Défense contre le djihad judiciaire

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En attaquant les défenseurs de la laïcité et les valeurs républicaines, le djihad judiciaire cherche à fragiliser ce qui nous tient. En cherchant à faire taire ces voix, c’est la République que l’on cherche à affaiblir.

C’est donc à chaque citoyen de prendre conscience de ce qui est en jeu. S’exprimer, utiliser la liberté d’expression devient un devoir ; celui de défendre cette liberté fondamentale en l’exerçant pleinement. Et sans subir les intimidations et les abus du droit d’ester en justice de ceux qui utilisent le recours aux tribunaux pour faire taire les démocrates et les républicains.

Houria Bouteldja invitée à l’Université de Limoges : simple objet d’études ou légitimation universitaire ?

Dans le cadre d’un Séminaire d’études décoloniales prévu le 24 novembre, l’Université de Limoges a invité Houria Bouteldja, essayiste, militante décoloniale et figure emblématique du Parti des Indigènes de la République (PIR).

Le lien de cet événement a été retiré du site universitaire suite aux pressions soulevées par cette information, puis la participation de Houria Bouteldja a été annulée par… crainte de trouble à l’ordre public.

Un séminaire « n’a pas vocation ni à servir de tribune à un parti politique, ni à s’ouvrir à un débat public ». C’est en ces termes que Alain Célérier a d’abord justifié le fait d’avoir retirer le lien du site de l’université tout en maintenant la présence de Houria Bouteldja. Implicitement, il reconnaissait donc que le PIR est un mouvement politique et que l’inviter à l’Université lui offre une tribune de choix…

Pour Alain Célérier, la présence de l’égérie du PIR était simplement une occasion «  de discuter sans préjugés de l’ensemble des idées aujourd’hui présentes dans notre société et, si elles sont contraires à nos valeurs, c’est aussi l’occasion de les combattre, mieux que par la censure ».

Nous pourrions suggérer à ce directeur humaniste d’inviter pour des séminaires d’éthique philosophique des militants pro-life opposés à l’avortement, en histoire, des négationnistes du génocide arménien et de la Shoah, ou pourquoi pas des sympathisants de l’idéologie nazie, ou bien encore des défenseurs de l’excision au nom du respect des traditions en séminaire d’ethnologie, sans oublier des djihadistes pour éclairer les étudiants sur l’histoire de la Syrie contemporaine. Finalement, tous sont les représentants d’idées qui circulent dans notre société !

Etudier les idéologies pour ce qu’elles sont, dans une démarche scientifique universitaire, est une chose. Leur offrir une tribune en est une autre. L’Université de Limoges a fait le choix de considérer qu’une pensée qui divise la république en ‘blancs’, juifs et descendants des anciennes colonies françaises, est une idée comme une autre.

Maintenant, elle va vraisemblablement crier à la censure et pointer du doigt les associations antiracistes, les universalistes, et les républicains de ce pays…

13 novembre 2017

En ce jour de la commémoration du massacre du Bataclan, des terrasses et du Stade de France, et à quelques mois de l’anniversaire des tueries perpétrées à Charlie Hebdo, à Montrouge et à l’Hypercasher, force est de constater que la lutte contre l’islamisme, l’idéologie qui a nourri les meurtriers, ne semble pas encore une priorité dans les consciences.
Ces derniers jours, les menaces de mort ont redoublé contre Charlie Hebdo.
Hier, 12 novembre, 130 personnalités ont signé une tribune où de grands noms de la culture, de la presse et de l’Université, prennent la défense d’Edwy Plenel, fondateur de Mediapart. Cette tribune induit une confusion inacceptable.
Que Mediapart n’ait pas été informé des accusations de viol émises par des femmes à l’encontre de Tariq Ramadan, soit. Que la réputation sulfureuse de l’homme n’ait pas intrigué les journalistes qui auraient pu souligner la contradiction entre le mode de vie prêché par le Tartuffe et sa vie privée, nous laisse déjà perplexes.
Mais à travers cette tribune, ces 130 personnalités sous-entendent que le double discours de Ramadan dénoncé depuis des années par une Caroline Fourest est pure élucubration.
Si tous ces signataires partagent la ‘justesse’ d’analyse de Jade Lindgaard, journaliste de Mediapart qui affirme, le 11 novembre dernier, que « l’islamisme, en tant que tel n’est pas une chose grave » et qu’il faut dénoncer « le racisme d’Etat » qui est « systémique dans ce pays », on comprend mieux…
Refuser de voir ce qui a conduit à tuer sur notre sol 249 personnes ou 200 000 en Algérie dans les années noires, est atterrant. Minimiser les double-discours qui favorisent l’entrisme de l’islam politique et la partition culturelle des territoires est consternant.
A quand un sursaut de la société civile pour forcer l’Etat à faire respecter les lois sur la laïcité et à mener la lutte idéologique contre l’islamisme, corollaire indispensable des actions de sécurité et de renseignement ?

Les victimes de Tariq Ramadan…

La présomption d’innocence est un principe fondamental pour comprendre une démocratie et pour construire une justice. Sans elle, la Justice est inexistante puisque la peine populaire est déjà prononcée et la violence de l’injustice rend tous les débordements possibles. C’est parce que la présomption d’innocence existe que la peine prononcée a toute sa valeur et que sa charge symbolique permet de dire au Peuple que Justice a été rendue en son nom.
Ambivalente, la présomption d’innocence est à la fois un droit subjectif pour la personne à faire respecter son innocence présumée jusqu’à preuve et décision contraires, mais c’est aussi et surtout un droit procédural. La procédure est la forme et dit-on, la sœur des Libertés. Présumer de votre innocence, c’est vous mettre à l’abri de la moindre dénonciation malveillante et calomnieuse et c’est interdire à cette malveillance d’exercer la moindre influence sur la Justice.
Demain, chacun peut avoir à défendre son innocence et c’est pour ce motif que nous sommes égaux devant la Loi. Y déroger, c’est nier l’idée même qu’une Justice institutionnelle se substitue à un système de vengeances privées.
Cela étant dit, Il est un autre principe qu’est celui du droit des victimes à obtenir réparation. Ce principe est aussi au cœur de notre système juridique et s’il ne s’oppose pas à la présomption d’innocence, il interdit en revanche de transformer toute victime en menteuse, en calomniatrice ou en mythomane. Le respect et la décence que l’on doit à tout plaignant commence donc par la mise en œuvre stricte de la règle de droit. La correctionnalisation de nombreuses affaires criminelles, souvent au détriment des victimes et en violation de la Loi, est une marque d’irrespect qui abime l’idéal de justice.
C’est aussi la raison pour laquelle l’absence de condamnation d’un suspect ne signe pas, en droit, la condamnation de la victime. Ce n’est pas parce qu’une plaignante impute à X un crime et que ce crime n’est pas établi que pour autant la victime pourra être inquiétée et se voir reprocher un mensonge. Un délit de dénonciation calomnieuse est prévu et réprimé par la Loi. Mais ce dernier ne se définit certainement pas par la seule relaxe de la personne objet d’une dénonciation, fort heureusement.
Dans les deux affaires qui occupent l’actualité, c’est entre ces principes, notamment, que la justice travaillera. Et ce n’est certainement pas parce que des faits sont anciens ou même qu’il pourrait n’y avoir de poursuites que pour certains d’entre eux, que les victimes ne cesseront d’être présumées des victimes comme le justiciable Tariq Ramadan ne cessera d’être présumé innocent jusqu’à ce qu’une décision soit rendue en notre nom.
Il faut donc souhaiter bonne chance et apporter notre soutien aux victimes et nous n’avons pas besoin de violer nos propres règles pour le faire efficacement, par exemple en souscrivant aux appels à participation pour venir en soutien de Henda Ayari.
Il faut aussi et surtout continuer de dénoncer Tariq Ramadan sur le plan politique en rappelant sans cesse que l’idéologie des Frères Musulmans et l’islamisme en général sont des cancers de nos sociétés dont les femmes sont au premier titre les victimes.
Respecter la présomption d’innocence de Tariq Ramadan, cela n’empêche absolument pas et en toute légalité, de rappeler que le discours de cet individu engendre chez nombre de ses disciples la haine, les appels à la violence, à l’antisémitisme, au terrorisme et à la violence armée.
Et nous pèserons chacun de ces mots en vous invitant à consulter les kilomètres d’insanités qui bordent les réflexions de cet islamiste lorsque, par exemple, il s’exprimait un 3 mai 2016 au sujet de Charlie Hebdo et que jaillissaient toutes les cinq minutes des commentaires tels que ” la prochaine fois, il faudra les faire au lance roquette, la kalach, c’est pas suffisant”.
Nous ne l’oublierons jamais et il faut le faire savoir pour que nos citoyens comprennent ce que nous combattons sur le plan politique. À la justice maintenant de faire son œuvre en espérant du fond du cœur que les plaignantes seront épargnées des travers entourant trop souvent les enquêtes et la gestion des affaires de crimes sexuels.
Mais quelle que soit l’issue de ces affaires, n’oublions pas une chose qui importe: les victimes de l’idéologie que diffuse Ramadan ne seront jamais assez nombreuses pour que certains responsables politiques, médias réagissent et c’est heureux que depuis deux ans, des citoyens décident de le faire à leur place. Ce sont ces millions de femmes , d’hommes, d’enfants qui subissent l’islamisme, qui sont d’ores et déjà les victimes de Tariq Ramadan, de son discours qui encourage les partitions.
Le combat ne fait que commencer. Soyons aussi patients que les islamistes et travaillons sur le temps long et les forces structurantes de nos démocraties !

Communiqué de presse Annulation du colloque universitaire sur «l’islamophobie»

ANNULATION DU COLLOQUE UNIVERSITAIRE SUR « L’ISLAMOPHOBIE » :
LA RÉPONSE HALLUCINANTE DE LA PRÉSIDENCE DE L’UNIVERSITÉ LYON II

 

L’annulation du colloque de Lyon II sur « l’islamophobie » aurait pu être une bonne nouvelle, car c’est une victoire pas seulement pour les défenseurs de la laïcité mais pour tous les citoyens attachés au rôle fondamental que l’enseignement supérieur joue dans le développement d’une société libre, égalitaire et démocratique. … Mais l’absence de sérénité invoquée par la présidence de l’université Lyon II comme seul motif témoigne surtout de l’aveuglement et de la lâcheté de l’institution. Tout comme les couronnes de lauriers tressées aux organisateurs et aux participants témoignent de l’absence de prise de conscience des objectifs politiques poursuivis par les organisateurs de ce type de colloque. Devant un communiqué de presse aussi complaisant, les islamistes se frottent les mains, tandis que les laïques désespèrent de voir l’Université réagir enfin à la démarche d’entrisme islamiste dont elle est la cible. Un entrisme qui a pour but de faire passer pour une démarche scientifique, de la propagande politique et pour des experts, des militants racistes et islamistes.

 

« Les conditions n’étant pas réunies pour garantir la sérénité des échanges et le bon déroulement des débats autour de la question de l’islamophobie et de ses enjeux politiques, la Présidence de l’Université Lumière Lyon 2 a pris la décision d’annuler la tenue du colloque prévu le 14 octobre sur le thème “ Lutter contre l’islamophobie, un enjeu d’égalité ?” ».

C‘est par ces mots que la présidence de l’université de Lyon II, par voie de communiqué de presse justifie l’annulation du colloque. On reste partagé entre franche envie de rire et énorme colère…

Le camp laïque, qui s’est mobilisé depuis plusieurs jours, n’a fait que mettre en évidence le profil douteux de certains intervenants. Abelaziz Chaambi, Président du CRI est fiché S. Avec la présence en plus de Souhail Chichah, individu qui a, de manière violente perturbé et de fait interrompu une conférence de Caroline Fourest à l’Université libre de Bruxelles, on a des experts parmi les intervenants en matière de troubles de la sérénité des débats !

Quant à la plupart des associations de lutte contre « l’islamophobie » présentes, le moins qu’on puisse dire est qu’elles ne se distinguent pas par leur humanisme, leur universalisme et leur respect de la dignité humaine. Plus connues pour leur proximité avec des partis racistes comme le Parti des indigènes de la République, les Frères musulmans ou d’autres mouvements tout aussi sectaires comme Al Adl Wal Ihsane (Justice et Bienfaisance) au Maroc ou du parti Parti Égalité Justice d’Erdogan en Turquie, ces associations se sont illustrées par leur obscurantisme : refus de l’égalité femmes/hommes, sexisme, rétablissement du délit de blasphème, refus de la loi de 2004 sur les signes religieux, défense de la foi vue comme supérieure à la loi, racisme, voire participation au jihad judiciaire…

Lorsque l’on sait que nombre de ces associations ne sont pas Charlie, laisser passer un texte d’introduction du colloque, qui évoque le massacre de janvier 2015 pour en faire le départ d’une vague « d’islamophobie » accréditant l’idée d’une France raciste est déjà une abjection qui aurait dû interpeller la conscience d’universitaires et que la présidence de l’Université aurait dû condamner. Car, encore une fois, faire du massacre des journalistes de Charlie la cause d’un climat antimusulman est non seulement de la désinformation mais une escroquerie intellectuelle. Surtout lorsque l’on élude les motifs de ces attentats. Enfin, c’est une insulte aux Français, croyants ou non et de toutes confessions, qui ne sont pas tombés dans le piège de la haine.

Nous sommes ici bien loin d’une condamnation claire, car la suite du communiqué persiste et signe. « La présidence apporte tout son soutien à la Chaire Egalités, Inégalités et Discriminations, à l’Institut Supérieur d’Étude des Religions et de la Laïcité (ISERL), ainsi qu’à l’ensemble des universitaires qui avaient accepté de participer à ce colloque. »  Pourquoi donc annuler ce colloque s’il ne réunissait que des gens formidables injustement calomniés ? Le recul de l’Université signe alors son irresponsabilité et son incapacité à défendre des principes de justice.

La vérité c’est que le profil d’une partie des intervenants pose de véritables problèmes et que la Présidence de l’université ne pouvait l’ignorer. La vérité c’est que tout le monde sait que derrière l’affaire de Lyon 2 c’est la question de l’entrisme islamiste à l’université qui est posé.

En attendant, la présidence envoie un très mauvais signal aux véritables laïques qui ne trouvent aucune réponse à leurs questions dans ce communiqué de presse. Il ne fait que renforcer le sentiment que le monde universitaire n’est plus le sanctuaire de la République laïque mais qu’au contraire il déroule aujourd’hui le tapis rouge aux idées les plus liberticides, réactionnaires et anti-démocratiques. Aveuglement ou lâcheté, l’avenir le dira.

C‘est donc bien la nature des participants et leur idéologie qui nuit d’emblée à la sérénité des débats et non l’action du camp laïque qui, rappelons-le, n’a que sa plume comme arme… Que la présidence de Lyon II se rassure, nous n’utilisons pas encore les méthodes de certains des enseignants qu’elle recrute et nous aurions aimé que cette interdiction soit issue d’une prise de conscience, et non l’énième lâcheté de ceux qui pourtant font tout pour accéder aux postes de pouvoir

Vi(v)re la République / Voir et dire ce que l’on voit/ LaïcArt / La France de Marianne /
Observatoire de la laïcité du 95 / Observatoire de la laïcité du 93 / Laïcité 06.