Guerre d’Algérie : Ces musulmans patriotes que l’on a préféré mort.

Je voulais rendre ici un hommage à tous ces courageux officiers qui ont désobéis à leurs chefs par loyauté pour leurs hommes, dont était le caporal Abdel Ouahab Meguini, mon père. Peu avant sa mort je lui ai demandé de me raconter comment il a malgré tout pu rejoindre Paris. J'ai par exemple découvert que mon père, du fait de la présence massive de militant FLN était sous protection policière.

La laïcité, Saint -Denis et Edwy Plenel…

Une conférence sur la Laïcité animée par Eddy Plenel, c’est un peu comme l’absolution d’une Femen : on ne raterait ça pour rien au monde.

LaïcArt n’a pas pu résister à la curiosité et s’est rendue sur place pour témoigner.

D’emblée, nos intervenants insistent pour expliquer que la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat est parfaitement claire. Malaise: pourquoi donc un débat ? Nous nous rendons compte petit à petit que ce débat serait rendu nécessaire, pour nos chers conférenciers, par le soi- disant dévoiement de la laïcité.

Edwy Plenel nous fait un cours d’histoire, en omettant des points essentiels. Pour lui les histoires courtes sont sans doute les meilleures. Surtout quand elles parlent de laïcité.

Quand les femmes turques obtiennent le droit de vote 20 ans avant les Françaises, il oublie qu’elles ont été également émancipées de ,obligation de porter le voile. Eddy Plenel n’en n’a cure. Il ne veut pas révéler à son auditoire que la Turquie a donné le droit de vote aux femmes précisément parce qu’elle a su s’émanciper de l’islam.

Avec une sélectivité sans nulle autre pareille, il fait l’éloge de certains acquis en France : mariage homosexuel, égalités, minorités. Tout y passe. Sans la moindre cohérence avec l’éloge qui est la sienne d’un islam politique.

Au fond, Pelen nous régale d’une illusion de tolérance en creux des interdits religieux de ses amis.

Plenel ne voit aucun inconvénient à l’islam politique des Frères Musulmans (dont l’équivalent pourrait être les Mormons), qu’il considère sérieusement comme l’islam moderniste qui n’a de moderne que les capacités intellectuelles de ses membres pour pouvoir accéder au pouvoir pour, au moment venu, faire un rétropédalage de plusieurs siècles à l’instar de la grande Égypte.

A la fin de la conférence une ravissante jeune femme d’environ 25 ans, étudiante en philosophie, voilée, fait part de son expérience lorsque la loi de 2004 est passée et du “traumatisme” qu’elle a alors subi : elle avait 14 ans et on la regardait de travers à cause de son foulard.

Elle regrette d’ailleurs que nous n’ayons pas eu de témoignages de ce que subit une femme voilée à Saint-Denis. J’ai cru tomber de ma chaise. Il faut que je précise que lorsque je suis arrivée, en attendant mon amie qui venait assister à la conférence, je me suis installée et j’ai commandé un demi en terrasse. Les propriétaires ont été charmants. En revanche, j’ai été regardée de travers par ceux qui se disent discriminés. Et sur la place de la Basilique, les femmes voilées ainsi que certaines petites filles de moins de dix ans également voilées, ainsi que des hommes en djellaba, y circulaient tout à fait l’aise…
Je n’ai rien contre le voile, c’est l’idéologie rétrograde qu’il représente avec laquelle je ne suis pas du tout d’accord. La religion musulmane a bien entendu toute sa place en France ; un islam des Lumières, pas un islam obscurantiste qui a déjà noirci la quasi totalité de tous les pays musulmans et où la libre pensée peut parfois coûter la vie.

Smaïn Goudane : Une éthique laïque

Comment mieux faire comprendre, adopter, accepter, assimiler les valeurs dictées et protègées par la Laïcité ?

Comment transmettre sur le terrain aux premières personnes concernées la nature, la notion et la définition primordiale, concrètement de la laïcité ?
Personnellement, je pense que ça passe premièrement par le monde associatif, par la transmission non intéressée au niveau des discours et des actes quotidiens, à travers une éthique laïque au coeur de ses missions supposées et destinées d'abord à répondre à une attente déterminée par le souci de l'intérêt général .
Voilà pourquoi je m'étonne qu'après tous les constats d'échec dans ce domaine, réalisés depuis les attentats de janvier 2015, par nos éminents spécialistes du sujet, l'on n'ait pas encore assoupli les règles d'obtention du statut d'association d'utilité publique aux entités qui ont fait de la laïcité leur combat de tout instant ?
J'aimerais, si vous souhaitez que nos élites politiques se saisissent de ce sujet pour peut-être donner enfin à toutes celles et tous ceux qui sont très attachés à cette valeur primordiale qu'est la laïcité, la possibilité de mieux la faire comprendre à travers des actes de tous les jours dans de petites structures, indispensables pour rétablir une cohésion sociale et laïque.

Ce modeste message s'adresse bien évidemment à toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il existe une marge de manoeuvre dans ce domaine.

Bien a vous

Smaïn Goudane

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Oui nous devons écarter Tariq Ramadan du chemin de notre avenir

Monsieur le Premier Ministre, il est (encore) temps de nous passer de Tariq Ramadan

Pourquoi ?

Je me pose depuis plusieurs mois une question: sommes-nous obligés de composer avec ce personnage ?

Médiatisé, adulé par un public de plus en plus nombreux et hétéroclite, j’observe, comme vous, en silence, son habile conquête de l’espace politique et médiatique.

L’ascension de Tariq Ramadan, à l’image des plus efficaces, est l’aboutissement de nombreuses années de travail.

Sur sa route, Ramadan aura connu des échecs, des victoires, mais aussi et surtout, il aura bénéficié, pour le moment principalement à l’étranger, de l’inconscience de quelques intellectuels, de la complicité de plusieurs universitaires, de la lâcheté de certains politiques et enfin, du soutien d’Etats dont le Peuple français réprouve en masse la politique.

Comme vous, je m’effraye de la montée en puissance d’un homme dont les discours, à mesure que passent les mois, ressemblent, à s’y méprendre, à des meetings politiques car, je sais, comme vous, que Tariq Ramadan fait de l’islam une politique et de cette politique, un instrument de pouvoir pour l’avilissement de nos valeurs.

Je redoute que cette ascension ne soit aussi la dernière arme qui manquait encore au Front National, pour déstabiliser définitivement notre Démocratie, en créant les conditions du chaos.

Oui, j’ai peur de l’idéologie mortifère que propage Monsieur Ramadan et de la dangerosité de son discours.

Je la redoute d’autant plus, que je sais à quel point Tariq Ramadan a su diluer le poison de cette dangerosité dans les veines de notre Démocratie, animée d’une immense tolérance et d’une infinie soif de Liberté.

Aujourd’hui, des centaines de milliers de nos concitoyens ignorent qui est véritablement Tariq Ramadan, tandis que d’autres l’encensent.

Au point qu’ils en oublient que, s’il est un peu facile de vous accuser d’instrumentaliser ce prédicateur, il est beaucoup moins facile, pourtant, d’entendre ce qu’en 2010, la Cour Européenne des Droits de l’homme a elle-même considéré :

” La Cour est d’avis que les nombreux documents contenus dans l’offre de preuve et produits devant la Cour, même s’ils ne vont pas jusqu’à évoquer directement un rôle de « recruteur », font clairement état du danger que représentent les discours de Tariq Ramadan”.

Comme vous, il m’arrive de me remémorer quelques uns des discours dans lesquels on l’entend réclamer la construction de piscines islamiques ici, encourager le djihad par là, afin d’essayer, en conscience, de comprendre pourquoi, des millions de français ne réagissent pas, tandis que d’autres encouragent l’émergence politique et médiatique d’une idéologie qui a si tristement fait ses preuves partout dans le monde.

Oui, nous devons écarter Tariq Ramadan du chemin de notre avenir.

Il y a quelques semaines, Tariq Ramadan a affirmé entamer des démarches dans le but d’acquérir la nationalité française et présenté cette initiative comme, je le cite, sa “réponse à la classe politique”.

L’acquisition par Tariq ramadan d’une nationalité, en guise de réponse politique, identifie donc parfaitement l’objet et le dessein de cet homme: faire, à sa manière, de la politique.

A n’en pas douter, Tariq Ramadan ne souhaite pas obtenir la nationalité française pour regarder passer les trains. Mais bien pour peser davantage dans nos débats. Pour y jouir de tous les droits civiques qui se rattachent à son état.

Pour, s’il le souhaite, devenir le candidat “des damnés de la terre”, dont rêvent si bruyamment les Plenel ou les Liogier et avec eux, une partie de notre jeunesse qui se perd depuis des années et croit retrouver le chemin du bonheur, alors qu’elle s’apprête à devenir, malgré elle, le marchepied d’un nouveau totalitarisme politique, dont les habits sont cousus avec les fils de la morale, de l’éthique et de la croyance.

Tariq Ramadan souhaite parachever l’oeuvre qui a toujours été la sienne et qui met si durement en péril nos valeurs, en commençant par diviser les français, sous couvert d’un discours qui prétendrait le contraire.

Une idéologie de plus en plus alimentée par une forme d’ exaspération presque sidérante, devant l’affirmation de nos valeurs, au premier rang desquelles, la laïcité.

Tariq Ramadan n’a pas besoin d’agir dans la violence. Il lui suffit, pour mettre à terre nos valeurs, de continuer comme il l’a fait, à clamer avec ferveur, à l’endroit d’ un public conquis:

” on en a marre de la laïcité”

Comme le Front national et son illustre fondateur l’ont fait avant lui, il donne le change par le respect des lois, au prix d’une ambiguïté assumée, dans la condamnation de ce que la Nation peut connaître de pire.

A ce respect des lois en creux d’une idéologie qui nous menace, je vous demande, Monsieur le Premier Ministre, conscient des responsabilités qui sont les vôtres, devant le Pays et devant l’Histoire, d’opposer une fin de non-recevoir salvatrice.

Par un seul geste, par un acte fort, il vous est possible de rattraper des années de retard dans la lutte contre un islam politique et d’effacer les erreurs ou les fautes que d’autres avant vous ont pu commettre.

Pour la France

Comment ?

Vous détenez seul, Gouvernement de la République Française, le pouvoir de nous assurer que Tariq Ramadan ne pourra pas nuire davantage à nos valeurs, en ne devenant pas français.

Ce moyen est juridique

On dit que Tariq Ramadan souhaiterait se prévaloir de la nationalité française de son épouse et revendiquer le bénéfice des dispositions de l’article 21-2 du Code civil, qui permet, effectivement, d’acquérir notre belle nationalité, lorsque l’on justifie d’une communauté de vie effective ” tant affective que matérielle”, dont la durée varie en fonction du lieu de résidence respectif des époux.

Cet article conditionne également l’acquisition de la nationalité française à la justification d’une “connaissance suffisante de la langue française”.

Sauf à remettre en cause l’effectivité de la communauté de vie “affective” et “matérielle” qu’entretient Monsieur Ramadan avec son épouse, ce que je ne m’autoriserai pas, les conditions d’acquisition de notre nationalité, qui sont énumérées par cet article, paraissent réunies et Monsieur Ramadan deviendrait donc un citoyen français, par “déclaration”.

Sans doute, l’enquête administrative – diligentée par le Préfet ou le représentant consulaire (si Monsieur Ramadan réside à l’étranger, ce qui semble être le cas), lesquels procèdent “à une enquête destinée à vérifier la continuité de la communauté de vie tant affective que matérielle entre les époux depuis le mariage”(D. 30 déc. 1993, art. 15, al. 1er) al. 2)- , ne permettra pas de justifier un refus.

S’il ne peut être opposé à Monsieur Ramadan, l’un des trois motifs visés par l’article 21-27 du Code civil, à savoir l’existence d’une condamnation pénale au titre d’infractions particulièrement graves, d’un arrêté d’expulsion non expressément rapporté ou abrogé ou d’une interdiction du territoire français “non entièrement exécutée”, il ne pourra lui être signifié de quelconque refus, d’autant qu’il n’a jamais, par ailleurs, été condamné.

Gageons, en outre, que pendant les douze mois qui suivent l’enregistrement de sa démarche, nulle cessation de la vie commune de Monsieur Ramadan avec son épouse, ne constituera une présomption de fraude, susceptible de remettre en cause sa nouvelle nationalité (C. civ., art. 26-4, al. 3.).

L’ultime pouvoir que vous accorde la loi de la République vient ensuite

Car, malgré tout ce qui précède, l’article 21-4 du Code civil prévoit que :

” Le Gouvernement peut s’opposer par décret en Conseil d’Etat, pour indignité ou défaut d’assimilation, autre que linguistique, à l’acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l’article 26 ou, si l’enregistrement a été refusé, à compter du jour où la décision judiciaire admettant la régularité de la déclaration est passée en force de chose jugée (…)
En cas d’opposition du Gouvernement, l’intéressé est réputé n’avoir jamais acquis la nationalité française.
Toutefois, la validité des actes passés entre la déclaration et le décret d’opposition ne pourra être contestée pour le motif que l’auteur n’a pu acquérir la nationalité française”.

Qu’entendre par défaut d’assimilation ou indignité ?

Le Conseil d’Etat a répondu à cette question.

Dans un arrêt du 20 décembre 2000 (M. Youssef X, req. n° 203987) ou dans un autre du 31 janvier 2001, (M. Abdellatif X, req. n° 209577), il a notamment pu reconnaître la légalité d’un décret s’opposant à l’acquisition de la nationalité d’un requérant, du seul fait qu’il a été établi que celui-ci fut en lien avec une organisation prônant le rejet de la laïcité et encourageant la violence:

” M. X (…) , s’est signalé par les liens étroits qu’il a noués et entretenus avec des dirigeants d’un mouvement extrémiste islamique ; par suite le décret attaqué s’opposant, pour défaut d’assimilation, à ce qu’il acquière la nationalité française, n’est pas fondé sur des faits matériellement inexacts ; en estimant que l’adhésion de M. X… aux valeurs d’un mouvement prônant le rejet des principes de laïcité et de tolérance et recourant à la violence et au terrorisme, ne permet pas de le regarder comme assimilé à la communauté française, l’auteur du décret attaqué n’a pas entaché sa décision d’une erreur d’appréciation”.

Dans d’autres espèces , le Conseil d’Etat a été tout aussi clair, s’agissant d’individus qui entretient des liens des organisations extrémistes prônant le rejet de « valeurs essentielles de la société française » (CE, 13 nov. 2006 : JurisData n° 2006-071061. – CE, 23 mai 2007 : JurisData n° 2007-071992).

Mais au fait, quels sont les liens de Tariq Ramadan ?

En tant que de besoin et s’il ne fallait pas se pencher sur les fréquentations, déjà anciennes, de Monsieur Ramadan et les motifs ayant conduit, par le passé, à son interdiction de territoire français en 1994/95, Tariq Ramadan a reconnu, très récemment, avoir rejoint l’Union mondiale des savants musulmans (UMSM).

Cette organisation figure sur la liste des organisations terroristes des Emirats Arabes Unis.

A la tête de l’Union mondiale des savants musulmans, se trouve Youssef Al Qaradawi

Comme vous, j’ai appris que Youssef Al Qaradawi est recherché par Interpol, qu’il serait un « savant » antisémite, homophobe. Qu’il est l’auteur d’une fatwa, autorisant à mener des attentats suicide, dont les observateurs les plus aguerris ont décelé des traces sur les sites du Hamas.

Comme vous, j’ai écouté Tariq Ramadan, lui-même, tenir des discours bien éloignés de ce que prônent les “valeurs essentielles de la société française”.

Cette faculté d’opposition à la démarche de Monsieur Ramadan est réglementaire: ce qui signifie qu’ elle n’appartient qu’au pouvoir exécutif seul. Ni les parlementaires, ni la justice, ne peuvent le mettre en oeuvre.

Monsieur le Premier Ministre, agissez avant qu’il ne soit trop tard.

Ce pouvoir est le vôtre.

Peu importe les stratégies de victimisation.

A la victimisation d’un homme politique français, je préfère, de loin, celle d’un Conférencier Suisse.

Agissez, pour être fier d’avoir contribué à la survie, puis à l’essor de nos valeurs, de notre République et de la Démocratie.

Ce n’est pas rien …

Renaud GAUDILLAT

Fête de la Fraternité le 17 avril à 12h30 parc de la Poudrerie à Sevran

Dimanche 17 avril à 14h nous fêterons la Fraternité au Parc de la Poudrerie à Sevran.

  • La fête débutera par un lâché de ballon et une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme à travers le monde
  • Un groupe de musique Kabyle se produira
  • Un pique-nique Républicain et un verre l’amitié sera précédé d’un discours de Nadia Rémadna
  • Un chapiteau est prévu en cas de pluie.

Il faut tout reconstruire : sommes-nous prêts ?

Le grand frère des aînés, de ceux accablés d’être arrivés les premiers, un homme fait de tous les hommes, un citoyen qui a su garder le cœur de l’agneau et l’œil du berger. J’avais 25 ans quand je l’ai rencontré, il est instantanément devenu mon Amérique, mon nouveau monde, dans ses costumes à rayures il m’accueillait dans son jardin d’enfants pour grand, son aire de jeu du je, son agence d’archi, sa clinique de la ville où l’idée que le « un » peut beaucoup se mêle à l’infinie tendresse d’un homme au sommet de son art, pour un pays et son histoire, enraciné en lui-même, il habite les textes sacré des révolutionnaires, il est le lieu, il est le lien. De cette relation symbiotique à la France est née la jeunesse éternelle, la possibilité pour un corps de vieillir sans que jamais l’être ne renonce, sans sacrifice, toujours dans la joie, l’allégresse de l’instant et de ses merveilleuses opportunités. Un voyageur qui sillonne un monde en mutation et qui s’arrête ici et là, pour pousser des murs, ouvrir des fenêtres, fendre des bâtiments sur la ville pour libérer des habitants emmurés. Partout où on lui demanda, l’urbaniste prophétisa et l’architecte réalisa. Roland Castro est venu au monde en tant que citoyen déclassé, habillé par les autorités d’occupation de sa seule judaïté, ce futur grand Français fut trahi par décret avant d’avoir appris à marcher. C’est cette trahison originelle qui fait du fils de harki que je suis son frère jumeau, plus jeune de quelques secondes. L’amour éprouvé, celui des profondeurs et des sommets ne naît-il pas qu’après la blessure de l’abandon. Les cœurs maudits à ne jamais connaître la haine sont condamnés au bagne de l’invention, de la création, perpétuellement déportés vers l’horizon, un cœur si vaste, comme dans la chanson, qu’on y entre sans frapper, qu’on y entre sans raison.

« Il faut tout reconstruire » est un peu plus qu’une déclaration d’amour à la France, c’est un plan de sortie post-apocalyptique, la seule question qui se pose aujourd’hui est : combien de temps encore resterons-nous fascinés par le spectacle de notre propre défaite ? Parce que quand nous serons prêts, nous proclamerons la déclaration universelle des devoirs humains et du citoyen, nous abolirons l’ENA et les lieux de reproduction consanguine des élites. Nous mettrons à bas la technostructure, nous rétablirons l’amateurisme en politique, le vrai, celui des citoyens qui ont un vrai métier et qui le temps venu retourneront à leur charrue. Le temps venu nous créerons un Sénat philosophique chargé de travailler dans le temps long sur questions complexes telles que la bioéthique, pouvoir travailler sur des thèmes importants tel que la fin de vie sans être pris par l’immédiat d’une opinion volatile, produire une réflexion politique hors agenda électoral. Soustraire au marché l’éducation, l’eau, la santé, créer une agence publique du médicament. L’instauration d’un service civique garçon/fille obligatoire dès 18 ans ou encore une prestation de serment de laïcité dès sa majorité. Des propositions qui nous conduisent chacune vers plus de lien, plus de sens : mettre fin à nos relations diplomatiques avec les monarchies pétrolières, interdiction des Frères musulmans et de toutes les organisations sectaire de l’Islam politique telles que le Wahhâbisme et le Salafisme.

Il faut tout reconstruire est également un constat lucide sur plus de 30 ans de clientélisme et d’électoralisme, de toutes ces dérives qui nous conduisent aujourd’hui à une impasse sans précédent dans notre histoire. Des années 60 à aujourd’hui en passant par la marche des beurs, le mitterrandisme, les émeutes en banlieue, et Daech à présent. Pour autant ce livre n’est pas pessimiste, il nous ouvre la voie. Sommes-nous prêts ?

Ahmed Meguini

Il y a quelque chose de pourri au royaume laïque de la Libre Pensée

Il y a quelque chose de pourri au royaume laïque de la Libre Pensée, de la Ligue des droits de l’Homme et de la ligue de l’enseignement

Notre époque est la proie d’une complète confusion intellectuelle et idéologique.

Le dernier exemple en est l’étrange dérive des positions de la Libre Pensée, de la Ligue des Droits de l’Homme et de la Ligue de l’Enseignement.

Comme vous allez le découvrir, ces trois associations se dévoient dans des compromissions inquiétantes pour les combats progressistes à venir et pour la solidarité qui devrait régner entre les mouvements émancipateurs, progressistes, laïques et athées-compatibles.

Mais passons aux faits.

Un communiqué commun à la Ligue des Droits de l’Homme, la Ligue de l’enseignement et la Fédération Nationale de Libre a été publié en ce début d’année.

Et il nous vise.

Il concerne la campagne militante menée, notamment ici par LaïcArt, contre les dérives l’Observatoire de la Laïcité, une autorité administrative indépendante.

Pour rappel, un des rapporteurs de cet observatoire avait récemment attaqué Elisabeth Badinter, qui dénonçait l’utilisation aberrante du dernier point Godwin à la mode : l’accusation en islamophobie.

Notre preux chevalier 2.0, Nicolas Cadène, avait immédiatement twitté, avec beaucoup d’élégance eu égard cette grande dame :

« Quand 1 travail de pédagogie de 3 ans sur la #laïcité est détruit par 1 interview à @franceinter d’1 personne. À quand 1 vrai débat clair ? ».

S’entêtant après la levée de bouclier qui s’ensuivit, il dénonça bientôt être la victime d’« Une sorte de chasse à l’homme organisée par des gens qui osent se dire “laïques” et des identitaires FN >La laïcité, c’est le respect mutuel »

Pour le devoir de réserve d’un fonctionnaire, on reviendra.

Plus grave encore, le président de l’observatoire, Jean-Louis Bianco, au lieu de désavouer son jeune et téméraire compagnon, en rajouta plutôt une couche dans les médias :

« Il est vrai qu’une réaction laïciste intégriste se développe depuis quelques années en France. »

C’est le même président qui avait déjà affirmé en 2013 que « la France n’a pas problème avec sa laïcité » et qui a co-signé une tribune intitulée « Nous sommes Unis », au lendemain des attentats du 13 novembre aux côtés du CCIF, de Nabil Ennasri, réputé proche des Frères musulmans.

Cette affaire a notamment conduit à la mise en retrait volontaire de l’Observatoire de la Laïcité, du député socialiste Jean Glavany, de Patrick Kessel, président du comité Laïcité République, de l’ancien Grand Maître du Grand Orient de France, et Françoise Laborde sénatrice (PRG) de Haute Garonne.

Manuel Valls s’est finalement publiquement prononcé contre cette position des compères Bianco et Cadène.

LaïcArt a également pris position dans le débat, par des articles diffusés sur les réseaux sociaux et par la diffusion d’une vidéo de l’action militante menée sous les bureaux de l’Observatoire de la Laïcité.

Ce que nous critiquons, c’est qu’en dehors de tout mandat électif, l’Observatoire de la Laïcité se positionne clairement en faveur d’une certaine conception de la laïcité, dite « ouverte », qui au nom du respect de la différence, affirme la nécessité de faire plus de place aux religions (notamment, pour l’instant, surtout à l’islam) en dénaturant le concept de laïcité.

Faut-il encore rappeler le caractère opportuniste des sectes monothéistes, qui dès qu’on leur accorde trop d’importance, se transforment en totalitarismes des plus sanguinaires ?

Pas de tolérance pour ces ennemis héréditaires de la tolérance et s’il faut le rappeler, n’ayons pas peur de le faire : les religions monothéistes sont, par essence, intolérantes, totalitaires, réactionnaires, contre-révolutionnaires et c’est l’honneur de la gauche d’avoir mis à genou la secte catholique.

C’est pourquoi la capitulation actuelle devant le retour du religieux, esquissée par la « laïcité ouverte », trahit notre laïcité telle qu’elle a été pensée par ses pères fondateurs parfaitement anticléricaux: Clemenceau (d’ailleurs illustre membre… de la Libre Pensée de l’époque!) et le parti radical.

C’est la porte ouverte à d’autres capitulations toujours plus irrationnelles, au nom du respect de leurs croyances et bouquins divers: le créationnisme pour tous au lieu du mariage pour tous, les horaires séparés à la piscine et bientôt à la plage, le délit de blasphème au nom du respect des croyances, l’interdiction de l’humour pour les mêmes raisons, l’hystérie autour de la théorie du genre, la bigoterie généralisée, l’hypocrisie puritaine, et, évidemment le patriarcat.

Voilà ce qui menace derrière ce qui semble être de petits débats et l’islam n’est que l’avant-garde des deux autres sectes monothéistes, qui attendront toujours l’heure de la revanche si on leur laisse le champ libre.

Accordez un peu d’importance et de respect aux théories des monothéistes et c’est la porte ouverte à toutes leurs folies.

Nous sommes donc d’accord qu’il eut surtout fallu être plus clair et ferme, dans cet petit débat autour de la laïcité.

Au moins pouvions-nous espérer un peu de soutien… de la Libre Pensée par exemple…

Et bien que nenni ! C’est tout l’inverse qui vient de se produire !

Par un surprenant coup de poignard dans le dos, nos ex-héros de la laïcité ne trouvent pas mieux à faire… que de dénoncer publiquement notre militantisme, certes sans nommer LaïcArt précisément.

Extraits choisis du communiqué, intitulé respectueusement : «  A propos d’une campagne de délation menée contre l’Observatoire de la laïcité : Entre précieuses ridicules et Vychinski d’opérette »

« (…) Coincés dans des aventures personnelles d’ambition non réalisées, des rancœurs anciennes et des conceptions liberticides nauséabondes, ces Ayatollah « laïcides » se prennent pour des Vichinski (procureur menchevik des procès de Moscou en 1937).. »

« La Fédération nationale de la Libre Pensée, révulsée par une telle attitude, qui a toujours été condamnée par la conscience démocratique, s’est donc associée sans aucun problème ni réticence à la déclaration commune ci-dessous à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme et de la ligue de l’enseignement… »

L’Observatoire de la laïcité, son Président et son rapporteur viennent d’être la cible ces derniers jours d’attaques aussi injustifiées que dénuées de fondement.(…) etc. » 

La vieillesse est certes un naufrage, mais on aurait quand même pu s’attendre à une autre réaction de ces associations centenaires, à minima un peu de solidarité avec ceux qui ont le courage de s’engager à leur place en se levant par prudence devant les prémices d’un nouveau totalitarisme religieux.

Les ex-tenants de la laïcité ne trouvent pas mieux à faire que de dénoncer notre action et de nous confondre avec les vrais xénophobes de l’extrême-droite. Cela participe ainsi à renforcer cette impression de capitulation, d’accommodement raisonnable, de communautarisme bien-pensant et d’une laïcité à géométrie unique.

Ou pire ?

Le pire que je n’ose imaginer, serait que leur grille de lecture identifie encore l’islamisme politique à un romantisme révolutionnaire née de la détresse d’une classe opprimée par les réflexes néo-coloniaux des racistes blancs. Quand on connait le fric drainé par les associations islamistes, le soft power culturel des pétrodollars wahhabites qui tendent à faire disparaitre les riches cultures arabo-andalouses d’origine des populations immigrées sous la mode pas très funky de l’islam radical, ce serait à pleurer de rire !

A croire que la Libre Pensée d’aujourd’hui aurait défendu le droit des Vendéens à rétablir la société de castes et la monarchie de droit divin, au nom du respect des croyances de communautés religieuses rétrogrades exploitées par le Tiers-Etat.

Mais bref, pour la Libre Pensée, la Ligue des droits de l’Homme et la Ligue de l’enseignement, c’est circulez, il n’y a donc rien à voir à l’Observatoire de la Laïcité !

Alors quoi ? Les méthodes de LaïcArt ne plaisent pas car elles sont trop visibles ?

Vous comprenez, aller manifester devant l’Observatoire de la Laïcité, c’est de l’inquisition stalinienne.

Tout comme les FEMEN dérangent des féministes à géométrie variable bien installées dans leurs certitudes, LaïcArt dérange par sa volonté d’activisme bousculant les habitudes poussiéreuses d’associations confortablement institutionnalisées, certes vénérables, mais complétement larguées en 2016 et obnubilées par les catholiques.

Un mouvement comme LaïcArt met surtout en lumière le schisme qui est en train de renaitre à gauche, notamment comme sous la Troisième République.

Tout cela ne serait pas bien grave si ce n’était que cela, une guerre picrocholine.

Mais aujourd’hui, après les attentats de 2015 et les fatwas en tout genre, les choses ont changé: ce genre d’accusation, comme la campagne menée contre Kamel Daoud, sert la soupe des arguties extrémistes conduisant des français à en massacrer d’autres au nom de leur religion.

Les Français, quand bien même ils sont issus d’une minorité, n’ont pas besoin d’églises, ils n’ont pas besoin de synagogues et ils n’ont pas besoin de mosquées, ils ont seulement besoin d’écoles, de professeurs de français, d’histoire, de science et d’arts. Et cela devrait être le souci premier de l’État et des élus, au lieu de chercher à se faire réélire en flattant des communautés qu’ils contribuent à faire naître.

Maintenant reste une question. Que faire ?

Car il faut faire quelque chose, sinon pourquoi ce mouvement ?

Je propose de nominer ces trois associations au « Grand Prix LaïcArt de l’Idiot Utile des Religions 2016 »

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Ils nous protègent du terrorisme mais qui nous protège du gouvernement ?

Ce gouvernement nous avaient déjà ridiculisés, nous prenant pour des imbéciles avec cette campagne qui nous explique qu’en cas d’attaque terroriste le mieux c’est de fuir ou de se cacher et d’appeler la police, au cas où on aurait l’idée de se faire livrer un pizza ou pourquoi pas tenter de faire copain-copain avec les assaillants. Voilà que le gouvernement nous fait de la politique sécuritaire à la Robert Ménard : des flingues et des flingues. Armer la sécurité privée n’aura pour effet qu’augmenter le nombre d’armes en circulation dans notre pays et ouvrir la voix à une escalade sécuritaire par l’armement pour pallier un Renseignement qui ne peut pas garantir le 100%. N’importe quel enfant qui a joué aux gendarmes et aux voleurs vous expliquera qu’une arme de poing ne peut pas rivaliser avec une arme de guerre et, quand bien même on cèderait à la folie d’équiper les sécurités privés, de fusils d’assauts, l’assaillant aura toujours l’avantage de la surprise. Sécuriser un lieu est possible à la seule condition d’appliquer des techniques militaires, et c’est la voie que nous empruntons avec une militarisation de l’espace public. Cette logique sécuritaire va nous conduire à donner d’autres pouvoir de police à des institutions qui ne sont pas la police : dans deux ou trois attentats, nous accepterons de nous soumettre à des check-points privés ou militaires, à voir des blindés dans nos rues, et non ce n’est pas de la science fiction. Il n’y a pas d’autre méthode pour garantir une sécurité optimum que d’appliquer des méthodes militaires. L’alternative, et il n’y en a qu’une : admettre que la sécurité est une chimère, rien ne nous protègera d’être au mauvais endroit au mauvais moment, être digne, courageux, vivre comme un Français fier de son histoire et de ses valeurs et qui se souvient que de toute façon, le moment venu, la vie prend fin. Et le courage a cette qualité qu’il ne coûte rien au contribuable.

Ahmed Meguini

8 mars : journée de la femme de banlieue

Moi je dis : et les femmes, dans tout ça ?

C’est bientôt la Journée de la femme, alors parlons des femmes. Vous me direz : les femmes, on en parle tout le temps en ce moment. Après le grand débat sur Jacqueline Sauvage — est-ce qu’une femme victime de violence a le droit à une légitime défense face à son mari agresseur quand la loi ne la protège plus ?— il y a eu aussi le débat sur les viols et les agressions sexuelles à Cologne — est-ce que les femmes occidentales doivent se tenir à distance de bras des hommes musulmans ? Et maintenant, il y a un autre grand débat, sur Kamel Daoud : dans tous les journaux, des gens débattent pour savoir si en France il est permis de débattre sur les femmes et sur les Musulmans ? Moi je dis : et les femmes, dans tout ça ? J’aimerais être sûre que vos symboles ne sont pas des obstacles pour voir la réalité comme elle est. Vu de chez moi, de mon 4 pièces de Sevran, j’ai souvent l’impression que ces débats, comme ceux qui ont suivi les attentats contre Charlie, de l’Hyper Casher et ceux du 13 novembre, ne servent que ceux qui préfèrent parler des problèmes plutôt que les régler.

En France aujourd’hui, les femmes ne sont pas égales aux hommes. C’était vrai pour moi, quand je cherchais un travail alors que j’étais mère divorcée et qu’on me disait que je risquais d’être plus absente qu’un homme si mes enfants tombaient malades. C’est vrai pour ma voisine Souad quand elle appelle la police pour dire que son ex-mari tape à la porte et qu’elle a peur et qu’on lui répond : « on viendra dans deux jours, vous pourrez attendre ? ». C’est vrai pour les femmes qui appellent le 115 (le numéro des sans abri). C’est vrai pour les mamans qui pleurent parce que leur garçon est en Syrie et qu’on leur fait des reproches au lieu de les aider.

 La ville de banlieue, réservée aux hommes, nous est interdite

Il y a des lois en France, qui protègent tous les citoyens. Les droits des femmes méritent mieux que le 8 mars, ce serait bien de les appliquer toute l’année. La parité en politique c’est super, mais la parité dans la vraie vie ce serait super utile. Comme par exemple pouvoir aller à la terrasse d’un café quand on est une femme, quand aujourd’hui encore la ville de banlieue, réservée aux hommes, nous est interdite. Et aider les filles à s’en sortir par l ‘éducation pour qu’à leur tour elles éduquent bien leurs garçons et qu’elles se fassent respecter par leurs maris, c’est urgent. Pour les femmes, toutes les femmes, les Musulmanes voilées, et toutes les autres.

La réalité de nos jeunes qui sont morts en Syrie et des mères qui pleurent leurs enfants sans trouver d’aide

Il est temps d’agir, de parler de Jacqueline Sauvage, de Cologne, d’oublier de faire taire Kamel Daoud, et les débats qui excluent la réalité telle que je la vis, la réalité qui m’a poussée à créer la Brigade des Mères, la réalité de ma fille de 19 ans, de mon amie qui cherche un travail et un logement parce qu’elle a dû quitter son mari violent. La réalité de nos jeunes qui sont morts en Syrie et des mères qui pleurent leurs enfants sans trouver d’aide de l’Etat, pour ces vrais problèmes on fait comment ?

 Oui je veux la liberté pour les femmes

Les jeunes qui ne trouvent pas de stage dans leur branche. Les municipalités qui font du clientélisme. Les enfants qu’on arrache à leurs mamans quand elles sont expulsées sans relogement. Le 115 qui travaille avec des pourris, qui enrichit des voleurs de sommeil.
Les femmes battues tous les jours par des maris ivrognes. Les enfants qui ne trouvent pas d’écoles. Et ces élus complices de la montée de l’islamisme dans les banlieues. Les retraitées qui fouillent les poubelles pour manger. Des fillettes de 3 ans qui, aujourd’hui en France, portent le voile. Les mots tabous : laïcité, musulman, interdit de débat dans notre pays laïc. Oui je veux la liberté pour les femmes qui ne peuvent pas prendre un café tranquille dans certaines villes, là où les hommes ont pris toute la place, et même tous les budgets « loisirs » qui ne sont dépensés que pour les garçons dans les banlieues : stade de foot, salles de boxe, randonnées entre mecs.

Et maintenant on fait comment ?

Nadia Remadna

Marche de la Brigade des Mères à Paris le 13 mars 2016 11h à Sevran, 14h à République

Retrouvez toutes les informations sur la brigades des mères :

sur le site BrigadeDesMeres.org
sur le compte Twitter @BDM_FRANCE

Pour contacter Nadia Remadna

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Marche de la Brigade des Mères : « Debout les mères, debout les femmes, réveillez-vous »

Avec Nadia Remadna de la brigade des mères, auteure de « Comment j’ai sauvé mes enfants ».

Sauver nos enfants, c’est sauver la France, briser l’emmurement des cités dortoirs, des cité mouroirs, reconstruire de l’espoir et marcher contre la fatalité. Combattre la peur et fabriquer du commun et du beau en marchant ensemble, en rêvant ensemble pour un meilleur présent, pour nous maintenant : le 13 mars 11h à Sevran, 14h Gare du Nord direction République, une et indivisible, pas même par le périph ! La République laïque et fraternelle partout et pour tous !

LaïcArt se joint à la Brigade des Mères pour appeler toutes les citoyennes et tous les citoyens désireux de reconquérir les territoires délaissés par la politique, provisoirement perdus pour la République, à participer à cette marche pour la France, pour la République, pour la laïcité.

Retrouvez toutes les informations sur la brigades des mères :

sur le site BrigadeDesMeres.org
sur le compte Twitter @BDM_FRANCE

Rien ne peut justifier le port du voile dans une école

Où commence et où s’arrête la neutralité de l’espace public ? Sur le cas concret de l’école et des interventions de cette femme admirable qui a perdu son fils dans la folie barbare d’un djihadiste sans foi ni loi. Ce crime sordide fait à l’humanité tout entière avec le facteur aggravant que ses auteurs croient s’absoudre par une absurdité morbide qu’ils inventent logique, ils tuent des enfants juifs en faisant référence au conflit israélo-palestinien et en assassinent lâchement des soldats français sur leur propre territoire.

Les paroles de paix de la mère d’une des victimes de Mohamed Merah sont importantes, son message est capital, il porte en lui le pardon et la possibilité pour les égarés d’une rédemption, je crois comme elle que les hommes peuvent changer.

Je m’identifie beaucoup à cette famille : comme leur fils, j’ai été soldat de métier, comme leur fils, j’ai un prénom musulman, comme leur fils j’étais fier de servir la France partout où on me l’a ordonné sans question ni état d’âme, comme leur fils j’ai servi dans les prestigieuses Troupes de Marine. Lui était dans l’aéroportée et moi dans l’infanterie.

Dans l’armée, c’est du sang vert kaki qui coule dans nos veines, un état d’esprit qui laisse les viles considérations politiques aux civils et à nous la souffrance, le sens de l’honneur et la gloire de peut-être mourir au service de la patrie, et de nos valeurs humanistes qui m’ont conduit à traverser les champs de mines serbes et bosniaques dans les années 90. Quelques camarades ont été tués, d’autres sont revenus amputés, comme moi ils avaient une vingtaine d’années.

Je veux redire que je vois le chagrin d’une mère, que je le ressens en tant que fils et en tant que père. Son chagrin et celui des autres famille touchées par la barbarie de quelques fanatiques, et partagé par tout un peuple, une nation et bien au delà encore, cette souffrance est partagée par tous ceux qui gardent un cœur tendre et disponible aux nombreux malheurs de ce monde.

Les valeurs pour lesquelles j’ai accepté l’idée du sacrifice ultime portent en elles la laïcité et la neutralité du service public ; une neutralité poussée à l’extrême dans l’armée. L’uniforme, les codes, l’interdiction de participer à tout évènement politique, l’interdiction d’être membre d’une association, de faire grève ou simplement de contester l’autorité.

Dans notre conception de la laïcité, l’école est un temple de la République : au même titre que je n’irais pas chaussé fouler les tapis de prière d’une mosquée, rien ne peut justifier que quelqu’un intervienne dans ces temples laïcs en arborant ostensiblement un signe religieux, prétendument musulman, qu’est le voile.

Afin d’éviter une énième loi, j’aimerais que cette mère éplorée comprenne l’importance de retirer ce foulard (hérité des dérives sectaires et fanatiques de l’Islam), pour donner un autre bel exemple, celui de la Laïcité quand elle pénètre dans une école, que dévoiler sa chevelure dans l’enceinte d’un établissement scolaire n’est non seulement pas un crime mais qu’il est apprécié comme une marque de respect des valeurs pour lesquelles des soldats, comme son fils, meurent régulièrement dans tous les théâtres d’opération où la France est engagée pour combattre et détruire les islamistes et leur idéologie.

Ahmed Meguini

Droit du travail : les 61 principes du rapport Badinter

Je vous invite à le lire et à en débattre en suite sur le fil dédié

Une premiere critique de Grégoire A. Crémieux-Naquet :

Je suis abasdourdi - et le mot est faible - par le concert de louanges qui s'élève pour se féliciter de la sauvegarde de...

Posté par Grégoire A. Crémieux-Naquet sur vendredi 29 janvier 2016

Débat : Le retour de l’uniforme à l’école ?

Une mesure simple à imposer puisqu’elle existe déjà, à la seule différence que l’uniforme change chaque saison et que ça coûte une fortune aux parents. La dernière paire de baskets, le dernier pantalon et « le haut » dernier cri qu’ils achètent tous dans les mêmes magasins. Enfin un écolier ressemblera à un écolier et ce sera plus difficile de le confondre avec un adulte et de lui vendre des cigarettes ou des jeux à gratter à la sortie des cours. Et il sera également moins tentant de racketter les pompes du mec qui a les mêmes que toi. Évidemment cela abolit également les marqueurs de classe que peuvent être les vêtements. Enfin, et c’est peut-être le plus important, le soulagement des parents qui gagneraient un bon quart d’heure tous les matins. En Grande-Bretagne, où cette pratique a encore cours, elle n’ôte rien de la créativité ou de l’indépendance d’esprit de ces enfants une fois qu’ils deviennent adultes.

Ahmed Meguini

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