La laïcité a sauvé ma mère d’une mort annoncée

Heureusement pour ma mère, la laïcité n’était pas interprétée par Jean-Louis Bianco quand sa communauté religieuse lui a tourné le dos. Parce que pour cette tribu, qui n’avait pour lien que quelques rites et une religion en commun, avaient aussi un ordre qui condamnait ma mère à mourir sous les coups de mon père, parce qu’ainsi vont les traditions, car ainsi va la religion, le mariage est hors question. La laïcité c’est l’outil qui a permis à cette jeune femme qui m’a mis au monde de pouvoir offrir au regard des autres un balayage, un brushing et un regard droit.

Dans les années 70, il n’y avait personne pour offrir une oreille attentive à celles qui la traitèrent de pute au seul motif que maman avait osé quitter papa sous les conseils des urgentistes de l’hôpital de Saint-Julien en Genevois. Pute encore, quand elle obtenait son permis de conduire et qu’elle renvoyait d’un coup de klaxon quelques misérables femmes renvoyées à l’étroitesse de leur misérable monde. C’est une République laïque et intransigeante qui a sauvé ma mère d’une mort annoncée et par l’occasion évitait à mon père un impardonnable crime.

Ahmed Meguini

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Je me fous de qui je fais « le jeu de »

J’ai grandi avec un drapeau synonyme de liberté, partout dans le monde, sauf chez moi où l’étendard tricolore était réservé aux fachos, qui a décidé ça ? Les gauchistes dans leur perpétuel repentir d’une pseudo culpabilité coloniale dont se nourrissent aujourd’hui les renforts racistes que sont les islamistes.

Et l’ironie a voulu que la descendance de vos anciens protégés, qui arboraient la main jaune de l’antiracisme sur leur blouson, vous qualifient aujourd’hui de néocolonialistes racistes. Ils ne s’en prennent pas à la droite ni au Front national, c’est vous qu’ils attaquent en appelant sans cesse à votre défaite.

Quand j’écris « La France aux Français », je travaille à redonner son vrai sens au patriotisme, qui doit redevenir un amour universel pour le genre humain même chez les gauchos et leurs réflexes de posture, qui préfèrent au risque de l’aventure, rester bien au chaud dans ce qu’ils considèrent, ne s’embarrassant pas des faits, comme le camp du Bien contre celui du Mal. L’heure n’est plus aux conseils, mais à l’action, si vous n’êtes pas d’accord avec mes idées, j’exige que vous m’opposiez les vôtres, et en plus de 140 signes si possible.

C’est bien ces postures stériles qui ont permis aux populismes de prospérer et qui ont jeté dans les bras de l’extrême droite une majorité de Français, des déshérités qui n’ont pas d’autre patrimoine que la patrie. Ne me parlez plus comme si j’étais de la tribu des gauchistes, j’appartiens désormais à la communauté des affranchis, des hommes et des femmes libres.

L’antiracisme fonctionne comme les racistes qui condamnent les Arabes et les Noirs sans jamais les avoir rencontrés. Les antiracistes condamnent, ils affrontent des Français sans jamais les avoir rencontrés ne serait-ce que dans la convivialité toute française d’un bistrot, dernier endroit où nous sommes encore capables de fraterniser.

Si j’avais fait mienne cette attitude en me braquant à la moindre remarque raciste, je serais fou de haine aujourd’hui, comme ces monstres nés ici et qui sont devenus nos ennemis.

Assez de ces postures qui m’épuisent, je ne souffrirai plus ces commentaires d’un autre âge. Si vous n’avez pas d’idées à m’opposer, je me passe bien volontiers de vos conseils. Je reprends le drapeau et je le rends au français universel, qui a les meilleures raisons du monde d’être fier d’appartenir à ce grand pays.

Une dernière chose, et les intéressés se reconnaitront : je n’appelle pas Arrmed, mais bien Ahmed, à prononcer « Amed ».

Bien à vous

Ahmed Meguini

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La laïcité : un principe mondial

Je suis Haythem Abdelmoula, un jeune Tunisien vivant en France.

L’expérience quo­ti­dienne et mon amour pour l’histoire ont forgé chez moi l’idée qu’un État fort laïque et pro­tec­teur des liber­tés et des droits est le garant d’un espace com­mun ration­nel et moderne. L’espace publique repré­sente notre com­mun que nous par­ta­geons en tant qu’individus libres et dignes. Cet espace doit gar­der son carac­tère are­li­gieux, car l’histoire et même l’actualité dans plu­sieurs pays à tra­vers le monde montrent que le reli­gieux trop impli­qué dans l’espace public, est un outil de tyran­nie et d’oppression. Le reli­gieux repose, par défi­ni­tion, sur les dogmes de la foi. Et dans sa quête d’appréhender l’humain dans toute sa com­plexité, il est devenu essen­tiel­le­ment contra­dic­toire. Ainsi, le prendre trop au sérieux et l’extrapoler loin de la sphère per­son­nelle à l’espace publique (pro­blème de société, vie poli­tique et par­fois la vie tout cours) est la cause de conflits inter­mi­nables qui peuvent conduire jusqu’à la guerre totale. La com­plexité de l’humain est tell qu’aucune pen­sée repo­sant sur des dogmes (reli­gion, idéo­lo­gie.…) ne peut pas l’expliquer.

C’est pour cela, la moder­nité, cette rup­ture avec le tota­li­ta­risme reli­gieux, qui repose sur l’individualisme, la ratio­na­lité et les liber­tés, a retenu les leçons de l’histoire en adop­tant l’espace com­mun sécu­la­risé comme seul garant des liber­tés indi­vi­duelles.

En d’autres termes, la laï­cité. Et puisque l’humain est uni­ver­sel, la rai­son est uni­ver­selle, les liber­tés sont uni­ver­selles et le péril tota­li­taire est, mal­heu­reu­se­ment, uni­ver­sel, la laï­cité devient elle-même une néces­sité uni­ver­selle indé­pen­dam­ment des dif­fé­rences cultu­relles. De nos jours, les esprits prés-modernistes et obs­cu­ran­tistes, ren­for­cés par leur nombre, les finan­ce­ments énormes qu’ils obtiennent et la mon­dia­li­sa­tion des moyens de com­mu­ni­ca­tion, attaquent fron­ta­le­ment ce modèle. Ils impo­sant dans espace public des idées mar­quées par une hys­té­rie reli­gieuse pro­fonde qui carac­té­rise un retran­che­ment iden­ti­taire et un malaise civi­li­sa­tion­nel avec la moder­nité et l’esprit des lumières.

Ces idées, qui réduisent l’être humain à son appar­te­nance reli­gieuse issue d’une com­bi­nai­son de trois hasards bio­lo­gique, géo­gra­phique et his­to­rique, sont un dan­ger immi­nent sur la société et l’espace publique.

Il est regret­table de voir que cer­tains défendent ces dérives iden­ti­taires au nom de la dif­fé­rence cultu­relle et la pro­tec­tion des mino­ri­tés. Qu’ils pensent à la défense des membres de ces mino­ri­tés écra­sés sous les car­cans des dogmes, iso­lés du reste de la société et même sor­tis du cou­rant de l’histoire. Qu’ils prennent en consi­dé­ra­tion l’universalité du com­bat pour la laï­cité et que les peuples ont tous droit à l’émancipation, à la liberté de conscience et à un espace public ratio­na­lisé. J’ai l’honneur d’avoir deux pays: un pays de nais­sance et un pays de culture et d’art de vie. À tra­vers les deux rives de la Méditerranée, il s’agit du même com­bat, même idéal et même espoir ! Vive la République !

Haythem Abdelmoula

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Roland Castro : Il faut tout reconstruire !

il y a 30 ans et plus, il y avait 2 ques­tions à résoudre :

1. la citoyen­neté de nos com­pa­triotes issue de l’immigration colo­niale (mar­ché pour l’égalité de 1983)
2. la ques­tion des lieux où ils habi­taient : les grands ensembles issus de la pen­sée fonc­tion­na­liste stu­pi­dis­sime de Le Corbusier .Ces deux ques­tions étaient mêlées nouées. j’ai atta­qué la seconde en lan­çant avec Cantal Dupart « Banlieues 89. Mitterand n’a pas tenu la pro­messe du Droit de vote des étran­gers aux élec­tions locales, les mômes fran­çais n’ont pas vu leur mère et leur père aller voter alors qu’eux pou­vaient ! Il y a une marche qui est deve­nue un mar­ché et Mitterand ne leur a pas dit à l’arrivée de la marche ce que Napoléon avait dit aux juifs : rien en tant que juif, tout en tant que citoyen ! Aujourd’hui c’est beau­coup plus grave , la frac­ture ville ban­lieue s’est com­plété de frac­tures ter­ri­to­riales et l’islam est devenu la valeur refuge de ce loupé tra­gique ! Reste une situa­tion de lai­deur un peu amé­lio­rée grâce à Borloo et une défla­gra­tion socié­tale due à la reli­gion ! Résumons il faut une bonne urba­nité pour tous et une laï­cité INTRANSIGEANTE ! Vaste pro­gramme dirait le géné­ral de Gaulle !

La suite dans mon livre à paraître le 2 Mars (l’Archipel) : il faut tout recons­truire !

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A vélo par les chemins de traverse de la laïcité

Avec toutes ces commémorations, l’émotion est là, le passé remonte.

Mon cheminement professionnel a fait que dans les années 2000, j’étais en poste dans des communes de  “gauche” sur le secteur  “enfance” (services à la population des  0 à 15 ans).

De la politique “d’achat” des caïds de la cité qui, par exemple, partaient au ski pour trois poignées de pétards et qui, avançant en âge (c’est à dire plus de 15 ans), continuaient d’en bénéficier. De la politique des “grands frères” que j’ai stoppé mais avec de grands moments de solitude, de la mixité que j’ai imposée (ré-imposée) dans le service des 11/15 ans, dans l’équipe et la fréquentation. Solitude aussi, face à un jeune de ce service que je n’ai pas titularisé, face à ses attitudes sexistes, puritaines, de revendication de lieu de prière et d’aménagements divers. Solitude encore, face à des animateurs réclamant un frigo différents des autres, en clair sans alcool ni charcuterie. Solitude enfin, lors d’un entretien de recrutement avec une candidate recommandée par un maire-adjoint, se présentant à l’entretien voilée et me demandant s’il était possible qu’elle travaille auprès des enfants, au sien d’une école, ainsi vêtue, par chance je sais rester clair et elle a parfaitement compris que cela n’était pas négociable. Solitude aussi pour recomposer des équipes multiculturelles dans les équipes d’entretien des écoles, et non pas des équipes regroupées par affinités ? (je ne sais même pas comment qualifier se laisser faire de regroupement !). Solitude aussi quand j’ai pris un homme pour être responsable d’une Halte-garderie.

Le sommet, en 2005, lorsque j’ai proposé de décliner sur l’ensemble de l’année , le centenaire de la Loi de 1905, démission complète du premier magistrat et d’une partie de élus, mais aussi des déceptions internes à mon équipe proche.

Aujourd’hui, et depuis 2007, je suis dans l’hospitalier, et c’est essentiellement à cause de tout cela.

Petit à petit, là encore je suis rattrapé par ces défaillances favorisant les revendications d'”accommodements raisonnables”, l’article de Patrick PELLOUX “les djihadistes sur le front de la santé” dans le Charlie des un an, tout autant que les prières de rue anti-avortement devant l’hôpital Tenon où la Maternité de Port Royal) que je ressens comme autant d’atteintes à un vivre ensemble apaisé. La vie est une expérience unique et non renouvelable, ce n’est pas de moi, mais j’aime bien, alors ne nous laissons par pourrir la vie !

Didier

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« Je m’appelle Sémira et j’ai rejoint le Parti de la société civile.»

je suis né en région parisienne d’une mère française et d’un père tunisien au début des années 70.
J’ai recu la double nationalité en héritage.
Ensuite j’ai grandi en Tunisie.
Rapidement j’ai compris que j’étais féministe, athée et libre dans un pays qui ne pouvait me comprendre sous le poids des traditions et du qu’en dira-t’on.
Je savais que je vivrai en France, ce 2ème pays où je passais tous mes étés auprès de mes grands parents, ce pays synonyme de liberté.
Je suis arrivée ici après mon bac, vivre ma vie.
Je me suis inscrite sur les listes électorales forte de la conviction que si j’avais des droits j’avais aussi des devoirs.
En 25 ans j’ai vu ce pays passer des lumières au côté obscur.
Avec une montée des extrémismes de tous bords.
La laïcité mise à mal par les ultras religieux de toutes obédiences.
Une haine et un rejet de l’autre démesurés.
Aujourd’hui je ne reconnais plus mon pays, je ne vois plus cette liberté de vie, de penser qui est le symbole de cette France que j’aime tant.
Je suis inquiète pour nos jeunes qui ne se reconnaissent pas dans la classe politique, qui ne s’inscrivent pas sur les listes, sont abstentionnistes ou sont attirés par les extrêmes, quels qu’ils soient.
Aujourd’hui je continue à voter mais plus personne ne me représente vraiment.
Je veux faire partie de la solution pour nous et pour les générations qui nous suivrons.
Parce qu’il faut que ça change.
Parce que la France de demain se construit maintenant.
Je m’appelle Sémira et j’ai rejoins le parti de la société civile.

Sémira

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