entrevue à cet imam « très ouvert d’esprit », selon vous. En juin 2015, nous avons réitéré cette demande par l’intermédiaire du responsable associatif de la construction d’une future grande mosquée à Sevran. Aucune réponse ! Quelle opinion avoir de ces associations salafistes-wahhabites et de l’imam de Sevran, qui ne daignent pas rencontrer notre famille touchée par la radicalisation ? Ces attitudes ne sont-elles pas pour le moins ambiguës ?

Dimanche 31 janvier 2016, nous avons rendu un dernier hommage à notre fils Quentin à l’Église Saint Martin de Sevran où plus de 300 personnes étaient présentes. Parmi eux, plus de 50 jeunes de sa génération issus de nombreux quartiers de Sevran, des communes des alentours, des clubs de football, du lycée, de l’université… Ils nous ont tous dit : ce malheur, qui a touché Quentin, aurait pu être évité avec un peu de prévention.

Aujourd’hui, plus que jamais, les chiffres que nous vous avons rappelés évoluent de manière exponentielle que vous le vouliez ou pas ! Comme vous le savez, nous vivons dans une zone pavillonnaire. Notre fils n’était pas un délinquant. Il n’a manqué de rien affectivement (nous n’avons jamais été en conflit ou rupture), financièrement ou matériellement. Jusqu’à son départ, il résidait dans notre foyer.

Il a bénéficié pendant toute son enfance de l’amour

de toute sa famille paternelle et maternelle, avec qui il partageait des valeurs humaines d’entre-aide. Il a fait un parcours scolaire sans faute dans des écoles réputées de notre département : à l’école Sainte Agnès de Sevran, au collège et lycée de l’Espérance à Aulnay où il a obtenu son BAC « S » (option Math) du 1er coup, une des grandes filières d’excellence de l’éducation.
Combien de victimes faut-il encore pour que vous preniez enfin en charge ce fléau afin de proposer une solution durable au problème de la radicalisation de l’islam dans notre commune, et au recrutement insensé de nos jeunes, au nom des valeurs humaines, citoyennes et républicaines que vous êtes censés représenter et défendre ?

En ce qui concerne la radicalisation qui sévit à Sevran, nous vous avons écrit il y a un an pour voir avec vous les moyens simples et non coûteux pour la collectivité, comme la diffusion massive du N° Vert Stop Djihad : 0800 005 696 (dispositif exploitable avec l’aide des préfectures depuis avril 2014), à mettre en place dans le cadre de la prévention pour arrêter cette hémorragie des départs pour l’État islamique (Daech). Une réalité demeure, notre fils est parti en septembre 2014 soit 5 mois après le début de la campagne de prévention du gouvernement que vous auriez dû relayer au titre de la sécurité. N’avez-vous pas failli aux obligations liées à votre fonction ? Quentin serait-il parti si vous aviez diffusé ce N° vert en avril 2014 ? Cette question reste entière. Néanmoins, une anecdote sinistre illustre cette défaillance.

De nombreux jeunes se sont vantés dans les cités de connaître Quentin. Ils manifestaient leur admiration quant à son courage d’être parti en Syrie : « …. il est parti “CHERCHER LA LIFE” en Syrie… respect mon gars, il a des couilles ! » Cela en dit long sur leur état d’esprit et leur manque de discernement concernant la gravité du sujet alors qu’il est question de vie ou de mort ! Visiblement, un travail éducatif de terrain manque dans la ville.

À Sevran, chacun est au courant de la fin tragique de notre fils et de notre malheur. Vous êtes le seul, avec les élus de votre majorité, à ne pas nous avoir adressé de condoléances. Pourtant, notre fils Quentin a fait campagne pour vous dans les quartiers de la ville lors des dernières élections législatives ! D’origine haïtienne, et installé en France depuis de nombreuses années, je ne peux m’empêcher de me rappeler cette parole du sinistre docteur François Duvalier (alias Papa Doc) en Haïti et qui éliminait régulièrement ses compagnons de route : « La reconnaissance est une lâcheté ».

Ce relâchement compassionnel a son pendant médiatique, il faut le souligner.

Contrairement à vos affirmations sur le plateau de l’émission C dans l’Air en présence de votre homologue le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, la radicalisation n’est pas « anecdotique », ce n’est pas un épiphénomène qui se mesure marginalement. D’ailleurs, les chiffres sont révélateurs du syndrome en pleine expansion : la radicalisation touchait 4015 cas au mois de mars 2015, aujourd’hui 8 250 cas sont recensés officiellement (sources officielles du 3 février 2016).
Un article du Figaro du 2 février 2016 dévoile que si la contagion a gagné tout le pays, Paris, l’Île-de-France et le Sud-Est comptent le plus grand nombre de cas recensés. Parmi les plus de 8000 personnes recensées radicalisées en France depuis 1 an, près de 40 % sont des « convertis » comme notre fils. 95 % des jeunes se radicalisent par un contact proche et non uniquement sur la toile du net.
Il faut bien qu’une araignée tisse sa toile pour que des jeunes de plus en plus nombreux se retrouvent pris dans les mailles du filet, ce qui va les conduire à une mort certaine.

En ce qui concerne notre fils, il s’est converti à Sevran, où il fréquentait entre autres la mosquée des Radars ainsi que des associations de jeunes musulmans qualifiées de salafistes, qui ne se sont pas inquiétées de le voir se radicaliser et pour cause ! N’y a t-il pas déjà là, non-assistance à personne en danger ?

La rencontre avec un ou plusieurs « rabatteurs-recruteurs-endoctrineurs » a sans aucun doute été déterminante dans le tournant tragique de son destin. Lui est mort. Eux courent et sévissent toujours dans la commune.

Lorsque, sur le plateau de cette émission télévisée, vous prétendez connaître ces jeunes radicalisés et assurez que ce phénomène est « très marginal », vos propos ont révélé, à la France entière, votre attitude désinvolte à l’égard de nos enfants partis en Syrie.

Mesurez-vous vraiment les enjeux définis par ce drame qui atteint individuellement, socialement, juridiquement chaque famille touchée ?
La Réponse est assurément NON et votre homologue Xavier Lemoine, maire de commune lui aussi à dû vous reprendre à ce sujet.

Ne vous sentez-vous pas concerné ? Vous êtes pourtant père de famille. Alors, pourquoi autant de mépris vis-à-vis des parents que nous sommes, nous qui essayons seulement de mettre en garde contre ces catastrophes humaines qui détruisent nos valeurs de famille (le pilier de notre société), notre savoir-vivre et faire ensemble, notre culture, notre société, notre pays, notre République française et laïque. Face à un tel fléau, il convient d’adopter une posture rationnelle, sans outrecuidance. Vous le savez, nous le savons tous, cette radicalisation, qui est le terrain qui prépare le départ de nos jeunes vers les champs de morts, se propage sur un terrain psychologique, social et économique affaibli. Dénoncer, étudier, expliquer et interpréter ce phénomène gravissime de radicalisation n’équivaut pas à excuser le terrorisme.

Etudier, analyser, c’est prendre une démarche scientifique pour prévenir et mettre en lumière des facteurs de risque et de propagation.
Comprendre ces facteurs sociologiques, psychologiques, comportementaux…, c’est le premier pas vers le montage de solutions. Expliquer, c’est faire de l’investigation et ça peut permettre d’éviter ces pièges qui consistent à avoir une analyse simpliste. Enfin, c’est agir et prévenir contre la plupart de ces maux de société qui nous détruisent et nos institutions. Il faut que nous affermissions nos positions, sous peine de prêter le flanc.

Manquement au devoir d’élu

Vous vous présentez comme une personne athée. Cependant, vous n’hésitez pas à apporter votre plus grand soutien à certaines associations de Sevran relevant pourtant de la mouvance salafiste-wahhabite. Toute la presse parle de ces mouvances, qui pour la plupart ne font pas de différence entre tradition et radicalisation, ce qui les rend incontrôlables dans leurs rapports aux valeurs de la République. Ces associations radicales engendrent partout en France et ailleurs les mêmes ravages, (notamment en Belgique) et ce depuis longtemps. La communauté musulmane en est la première victime. Mais elle aussi doit dire son refus d’être ainsi prise en otage par ces dérives qui la stigmatisent.

En voici un exemple, particulièrement délétère : à Sevran, un tract a été distribué librement et apparemment impunément sur le marché. Sur fond de carte de la France coloriée en bleu-blanc-rouge, un sens interdit barre une urne censée recueillir les bulletins de vote. Voici ce qu’on peut y lire en lettres capitales, blanches sur fond rouge : « PRESERVE TA FOI ! NE VOTE PAS ! LA FITNA (associer à ALLAH qui que ce soit) EST PLUS GRAVE QUE LE MEURTRE » (Sourate 2 V217). En plus petits caractères, certains ressortant en rouge et en gras (nous les avons soulignés), voici ce qui est précisé : « Préserver sa foi (en s’abstenant de voter), ne veut pas dire “ne rien faire”. Préserver sa foi, c’est “faire quelque chose”, c’est rechercher l’agrément d’Allah. Voila le début de tout un programme politique. Ni urnes, ni politiciens : œuvrons par et pour l’islam et plaçons notre confiance en Allah ».

Indépendamment de tout contexte d’état d’urgence, comment se fait-il qu’un tel document ait pu et/ou puisse encore circuler ? Ce type de propagande écrite devrait être dénoncé, interdit et sévèrement réprimé. Notre arsenal juridique et réglementaire devrait pouvoir y suffire sans qu’il soit besoin de prendre des mesures autoritaires échappant à tout contrôle. Si on pousse le raisonnement jusqu’au bout, tuer serait moins grave que voter. Donc tuer quelqu’un(e) qui a voté ou qui veut le faire serait presque autorisé par une loi supérieure, présentée comme une autorité supposée “divine”. C’est scandaleux dans un pays fondé sur des principes de laïcité.
Car cette incitation à l’abstention est une déclaration de guerre faite à la ville dans une logique communautariste contraire à nos lois fondamentales. De ce fait, ces radicaux montrent leur manque total de respect à l’égard de la collectivité locale qui les accueille, les soigne, accorde une éducation gratuite

pour leurs enfants et leur permet d’obtenir, et pour certains membres individuellement, un logement à loyer modéré… voire un CDI… Distribuer un tel tract est également scandaleux par le fait qu’il coupe les musulmans de Sevran – et d’ailleurs – de ce lien choisi à la République, en les renvoyant dans un néant civique dont on mesure, de par le monde, les dégâts.
Votre statut de premier magistrat de la ville aurait dû vous imposer le dépôt d’une plainte auprès du procureur de la République contre ces mouvances radicales extrémistes qui veulent nous soumettre. En guise de réponse, le jour où vous nous aviez reçus, vous nous aviez affirmé que ce phénomène était bien connu à Sevran, qu’il était marginal pour ne pas dire insignifiant. Pourtant ce sont ces mêmes radicaux qui nous ont enlevé, sans doute contre rémunération, notre enfant, pour l’envoyer en Syrie, où il a trouvé la mort, je me dois pour sa mémoire de vous le rappeler.
Enfin, et vous le savez, un foyer de rabatteurs-recruteurs-endoctrineurs continue à opérer, dans le quartier de Rougemont, et les auteurs n’en sont même pas inquiétés. Plus de 100 départs effectifs sont évoqués entre Sevran, Aulnay, Tremblay et Villepinte. Si vous imaginez tous ces jeunes qui partent et qui ne reviendront jamais (certains ont l’âge de vos enfants), avez-vous de la considération et de l’empathie pour eux dont les destins sont broyés, ainsi que pour leurs familles ? Doit-on attendre qu’il vous arrive pareil malheur ou encore à l’un de vos proches, pour qu’enfin vous preniez pleinement conscience de ce drame humain, familial et social ?

Vos intérêts se limitent-ils à des préoccupations électorales liées à la paix sociale, là où tout serait permis ?

Monsieur le Maire, vous êtes manifestement l’apôtre d’une démagogie destructrice de l’image de notre commune, lors de vos nombreuses interventions médiatiques en particulier. En témoigne votre entretien à Rue 89 datant d’avril 2010, dans lequel vous avez exhorté à « ouvrir le débat » et à envisager des « champs de pavot en Ile-de-France », ou encore votre proposition de réclamer, pour Sevran, dans la presse (archive du Figaro de juin 2011) une « force d’intervention permanente copiée sur les Casques bleus de l’ONU ». En répandant des images aussi négatives de notre cité, vous ne vous étonnerez pas qu’il soit très difficile de faire venir des entreprises pour combattre le chômage qui touche plus particulièrement les jeunes à Sevran.
Nous reconnaissons enfin que notre commune a besoin, comme d’autres, de lieux de culte décents pour la communauté musulmane.
Mais nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi vous avez cédé une surface de plus de 10 000 m2 constructibles au cœur du poumon économique de Sevran, à une association qui va bâtir, avec des fonds privés de provenance incertaine, une mosquée dispendieuse et surdimensionnée de plus de 5 000 m2 déclarés, dans une commune fortement touchée par le chômage en général, sans concertation auprès des résidents du quartier, sans qu’apparemment aucun moyen de stationnement pour les quelques 4 000 fidèles qui seront reçus dans ce lieu de culte au centre d’une ville de 55 000 habitants. Pendant de longs mois, nous avons ignoré si ce terrain était donné ou vendu. Nous avons pu entendre parler de sommes allant de l’euro symbolique à 350 000 € voire 500 000 € évoqués par vous et les élus de votre majorité. Ces écarts de chiffres témoignent du flou et du manque flagrant de communication autour de ce projet.
Selon le site des Associations cultuelle et culturelle musulmane sevranaises (ACCMS), le terrain a été cédé au prix de 575000 € (http://www.accms.fr/fr/ index.php/Le-Centre-Socioculturel-et-Cultuel-Musulman-de-Sevran.html). Les 57,5 €/m2 est un prix qui date de plusieurs décennies antérieures, le prix actuel du marché étant actuellement aux alentours de 450 €.
Selon le code des communes, vous n’avez pas le droit de brader un bien public au profit d’un opérateur privé, et ce prix si peu élevé s’apparente à un détournement de fonds public et un conflit d’intérêts, sous réserve de l’appréciation du tribunal administratif. D’autre part, lorsque ce bénéficiaire est un opérateur cultuel, vous ne respectez pas les principes relatifs à la Loi sur la laïcité… À cela s’ajoute quelques incidents survenus depuis la décision de la construction.
Nous vous rappelons deux faits emblématiques des pressions exercées localement :
Un commerçant, inquiet de la tournure de ce projet pharaonique et des perceptions négatives du public pour le commerce en général, a reçu, par lettres anonymes, des menaces de mort à l’encontre de son enfant. Pour assurer la sécurité de cette famille, la police a dû s’employer à mettre plusieurs agents pour assumer la protection des personnes.
Une française, d’origine algérienne, a été agressée physiquement par un extrémiste salafiste-wahhabite, pour avoir pris, les 1ers jours du ramadan de 2015, une boisson sur la terrasse d’un café. Elle se fait régulièrement insulter, injurier par des religieux radicaux qui ne s’accommodent pas de la voir travailler le vendredi après midi. Ces faits sont vérifiables. Ils ont fait l’objet de plaintes au Commissariat de police. Pourquoi n’avez-vous pas aussi porté plainte auprès du procureur pour discrimination sexiste et trouble à l’ordre et à la sécurité publique ?
Ce ne sont pas des cas isolés. Ici encore une enquête administrative mettrait en évidence cette discrimination générale à l’égard des femmes, en particulier, et le risque de se voir créer à Sevran une enclave communautariste contraire aux lois de la République. Je rappelle ici un épisode particulièrement significatif de votre posture ambiguë : en janvier 2015, vous assistez à une fête associative musulmane où des jeunes filles de 7 ou 8 ans sont déjà voilées des pieds à la tête. N’avez-vous pas honte de cautionner l’émergence de ces mouvances extrémistes contraires aux lois de la République au sein de notre cité ?
Lorsque ces mêmes fillettes récitent des sourates violentes du Coran, prenez- vous la mesure de l’approbation tacite de la propagande de la violence que vous donnez à ces associations cultuelle et culturelle salafistes-wahhabites ?
Nous sommes également au regret de constater l’absence de service au sein de la commune le vendredi après-midi. Il est impossible d’entreprendre une démarche administrative de quelque nature que ce soit à ce moment.

D’où les questions suivantes :

  • Qu’en est-il de la continuité du Service public dont vous avez la charge de garantir le fonctionnement conformément à la Loi ?
  • En tant que premier Magistrat responsable de notre sécurité, que comptez- vous faire pour protéger vos concitoyens ?
  • Quelle place accordez-vous à la pluralité des points de vue dans une démocratie locale ?
  • Êtes-vous vraiment le maire de tous les Sevranais, d’une communauté, ou encore seulement de quelques-unes d’entre elles ?
  • Quelle image de votre ville et quel signal politique comptez-vous projeter à l’extérieur ? De quelle laïcité parlez-vous ?
  • N’avez-vous pas peur de faire fuir les entreprises de la commune avec ce choix d’implantation de la mosquée dans le centre économique de la ville ?
  • N’y avait-il pas d’autre terrain plus neutre pour recevoir cette mosquée avec un stationnement plus approprié ?
  • Près du Stade Jean Guymier, par exemple, n’y a-t-il pas des champs appartenant à la commune à cet endroit qui est aussi non loin de la gare du RER ?
  • Sachant que les communes de Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte et Aulnay ont déjà une capacité d’accueillir dans leurs lieux de culte, plus de 40 000 fidèles musulmans pratiquants, n’y avait-il pas moyen de construire à Sevran une mosquée à une échelle plus humaine, raisonnable, respectant l’environnement, moins onéreuse, plus abordable pour cette association musulmane ?
  • Avez vous bien mesuré l’ampleur de l’impact économique, social culturel, environnemental… qu’une mosquée de cette envergure engendre sur ce site sensible sans véritable enquête auprès de la population impactée ?

Il faudrait préserver ce terrain situé dans le poumon économique de la ville, pour les sociétés susceptibles de s’installer afin d’apporter du travail à la population et payer des taxes à la commune…
Pensez-vous, enfin, que la promotion d’un lieu de culte, en lieu et place d’une entreprise qui pourrait créer des emplois, suffise à assurer les besoins fondamentaux des populations locales dont vous êtes censés assurer la gestion ?
La logique voudrait que le chantier de cette mosquée soit suspendu, car de toute évidence :

  • La sécurité n’est pas assurée autour de ce projet pour l’ensemble des habitants de la commune
  • L’association cultuelle ne peut pas prouver d’où viennent les fonds (s’agit-il de fonds étrangers provenant de généreux donateurs rattachés à l’Arabie Saoudite ou le Qatar, pays dans lesquels l’obédience salafiste et wahhabite prospère de façon notoire ?)
  • L’association cultuelle, en charge du projet, n’a pas seule les moyens de la construire. Vous n’ignorez sans doute pas que ces travaux ont été retardés suite a des suspicions de détournement de fonds, si on en croit les nombreuses plaintes officieuses des fidèles musulmans directement concernés par ce projet.

En tant que riverains du chantier nous avons été témoins d’un départ de feu sur le site le 21 octobre 2015, nécessitant l’intervention des pompiers. Cet incendie résulterait d’un conflit intracommunautaire. Selon le code des communes, vous êtes, Monsieur Stéphane Gatignon, maire de Sevran, le premier Magistrat de la ville, qui tire sa légitimité de votre élection au suffrage indirect par le Conseil municipal. Vous êtes la première personne en charge de la sécurité de vos concitoyens avant le Commissaire de police. À ce titre, vous nous devez assistance et protection conformément à la Loi. Force est de constater que votre présence est souvent, trop souvent, prise en défaut.
Lorsque vous agissez avec résolution pour aider des familles en difficultés financières qui doivent faire face au décès d’un enfant, survenu dans des conditions dramatiques, vous devez aussi être en mesure de prendre des décisions politiques qui s’appliquent à la protection de vie humaine de jeunes crédules contre des esprits malveillants et malintentionnés, ceux, qui gangrènent les fondements de notre société laïque et républicaine. Il y va du genre humain et de notre survie : aucune organisation humaine ne peut espérer survivre après l’élimination de ses jeunes concitoyens représentant son avenir, sa prospérité et sa postérité.

Si vous ne pouvez plus faire face à ce défi politique en raison des pressions liées à cette fonction de Maire de la commune, vous avez encore la possibilité de désigner un de vos adjoints plus apte à occuper ce poste et de demander au Conseil municipal de bien vouloir accepter votre démission et votre successeur.

En ultime ressort, si vous êtes toujours dans l’incapacité de pouvoir faire face aux obligations du Maire, nous vous rappelons que l’ensemble des élus peuvent aussi provoquer contre vous un vote de défiance ce qui pourrait entraîner une élection municipale anticipée conformément au Code des communes. Nombreux sont les conseillers municipaux, y compris de votre majorité, qui se plaignent de ne pas pouvoir vous joindre alors que des décisions importantes attendent ! Il est temps de voir ces derniers prendre leur responsabilité, la démocratie locale en dépend.
Nous savons aussi que vous pouvez justifier votre position en invoquant : “je ne suis pas le seul maire en France à avoir ce type de problème “.
Certes, nombreux sont ceux qui sont confrontés à cette vague de départ de jeunes concitoyens pour la Syrie. Et bien, sachez que ce message s’adresse aussi à ces très nombreux maires de France qui peinent à admettre la triste réalité et tardent à faire face à leurs obligations politiques d’organisation et de protection de leur cité.

C’est à vous de prendre honnêtement la bonne décision pour I’intérêt du bien commun. Ce bien commun, a-t-il encore un sens noble pour vous ?Nous, les parents, n’en pouvons plus de voir partir nos jeunes radicalisés, dont l’avenir se résume à la mort certaine dans des conditions effroyables.

Toutes ces raisons énumérées comme cette situation de chaos de notre fonction publique locale, pourraient nous amener à porter plainte auprès de nos institutions judiciaires pour les trois motifs suivants :

  1. NON-ASSISTANCEÀ PERSONNEEN DANGER auprès du Procureur de la République.
    et d’un point de vue symbolique
  2. NON-ASSISTANCEÀ LA COMMUNE EN DANGER auprès du tribunal
    administratif
  3. NON-ASSISTANCE AUX VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE EN DANGER auprèsdu tribunal administratif .

C’est notre coup de gueule , de parents citoyens sevrantes indignés, pour que cesse le silence qui vise à ne pas dénoncer ce qui devrait I’être, nous vous adressons cette lettre ouverte.

 

Véronique et Thierry ROY

Ils nous protègent du terrorisme mais qui nous protège du gouvernement ?

Ce gouvernement nous avaient déjà ridiculisés, nous prenant pour des imbéciles avec cette campagne qui nous explique qu’en cas d’attaque terroriste le mieux c’est de fuir ou de se cacher et d’appeler la police, au cas où on aurait l’idée de se faire livrer un pizza ou pourquoi pas tenter de faire copain-copain avec les assaillants. Voilà que le gouvernement nous fait de la politique sécuritaire à la Robert Ménard : des flingues et des flingues. Armer la sécurité privée n’aura pour effet qu’augmenter le nombre d’armes en circulation dans notre pays et ouvrir la voix à une escalade sécuritaire par l’armement pour pallier un Renseignement qui ne peut pas garantir le 100%. N’importe quel enfant qui a joué aux gendarmes et aux voleurs vous expliquera qu’une arme de poing ne peut pas rivaliser avec une arme de guerre et, quand bien même on cèderait à la folie d’équiper les sécurités privés, de fusils d’assauts, l’assaillant aura toujours l’avantage de la surprise. Sécuriser un lieu est possible à la seule condition d’appliquer des techniques militaires, et c’est la voie que nous empruntons avec une militarisation de l’espace public. Cette logique sécuritaire va nous conduire à donner d’autres pouvoir de police à des institutions qui ne sont pas la police : dans deux ou trois attentats, nous accepterons de nous soumettre à des check-points privés ou militaires, à voir des blindés dans nos rues, et non ce n’est pas de la science fiction. Il n’y a pas d’autre méthode pour garantir une sécurité optimum que d’appliquer des méthodes militaires. L’alternative, et il n’y en a qu’une : admettre que la sécurité est une chimère, rien ne nous protègera d’être au mauvais endroit au mauvais moment, être digne, courageux, vivre comme un Français fier de son histoire et de ses valeurs et qui se souvient que de toute façon, le moment venu, la vie prend fin. Et le courage a cette qualité qu’il ne coûte rien au contribuable.

Ahmed Meguini

Nadia Remadna sous pression depuis sa médiatisation

Nadia Ramadan militante de la Brigade Des Mères et auteure de « Comment j’ai sauvé mes enfants »

Nadia Remadna Remadna mène un combat pour l’égalité et la République dans les quartiers. Je l’ai rencontrée lors du premier comité Orwell où elle déclenchait un tonnerre d’applaudissements en répondant à François Hollande qui propose une formation délocalisée des imams français au Maroc : « Qu’il les garde à l’Elysée, nous on veut le Moulin rouge, on veut Versailles ! »

« si tu laisses tomber la Brigade Des Mères, on te laisse tranquille »

Depuis la sortie de son livre et sa médiatisation, Nadia Remadna vit un harcèlement permanent sur son lieu de travail. La militante de la Brigade Des Mères est travailleuse sociale au sein d’une structure de Seine-Saint-Denis qui a pris l’habitude d’employer des jeunes du quartier, « des grands frères », à des postes d’encadrement. La médiatisation du combat de Nadia Remadna ne passe pas ; dans sa hiérarchie on la somme à présent de faire un choix : « si tu laisses tomber la Brigade Des Mères, on te laisse tranquille ».

« T’as qu’à demander à Calmann-Lévy qu’ils te payent »

Évidement Mme Remadna a besoin de son emploi pour vivre mais celui-ci est aussi une vocation : depuis plusieurs années, elle vient en aides aux femmes en difficulté issues de toutes communautés. Mais les pressions ne s’arrêtent pas là, quelques cadres sont allés jusqu’à appeler Calmann-Lévy, sa maison d’édition, pour lui demander de ne plus faire participer Nadia Remadna à des émission de télévision. Alertée par son attachée de presse, Mme Remadna s’en plaint auprès de l’encadrement, la réponse est d’une bêtise confondante : « T’as qu’à demander à Calmann-Lévy qu’ils te payent ». Voilà son combat pour la République qui prend corps jusque dans son travail. Ce combat est le nôtre, ce n’est rien de moins que les valeurs de la République qui sont contestées par les pressions que subit Nadia Remadna. Ne nous contentons pas d’applaudir depuis le bord du chemin les héros du jour, mais volons à leur secours.

Pour en savoir plus et venir en aide à la brigade des mères : http://www.brigadedesmeres.org

Ahmed Meguini

Le combat pour la laïcité n’aura pas lieu

Le combat pour la laïcité n’aura pas lieu en France, nous aurons ici et là des déchirements fratricides qui ne produiront rien tant que la perfusion de la consommation réelle ou fantasmée délivrera la moindre goutte.

Et nos dirigeants et les prétendants le savent, nous sommes des drogués planant entre deux moments de lucidité, comme une ligne de front où, au fond des tranchées, on commenterait The Voice entre deux attaques sanglantes.

Le combat pour laïcité est mené là où son absence est réelle parce qu’elle s’inscrit violemment dans le quotidien de ceux qui ont à subir les surveillances des polices religieuses, ceux qui vivent sous la menace de l’enfermement ou d’une mort violente pour un poème, une phrase, un mot, une vidéo, un billet de blog.

Ces femmes et ces hommes qui redoutent la touche « Enter » de leur clavier comme une corde, tel un sabre, une pression sur une touche qui presse à la gorge.

Un texte de l’année dernière qui vous revient en porte de prison qui claque, en interrogatoire absurde, en chaires torturées. Ahmed Naji, journaliste et blogueur égyptien, est depuis samedi dernier condamné à deux ans de prison pour « outrage aux bonnes moeurs » pour un passage érotique, figure imposée s’il en est pour son texte bien nommé L’usage de la vie.

J’apprendrai l’arabe si ce texte n’est pas traduit parce que, depuis sa prison d’aujourd’hui, son auteur défie encore celle d’hier où des cerbères, censeurs et tortionnaires du temps volent à la jeunesse le désir de vivre et la fureur de croire que derrière chaque larme subsiste encore de l’espoir.

Combien de poètes, d’auteurs, de journalistes, combien d’êtres privés de liberté par combien de rafales, combien de mirages vendus par un occident multiple et complexe qui n’a de commun que sa peur panique de la liberté, où l’idée d’une existence et de ses dangers s’est vue simplement remplacée par la sécurité des hommes sans qualités en quête de qualité de vie.

La pétition de soutien à Ahmed Naji 

Ahmed Meguini

Ahmed Salman Rushdie : l’audace d’être libre quand on naît musulman

Ahmed Salman Rushdie était Charlie avant Charlie, il a eu à subir presque seul, en tout cas sans le soutien de la France, pays des Lumières et des Français héritiers accablés de l’universalisme, le courroux de l’obscurantisme religieux. Un faute impardonnable pour la France : en 1989 nous étions encore abreuvés des années fric, n’imaginant pas que cette période touchait à sa fin, nous avions livré Salman Rushdie et ses versets sataniques à la solitude de ceux qui ont l’audace d’être libres quand ils sont né musulmans.

Le 14 février 1989, l’Ayatollah Khomeiny prononçait une fatwa condamnant l’écrivain à mort, au nom des saintes écritures du Coran, il offrait une rançon pour s’assurer que des crapules feraient le travail si le courage venait à manquer aux fidèles.

Un Ayatollah, un salaud, une crapule doublé d’un traître à sa patrie, à l’histoire de sa nation, ne pouvait agir autrement qu’en chef du crime organisé et rémunéré, le hasard ne l’aura fait survivre à son infamie pas plus de quatre mois. Khomeiny est mort et Salman Rushdie est bien vivant et toujours écrivain, voilà ce que fêtent les êtres libres de ce monde, 27 ans après que les mollahs se sont encore ridiculisés à la face du monde. Et aujourd’hui pour célébrer l’anniversaire de la stupidité de ce régime, la presse officielle, deux mots qui s’annulent, à décidé d’augmenter la rançon initiale en y ajoutant 600 000 $ portant la somme de 2,7 à 3,3 millions de dollars pour nous rappeler que le fondamentalisme, l’islamisme, n’est rien d’autre qu’une affaire crapuleuse. Des organes de presse célèbrent une condamnation à mort prononcée le 14 février 1989 contre Salman Rushdie, pour tenter de censurer, d’entraver la liberté de créer, d’écrire et de penser librement. Savez-vous, bande d’assassins, qu’un siècle plus tôt, le 19 septembre 1899, un capitaine de l’armée française, injustement accusé par ses supérieurs, était rendu libre en attendant d’être définitivement réhabilité, grâce notamment au travail acharné d’un écrivain et de journalistes, qui oeuvrèrent pour faire éclater la vérité. Parce que la vérité est inestimable quand le mensonge, la trahison, le crime contre le genre humain ne coûtent que 3 millions de dollars.

Ahmed Meguini

Pétition : Soutien à Salman Rushdie : gel des relations entre la France et l’Iran

La fatwa contre Salman Rushdie relancée par des médias iraniens

Rejoignez le projet #LaïcArt pour un Parti Laïque Citoyen et Exigeant
[clean-login-register]

Nouvelle fatwa contre Salman Rushdie : un acte de guerre contre nos valeurs

Quelques semaines à peine après la visite du Président iranien Hassan Rohani, la presse officielle d’Iran, soit le régime iranien, vient de renouveler sa fatwa contre Salman Rushdie en offrant 600 000 $ à qui le tuera. Nous n’avons rien dit ou presque le 14 février 1989 lors de sa première condamnation à mort, qui précédait un appel au terrorisme offrant déjà une récompense à ses potentiels assassins. À l’heure où nous sommes attaqués, où notre jeunesse est assassinée, où nos écoles rendues coupable de propager la laïcité sont menacées de carnage, le renouvellement de la fatwa contre un homme qui défend ces mêmes valeurs n’est rien de moins qu’un acte de guerre contre les valeurs de la France. Le gouvernement de la France se rendrait complice de ce projet terroriste en maintenant ses relations avec l’Iran.

Ahmed Meguini

Pétition : Soutien à Salman Rushdie : gel des relations entre la France et l’Iran

La fatwa contre Salman Rushdie relancée par des médias iraniens

Rejoignez le projet #LaïcArt pour un Parti Laïque Citoyen et Exigeant
[clean-login-register]

Vive le Printemps Républicain

Le printemps arabe n’a pas démarré depuis les salons feutrés de Tunis, où une poignée d’intellectuels aurait planifié un changement de régime. Elle a démarré du suicide désespéré d’un jeune vendeur ambulant qui a préféré mourir en s’immolant plutôt que continuer à survire dans la misère. Puis des centaines de milliers de ses compatriotes ont spontanément décidé de donner un sens à sa mort, une révolution qui a surpris tout le monde, les tunisiens eux-mêmes.

Ce fut l’éclosion d’une fleur Jasmin qui naissait d’un réseau sans début ni fin de racines souterraines qui, par nécessité d’échapper à la censure et au courroux des cerbères de la dictature, choisirent de se développer dans l’horizontalité et l’enfouissement.

Ces connexions ont eu lieu sur Internet, des blogueurs que le régime ne prenait pas au sérieux, des influenceurs sur les réseaux sociaux, où chaque partage, chaque connexion était autant de leaders et de militants à la fois, une multiplicité de personnes agissant avec souplesse, détermination et spontanéité. Une organisation sans hiérarchie, sans leader à mater, sans militant à persécuter, une structure qui a rendu aveugle toutes les autres.

Rien ne peut plus se produire de grand sans cette horizontalité souterraine : développer le réseau et les connexions, jusqu’à ce qu’une fleure surgisse, une fleure espérée et toujours inattendue.

Comme mes compatriotes, j’ai perdu toute confiance en mes représentants nationaux, j’ai perdu confiance en une grande partie des medias, j’ai perdu confiance dans la justice de mon pays. Le culte de la hiérarchie, du contrôle et du secret ont fini par avoir raison des restes d’espérance. Alors il faut tout reconstruire nous-mêmes, à commencer par l’espoir. LaïcArt propose une pédagogie de l’exercice de la liberté, de l’horizontalité, de la transparence et du pouvoir sans limite à qui veut s’en saisir. Quelque soit le fond, je ne m’engagerai pas dans des aventures d’arrière-garde, construites facticement avec des armées de chefs et sous-chefs. Ces aventures sont, au mieux, condamnées à l’échec, au pire à la trahison. Je ne peux pas participer à mouvement politique qui naît en se cachant, avec des chefs qui ne se dévoilent pas et qui organisent des réunions secrètes parigo-parisienne auxquelles je ne participe pas. Je ne vois aucune différence avec ce qui existe déjà et qui nous a conduits à la catastrophe.

Je veux être de ce mouvement qui se construira partout ailleurs, avec des intellectuels qui vivent la France d’un autre point vue que celui des parisianistes nombrilistes sûrs de leur intelligence. Réussir ou échouer pour la seule révolution souhaitable : l’horizontalité.

Ahmed Meguini

Rien ne peut justifier le port du voile dans une école

Où commence et où s’arrête la neutralité de l’espace public ? Sur le cas concret de l’école et des interventions de cette femme admirable qui a perdu son fils dans la folie barbare d’un djihadiste sans foi ni loi. Ce crime sordide fait à l’humanité tout entière avec le facteur aggravant que ses auteurs croient s’absoudre par une absurdité morbide qu’ils inventent logique, ils tuent des enfants juifs en faisant référence au conflit israélo-palestinien et en assassinent lâchement des soldats français sur leur propre territoire.

Les paroles de paix de la mère d’une des victimes de Mohamed Merah sont importantes, son message est capital, il porte en lui le pardon et la possibilité pour les égarés d’une rédemption, je crois comme elle que les hommes peuvent changer.

Je m’identifie beaucoup à cette famille : comme leur fils, j’ai été soldat de métier, comme leur fils, j’ai un prénom musulman, comme leur fils j’étais fier de servir la France partout où on me l’a ordonné sans question ni état d’âme, comme leur fils j’ai servi dans les prestigieuses Troupes de Marine. Lui était dans l’aéroportée et moi dans l’infanterie.

Dans l’armée, c’est du sang vert kaki qui coule dans nos veines, un état d’esprit qui laisse les viles considérations politiques aux civils et à nous la souffrance, le sens de l’honneur et la gloire de peut-être mourir au service de la patrie, et de nos valeurs humanistes qui m’ont conduit à traverser les champs de mines serbes et bosniaques dans les années 90. Quelques camarades ont été tués, d’autres sont revenus amputés, comme moi ils avaient une vingtaine d’années.

Je veux redire que je vois le chagrin d’une mère, que je le ressens en tant que fils et en tant que père. Son chagrin et celui des autres famille touchées par la barbarie de quelques fanatiques, et partagé par tout un peuple, une nation et bien au delà encore, cette souffrance est partagée par tous ceux qui gardent un cœur tendre et disponible aux nombreux malheurs de ce monde.

Les valeurs pour lesquelles j’ai accepté l’idée du sacrifice ultime portent en elles la laïcité et la neutralité du service public ; une neutralité poussée à l’extrême dans l’armée. L’uniforme, les codes, l’interdiction de participer à tout évènement politique, l’interdiction d’être membre d’une association, de faire grève ou simplement de contester l’autorité.

Dans notre conception de la laïcité, l’école est un temple de la République : au même titre que je n’irais pas chaussé fouler les tapis de prière d’une mosquée, rien ne peut justifier que quelqu’un intervienne dans ces temples laïcs en arborant ostensiblement un signe religieux, prétendument musulman, qu’est le voile.

Afin d’éviter une énième loi, j’aimerais que cette mère éplorée comprenne l’importance de retirer ce foulard (hérité des dérives sectaires et fanatiques de l’Islam), pour donner un autre bel exemple, celui de la Laïcité quand elle pénètre dans une école, que dévoiler sa chevelure dans l’enceinte d’un établissement scolaire n’est non seulement pas un crime mais qu’il est apprécié comme une marque de respect des valeurs pour lesquelles des soldats, comme son fils, meurent régulièrement dans tous les théâtres d’opération où la France est engagée pour combattre et détruire les islamistes et leur idéologie.

Ahmed Meguini

#LaïcArt : 7 jours pour 7 engagements

7 jours pour 7 engagements, 7 jours de réflexion qui n’empêchent pas ceux qui ce sont déjà engagés de travailler à l’organisation de notre rassemblement à Lyon ou d’envisager d’autres types d’actions. Il était urgent de ne pas laisser s’installer un malentendu quant à la mission de LaïcArt. Il est bien question d’une réflexion permanente et en mouvement, une pensée indissociable de l’action et de l’engagement.

L’idée d’une charte engageante était en discussion avec des membres du réseau depuis plusieurs semaines, je m’en suis inspiré pour en sortir l’essentiel de ce qui doit nous rassembler.

Agir c’est déjà réfléchir et réfléchir c’est aussi agir. J’écris ce texte debout. C’est vous, par vos profils très variés, toujours de très haut niveau, qui, en rejoignant ce réseau, avez fortement élevé le niveau d’exigence. 257 membres sont comptabilisés aujourd’hui, nous pourrions changer la face du monde avec moins de la moitié. Par nature, le réseau LaïcArt ne peut être un mouvement de masse, en revanche il peut par l’excellence, l’exigence et l’engagement déterminé de ses membres devenir un redoutable outil pour défendre les valeurs de la République et un instrument de conquête pour la Laïcité. Aussi, à l’issue de ces 7 jours, les comptes de ceux d’entre vous qui n’auront pas fait le choix de l’engagement seront supprimés.

Une vingtaine de personnes de toute la France se sont déjà engagées, prenez votre temps et engagez-vous à votre tour, ou partez.

Les 7 engagements : En rejoignant le réseau LaïcArt, je m’engage…

Les nouvelles inscriptions sont désormais conditionnées à ces engagements.

Un système putréfié et putréfiant qui flétrit tous ceux qui l’approchent

Je dis mon profond dégoût pour cette semaine politique qui a achevé d’écœurer ceux qui, comme moi, ne pensaient plus l’être davantage.

Elle a commencé dans la peur et la lâcheté avec cette constitutionnalisation de l’État d’urgence dont l’article 1 a été voté à l’Assemblée nationale en l’absence injustifiable de 76% des députés, et s’est terminée dans la lâcheté et le reniement le plus total de ceux qui, la veille, se posaient en opposants, en défenseurs de l’éthique et de la vertu républicaine.

Ainsi, la présidente d’un parti écologiste dont le groupe à l’Assemblée nationale qui, la veille, s’opposait au gouvernement sur la déchéance de la nationalité, était déjà en discussion pour rejoindre ce même gouvernement.

Quelques jours plutôt, toujours dans le même théâtre de guignol, un autre opposant de la gauche de la gauche profitait d’un 20h pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de façon unilatérale en trahissant ses propres fidèles. Par cette vanité fétide, ils les privait de toute discussion et de processus démocratique, en plein débat sur un possible reniement de la clé de voûte de notre République : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.

Cet homme de la gauche de la gauche ne pensait à rien d’autre qu’à son propre destin qu’il a lui même choisi tragi-comique.

Ils ont transformé une mesure qui peut être justifiable dans son caractère exceptionnel en une infamie constitutionnelle par calcul politicien. Cette volonté de constitutionaliser une anomalie au moment où le FN n’a jamais été aussi proche du pouvoir, de créer une fabrique d’apatride dont on ignore qui choisira demain les bons et les mauvais Français, n’est rien d’autre qu’une trahison.

Ils nous ont livrés aux chiens, ont lacéré notre constitution et nous ont abandonnés au nom de notre sécurité. Un débat trop vital pour le laisser plus longtemps entre les mains de ces opportunistes carriéristes, pour qui l’écharpe tricolore vient sanctionner des années de perfidies, de bassesses et d’ignominies au sein de leurs propres partis, un système putréfié et putréfiant qui flétrit tous ceux qui l’approchent.

Rejoignez le projet #LaïcArt pour un Parti Laïque Citoyen et Exigeant
[clean-login-register]

Ahmed Meguini