Guerre d’Algérie : Ces musulmans patriotes que l’on a préféré mort.

Je voulais rendre ici un hommage à tous ces courageux officiers qui ont désobéis à leurs chefs par loyauté pour leurs hommes, dont était le caporal Abdel Ouahab Meguini, mon père. Peu avant sa mort je lui ai demandé de me raconter comment il a malgré tout pu rejoindre Paris. J'ai par exemple découvert que mon père, du fait de la présence massive de militant FLN était sous protection policière.

La laïcité, Saint -Denis et Edwy Plenel…

Une conférence sur la Laïcité animée par Eddy Plenel, c’est un peu comme l’absolution d’une Femen : on ne raterait ça pour rien au monde.

LaïcArt n’a pas pu résister à la curiosité et s’est rendue sur place pour témoigner.

D’emblée, nos intervenants insistent pour expliquer que la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est parfaitement claire. Malaise: pourquoi donc un débat ? Nous nous rendons compte petit à petit que ce débat serait rendu nécessaire, pour nos chers conférenciers, par le soi- disant dévoiement de la laïcité.

Edwy Plenel nous fait un cours d’histoire, en omettant des points essentiels. Pour lui les histoires courtes sont sans doute les meilleures. Surtout quand elles parlent de laïcité.

Quand les femmes turques obtiennent le droit de vote 20 ans avant les Françaises, il oublie qu’elles ont été également émancipées de ,obligation de porter le voile. Eddy Plenel n’en n’a cure. Il ne veut pas révéler à son auditoire que la Turquie a donné le droit de vote aux femmes précisément parce qu’elle a su s’émanciper de l’islam.

Avec une sélectivité sans nulle autre pareille, il fait l’éloge de certains acquis en France : mariage homosexuel, égalités, minorités. Tout y passe. Sans la moindre cohérence avec l’éloge qui est la sienne d’un islam politique.

Au fond, Pelen nous régale d’une illusion de tolérance en creux des interdits religieux de ses amis.

Plenel ne voit aucun inconvénient à l’islam politique des Frères Musulmans (dont l’équivalent pourrait être les Mormons), qu’il considère sérieusement comme l’islam moderniste qui n’a de moderne que les capacités intellectuelles de ses membres pour pouvoir accéder au pouvoir pour, au moment venu, faire un rétropédalage de plusieurs siècles à l’instar de la grande Égypte.

A la fin de la conférence une ravissante jeune femme d’environ 25 ans, étudiante en philosophie, voilée, fait part de son expérience lorsque la loi de 2004 est passée et du “traumatisme” qu’elle a alors subi : elle avait 14 ans et on la regardait de travers à cause de son foulard.

Elle regrette d’ailleurs que nous n’ayons pas eu de témoignages de ce que subit une femme voilée à Saint-Denis. J’ai cru tomber de ma chaise. Il faut que je précise que lorsque je suis arrivée, en attendant mon amie qui venait assister à la conférence, je me suis installée et j’ai commandé un demi en terrasse. Les propriétaires ont été charmants. En revanche, j’ai été regardée de travers par ceux qui se disent discriminés. Et sur la place de la Basilique, les femmes voilées ainsi que certaines petites filles de moins de dix ans également voilées, ainsi que des hommes en djellaba, y circulaient tout à fait l’aise…
Je n’ai rien contre le voile, c’est l’idéologie rétrograde qu’il représente avec laquelle je ne suis pas du tout d’accord. La religion musulmane a bien entendu toute sa place en France ; un islam des Lumières, pas un islam obscurantiste qui a déjà noirci la quasi totalité de tous les pays musulmans et où la libre pensée peut parfois coûter la vie.

Smaïn Goudane : Une éthique laïque

Comment mieux faire comprendre, adopter, accepter, assimiler les valeurs dictées et protègées par la Laïcité ?

Comment transmettre sur le terrain aux premières personnes concernées la nature, la notion et la définition primordiale, concrètement de la laïcité ?
Personnellement, je pense que ça passe premièrement par le monde associatif, par la transmission non intéressée au niveau des discours et des actes quotidiens, à travers une éthique laïque au coeur de ses missions supposées et destinées d'abord à répondre à une attente déterminée par le souci de l'intérêt général .
Voilà pourquoi je m'étonne qu'après tous les constats d'échec dans ce domaine, réalisés depuis les attentats de janvier 2015, par nos éminents spécialistes du sujet, l'on n'ait pas encore assoupli les règles d'obtention du statut d'association d'utilité publique aux entités qui ont fait de la laïcité leur combat de tout instant ?
J'aimerais, si vous souhaitez que nos élites politiques se saisissent de ce sujet pour peut-être donner enfin à toutes celles et tous ceux qui sont très attachés à cette valeur primordiale qu'est la laïcité, la possibilité de mieux la faire comprendre à travers des actes de tous les jours dans de petites structures, indispensables pour rétablir une cohésion sociale et laïque.

Ce modeste message s'adresse bien évidemment à toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il existe une marge de manoeuvre dans ce domaine.

Bien a vous

Smaïn Goudane

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Oui nous devons écarter Tariq Ramadan du chemin de notre avenir

Monsieur le Premier Ministre, il est (encore) temps de nous passer de Tariq Ramadan

Pourquoi ?

Je me pose depuis plusieurs mois une question: sommes-nous obligés de composer avec ce personnage ?

Médiatisé, adulé par un public de plus en plus nombreux et hétéroclite, j’observe, comme vous, en silence, son habile conquête de l’espace politique et médiatique.

L’ascension de Tariq Ramadan, à l’image des plus efficaces, est l’aboutissement de nombreuses années de travail.

Sur sa route, Ramadan aura connu des échecs, des victoires, mais aussi et surtout, il aura bénéficié, pour le moment principalement à l’étranger, de l’inconscience de quelques intellectuels, de la complicité de plusieurs universitaires, de la lâcheté de certains politiques et enfin, du soutien d’Etats dont le Peuple français réprouve en masse la politique.

Comme vous, je m’effraye de la montée en puissance d’un homme dont les discours, à mesure que passent les mois, ressemblent, à s’y méprendre, à des meetings politiques car, je sais, comme vous, que Tariq Ramadan fait de l’islam une politique et de cette politique, un instrument de pouvoir pour l’avilissement de nos valeurs.

Je redoute que cette ascension ne soit aussi la dernière arme qui manquait encore au Front National, pour déstabiliser définitivement notre Démocratie, en créant les conditions du chaos.

Oui, j’ai peur de l’idéologie mortifère que propage Monsieur Ramadan et de la dangerosité de son discours.

Je la redoute d’autant plus, que je sais à quel point Tariq Ramadan a su diluer le poison de cette dangerosité dans les veines de notre Démocratie, animée d’une immense tolérance et d’une infinie soif de Liberté.

Aujourd’hui, des centaines de milliers de nos concitoyens ignorent qui est véritablement Tariq Ramadan, tandis que d’autres l’encensent.

Au point qu’ils en oublient que, s’il est un peu facile de vous accuser d’instrumentaliser ce prédicateur, il est beaucoup moins facile, pourtant, d’entendre ce qu’en 2010, la Cour Européenne des Droits de l’homme a elle-même considéré :

” La Cour est d’avis que les nombreux documents contenus dans l’offre de preuve et produits devant la Cour, même s’ils ne vont pas jusqu’à évoquer directement un rôle de « recruteur », font clairement état du danger que représentent les discours de Tariq Ramadan”.

Comme vous, il m’arrive de me remémorer quelques uns des discours dans lesquels on l’entend réclamer la construction de piscines islamiques ici, encourager le djihad par là, afin d’essayer, en conscience, de comprendre pourquoi, des millions de français ne réagissent pas, tandis que d’autres encouragent l’émergence politique et médiatique d’une idéologie qui a si tristement fait ses preuves partout dans le monde.

Oui, nous devons écarter Tariq Ramadan du chemin de notre avenir.

Il y a quelques semaines, Tariq Ramadan a affirmé entamer des démarches dans le but d’acquérir la nationalité française et présenté cette initiative comme, je le cite, sa “réponse à la classe politique”.

L’acquisition par Tariq ramadan d’une nationalité, en guise de réponse politique, identifie donc parfaitement l’objet et le dessein de cet homme: faire, à sa manière, de la politique.

A n’en pas douter, Tariq Ramadan ne souhaite pas obtenir la nationalité française pour regarder passer les trains. Mais bien pour peser davantage dans nos débats. Pour y jouir de tous les droits civiques qui se rattachent à son état.

Pour, s’il le souhaite, devenir le candidat “des damnés de la terre”, dont rêvent si bruyamment les Plenel ou les Liogier et avec eux, une partie de notre jeunesse qui se perd depuis des années et croit retrouver le chemin du bonheur, alors qu’elle s’apprête à devenir, malgré elle, le marchepied d’un nouveau totalitarisme politique, dont les habits sont cousus avec les fils de la morale, de l’éthique et de la croyance.

Tariq Ramadan souhaite parachever l’oeuvre qui a toujours été la sienne et qui met si durement en péril nos valeurs, en commençant par diviser les français, sous couvert d’un discours qui prétendrait le contraire.

Une idéologie de plus en plus alimentée par une forme d’ exaspération presque sidérante, devant l’affirmation de nos valeurs, au premier rang desquelles, la laïcité.

Tariq Ramadan n’a pas besoin d’agir dans la violence. Il lui suffit, pour mettre à terre nos valeurs, de continuer comme il l’a fait, à clamer avec ferveur, à l’endroit d’ un public conquis:

” on en a marre de la laïcité”

Comme le Front national et son illustre fondateur l’ont fait avant lui, il donne le change par le respect des lois, au prix d’une ambiguïté assumée, dans la condamnation de ce que la Nation peut connaître de pire.

A ce respect des lois en creux d’une idéologie qui nous menace, je vous demande, Monsieur le Premier Ministre, conscient des responsabilités qui sont les vôtres, devant le Pays et devant l’Histoire, d’opposer une fin de non-recevoir salvatrice.

Par un seul geste, par un acte fort, il vous est possible de rattraper des années de retard dans la lutte contre un islam politique et d’effacer les erreurs ou les fautes que d’autres avant vous ont pu commettre.

Pour la France

Comment ?

Vous détenez seul, Gouvernement de la République Française, le pouvoir de nous assurer que Tariq Ramadan ne pourra pas nuire davantage à nos valeurs, en ne devenant pas français.

Ce moyen est juridique

On dit que Tariq Ramadan souhaiterait se prévaloir de la nationalité française de son épouse et revendiquer le bénéfice des dispositions de l’article 21-2 du Code civil, qui permet, effectivement, d’acquérir notre belle nationalité, lorsque l’on justifie d’une communauté de vie effective ” tant affective que matérielle”, dont la durée varie en fonction du lieu de résidence respectif des époux.

Cet article conditionne également l’acquisition de la nationalité française à la justification d’une “connaissance suffisante de la langue française”.

Sauf à remettre en cause l’effectivité de la communauté de vie “affective” et “matérielle” qu’entretient Monsieur Ramadan avec son épouse, ce que je ne m’autoriserai pas, les conditions d’acquisition de notre nationalité, qui sont énumérées par cet article, paraissent réunies et Monsieur Ramadan deviendrait donc un citoyen français, par “déclaration”.

Sans doute, l’enquête administrative – diligentée par le Préfet ou le représentant consulaire (si Monsieur Ramadan réside à l’étranger, ce qui semble être le cas), lesquels procèdent “à une enquête destinée à vérifier la continuité de la communauté de vie tant affective que matérielle entre les époux depuis le mariage”(D. 30 déc. 1993, art. 15, al. 1er) al. 2)- , ne permettra pas de justifier un refus.

S’il ne peut être opposé à Monsieur Ramadan, l’un des trois motifs visés par l’article 21-27 du Code civil, à savoir l’existence d’une condamnation pénale au titre d’infractions particulièrement graves, d’un arrêté d’expulsion non expressément rapporté ou abrogé ou d’une interdiction du territoire français “non entièrement exécutée”, il ne pourra lui être signifié de quelconque refus, d’autant qu’il n’a jamais, par ailleurs, été condamné.

Gageons, en outre, que pendant les douze mois qui suivent l’enregistrement de sa démarche, nulle cessation de la vie commune de Monsieur Ramadan avec son épouse, ne constituera une présomption de fraude, susceptible de remettre en cause sa nouvelle nationalité (C. civ., art. 26-4, al. 3.).

L’ultime pouvoir que vous accorde la loi de la République vient ensuite

Car, malgré tout ce qui précède, l’article 21-4 du Code civil prévoit que :

” Le Gouvernement peut s’opposer par décret en Conseil d’Etat, pour indignité ou défaut d’assimilation, autre que linguistique, à l’acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l’article 26 ou, si l’enregistrement a été refusé, à compter du jour où la décision judiciaire admettant la régularité de la déclaration est passée en force de chose jugée (…)
En cas d’opposition du Gouvernement, l’intéressé est réputé n’avoir jamais acquis la nationalité française.
Toutefois, la validité des actes passés entre la déclaration et le décret d’opposition ne pourra être contestée pour le motif que l’auteur n’a pu acquérir la nationalité française”.

Qu’entendre par défaut d’assimilation ou indignité ?

Le Conseil d’Etat a répondu à cette question.

Dans un arrêt du 20 décembre 2000 (M. Youssef X, req. n° 203987) ou dans un autre du 31 janvier 2001, (M. Abdellatif X, req. n° 209577), il a notamment pu reconnaître la légalité d’un décret s’opposant à l’acquisition de la nationalité d’un requérant, du seul fait qu’il a été établi que celui-ci fut en lien avec une organisation prônant le rejet de la laïcité et encourageant la violence:

” M. X (…) , s’est signalé par les liens étroits qu’il a noués et entretenus avec des dirigeants d’un mouvement extrémiste islamique ; par suite le décret attaqué s’opposant, pour défaut d’assimilation, à ce qu’il acquière la nationalité française, n’est pas fondé sur des faits matériellement inexacts ; en estimant que l’adhésion de M. X… aux valeurs d’un mouvement prônant le rejet des principes de laïcité et de tolérance et recourant à la violence et au terrorisme, ne permet pas de le regarder comme assimilé à la communauté française, l’auteur du décret attaqué n’a pas entaché sa décision d’une erreur d’appréciation”.

Dans d’autres espèces , le Conseil d’Etat a été tout aussi clair, s’agissant d’individus qui entretient des liens des organisations extrémistes prônant le rejet de « valeurs essentielles de la société française » (CE, 13 nov. 2006 : JurisData n° 2006-071061. – CE, 23 mai 2007 : JurisData n° 2007-071992).

Mais au fait, quels sont les liens de Tariq Ramadan ?

En tant que de besoin et s’il ne fallait pas se pencher sur les fréquentations, déjà anciennes, de Monsieur Ramadan et les motifs ayant conduit, par le passé, à son interdiction de territoire français en 1994/95, Tariq Ramadan a reconnu, très récemment, avoir rejoint l’Union mondiale des savants musulmans (UMSM).

Cette organisation figure sur la liste des organisations terroristes des Emirats Arabes Unis.

A la tête de l’Union mondiale des savants musulmans, se trouve Youssef Al Qaradawi

Comme vous, j’ai appris que Youssef Al Qaradawi est recherché par Interpol, qu’il serait un « savant » antisémite, homophobe. Qu’il est l’auteur d’une fatwa, autorisant à mener des attentats suicide, dont les observateurs les plus aguerris ont décelé des traces sur les sites du Hamas.

Comme vous, j’ai écouté Tariq Ramadan, lui-même, tenir des discours bien éloignés de ce que prônent les “valeurs essentielles de la société française”.

Cette faculté d’opposition à la démarche de Monsieur Ramadan est réglementaire: ce qui signifie qu’ elle n’appartient qu’au pouvoir exécutif seul. Ni les parlementaires, ni la justice, ne peuvent le mettre en oeuvre.

Monsieur le Premier Ministre, agissez avant qu’il ne soit trop tard.

Ce pouvoir est le vôtre.

Peu importe les stratégies de victimisation.

A la victimisation d’un homme politique français, je préfère, de loin, celle d’un Conférencier Suisse.

Agissez, pour être fier d’avoir contribué à la survie, puis à l’essor de nos valeurs, de notre République et de la Démocratie.

Ce n’est pas rien …

Renaud GAUDILLAT

Fête de la Fraternité le 17 avril à 12h30 parc de la Poudrerie à Sevran

Dimanche 17 avril à 14h nous fêterons la Fraternité au Parc de la Poudrerie à Sevran.

  • La fête débutera par un lâché de ballon et une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme à travers le monde
  • Un groupe de musique Kabyle se produira
  • Un pique-nique Républicain et un verre l’amitié sera précédé d’un discours de Nadia Rémadna
  • Un chapiteau est prévu en cas de pluie.