Ahmed Meguini : J’appelle à un sursaut républicain !

Les électeurs Front National ne sont coupables de rien. Ils exercent leurs droits civiques au même titre que n’importe quel citoyen dans notre démocratie. Les électeurs Front National sont les plus nombreux à être sûrs de leur choix. Ils votent pour Marine Le Pen et contre personne, ou alors contre le système politique, comme les autres, à cette différence près que le FN est pionnier en matière de populisme. Ce qui est coupable en revanche, c’est le cynisme et la misère de ceux qui rêvent ouvertement de se retrouver face à Marine Le Pen au second tour. Il y a 15 ans, après le 21 avril 2002, nous étions des centaines de milliers à descendre dans la rue pour protester contre la présence de l’extrême droite au second tour, un peu moins – quelques dizaines – à porter une banderole où l’on pouvait lire « Il ne suffit pas d’être contre ». Quelques jours plus tard, le Président de la République Française était réélu à 82%, dès lors extrême droite ne cessera de dénoncer « le système UMPS ». Une rhétorique anti-système reprise aujourd’hui par tous, sans exception. Rarement un parti n’aura été aussi influent : il y a 15 ans le FN perdait dans les urnes et, comme nous le pressentions, il avait gagné dans les têtes.

 

J’appelle à un sursaut républicain !

 

Quel que soit notre candidat, nous avons le devoir d’agir là où nous sommes contre la résignation et le renoncement, là où demeure le fascisme véritable. Ne permettons plus à nos amis de s’arranger avec cette réalité et préservons nos divergences en nous rassemblant autour de nos valeurs d’humanisme, de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Avant le barrage au Front National doit précéder le combat contre ses idées. Levez-vous et combattez.

Ahmed Meguini

Président de LaïcArt

Les mesures à prendre et les signaux à envoyer d’urgence

La classe politique est indiscutablement devenue le groupe le plus détesté juste après les terroristes. Comment demander à ceux qui nous inquiètent de nous protéger ? L’attentat de Nice a révélé de la façon la plus cruelle et la plus angoissante qui soit, la vacuité, l’impuissance, pire, une forme de dangerosité des responsables politiques du moment, toutes obédiences confondues. Leur panique aurait été risible si elle n’était pas mortelle. Je ne rentrerai pas plus dans le détail de cette critique qui ne produira rien pour me concentrer sur les mesures à prendre et les signaux à envoyer d’urgence. Sur les réseaux sociaux l’avant-garde progressiste, laïque et républicaine est unanime et dit en substance : La fête du slip c’est fini.

Ceux de nos concitoyens qui ne partagent aucune de nos valeurs républicaines, laïques et démocratiques de liberté, d’égalité et de fraternité n’ont que deux options. S’ils ont une autre nationalité à présenter, ils quittent définitivement notre territoire. Quant à ceux qui n’ont pas d’autres nationalité à présenter nous avons le devoir de faire en sorte qu’ils le regrettent. Les mosquées Salafistes et Wahhabites doivent être considérées comme les permanences d’un parti fasciste, armé, dangereux et traité en conséquence.

Nous devons le plus rapidement possible mettre en place le programme Apollo de l’environnement avec pour mission sortir du pétrole en 10 ans. Nos meilleurs spécialistes, chercheurs, écologistes et industriel dotés d’un budget illimité seront chargés de nous démontrer le génie français. Les pays voisins qui souhaitent s’associer à la plus grande aventure européenne depuis la révolution industrielle seront les bienvenus. Nous avons conquis l’espace, nous allons maintenant conquérir notre destin. Sortir du pétrole à court terme est un enjeu vital qui conditionne toutes les autres mesures.

Pour les générations à venir, nous instaurerons un service civique obligatoire d’un an dès 18 ans. Pas une connerie pour fournir du personnel gratuit aux associations, non un vrai service, on vit ensemble, on mange ensemble, on dort ensemble et le plus loin possible de la maison familiale. Ces conscrits apprendront les techniques de premiers secours, des différents sauvetages comme les inondations ou les tremblement de terre, la logistique humanitaire ou encore la gestion de projet. Le plus important : ils mangeront, dormiront et rêveront : République.

L’école doit reprendre de toute urgence sa mission propagandiste de la République, il n’est plus question d’éducation mais d’instruction, on fabrique prioritairement des citoyens et secondairement de la main d’œuvre qualifiée. Nous préférerons toujours côtoyer un chômeur républicain à un ingénieur d’Al-Qaïda.

Sortir de la question du chômage, comme le dit l’adage : « Il n’y a pas de problème que l’absence de solutions ne puisse résoudre. » L’homme a maitrisé le feu, l’eau, l’agriculture par curiosité et instinct de préservation, sans que ses efforts n’aient été conditionnés à un revenu et à un niveau de vie. Libérons-nous de la peur, sécurisons ce qui est possible et offrons-nous un revenu universel.

Ces quelques mesures sélectionnées parmi tant d’autres pour répondre à l’urgence sont déjà un profond bouleversement de la société française mais chacun comprend que si nous ne sommes pas les auteurs du changement, nous en serons les victimes.

Alors maintenant, comment faire pour porter ces mesures ? Faut-il faire pression ou doit-on s’organiser pour prendre le pouvoir ?

Ahmed Meguini

Manifeste de Sayedat Tounes : Pour une Tunisie Libre

Manifeste de Sayedat Tounes

Pour une Tunisie Libre Femmes et hommes  de la Tunisie unissez vous 

Cinq ans sont déjà passés depuis la révolution, deux élections, d’interminables nominations, un peuple en désespoir, une situation en dégringolade de ruine, des conflits de pouvoir et d’intérêts, la Tunisie va mal, va même très mal et pourtant la Tunisie ne manque de rien. Riche en compétences, en capital humain et en ressources, la Tunisie a juste besoin de volontés et de vrais motivations pour une politique de développement et de progrès. Ce constat a illuminé notre rêve d’une meilleure Tunisie qui réalisera effectivement ce pour quoi tout un peuple et de nombreux martyrs se sont soulevés.

C’est ce rêve qui nous a alimenté pour nous réunir et faire réunir tous les Tunisiens autour d’objectifs qui alimenteront notre élan et nos aspirations pour une patrie libre où il fait bon vivre.
L’ambition de ce manifeste est l’unité des Tunisiens.

 

Le mouvement de   Sayedat Tounes est un mouvement de   Tunisiennes et Tunisiens patriotes et libres qui oeuvrent pour une politique de souveraineté et de liberté et pour une Tunisie riche en développement et en valeurs.

Restructurer le chaos et réorienter les perspectives en vue du salut de la patrie et la dissolution de la crise infligée par la conjoncture géopolitique  est notre souci primordial.

Nous : mouvement   Sayedat Tounes  considérons que :

1-   les évènements et les bouleversements qui ont caractérisé le monde  en général et notre pays en particulier marquent une mutation nécessitant un travail de grande envergure afin de restructurer et reconstruire le paysage social et politique en vue des  intérêts de la patrie, du peuple, de la  société et de l’avenir.

2-   La conjoncture a été caractérisée par une guerre politique et géopolitique marquée par une montée obscuarntiste, une exaltation de la barbarie, de la mort et de la cruauté, et du terrorisme, notre tâche est une bataille et une lutte pour la reconstruction des valeurs de la vie, la liberté, la paix et la justice.

3-   Le terrorisme est une guerre, l’islamisme est son instrument, notre mouvement vise la paix, la sécurité et la foi intérieure.

4-   Il a été observé pendant les évènements qui ont marqué la transmutation de la Tunisie que l’enjeu principal était la femme, proie et bouc émissaire des obscurantistes, des conservateurs et même des progressistes, de ce fait nous reconsidérons la femme comme libre autonome responsable et active avec un rôle prépondérant dans le pouvoir et la prise de décisions ce qui limitera toute récidive obscurantiste.

5-   Notre économie marque une chute considérable:  augmentation des credits et des dettes, chute du pouvoir d’achat, montée des prix, absence d’investissements nationaux et internationaux, augmentation du chomage, resources naturelles non-exploitées, inégalité sociale, augmentation de la pauvreté et de la corruption, inégalité dans les chances de vie et d’accès à la réussite.

6-   L’état est faible, fragile et infiltré.

7-   Nous visons une reconsidération pour une économie fructuante et fructifiée , développement et investissement , justice sociale , égalité des chances , justice de mérites , pour un libéralisme social ayant pour seul objectif l’essor du pays  , du peuple et de la société

8-   Les droits fondamentaux sont nos valeurs et nos repères.

9-   Le Tunisien à le droit à:

La dignité  

La liberté 

La sécurité   

L’égalité :   

La solidarité 

La Citoyenneté

La Justice 

10-Le Tunisien est prioritaire.

11-La Tunisie est ouverte à toutes les cultures, toutes les langues, aux arts et au savoir, avec un maintien et une protection  absolue du patrimoine et de l’autonomie culturel.

12-l’homme est enfant de la nature, l’ecologie est notre combat.

12-Pour une démocratie répressive et non-permissive ou le dernier mot revient à la loi, aucune infraction à la loi n’est tolérée.

Le texte de ce manifeste concerne seulement et uniquement le mouvement de   Sayedat Tounes.

Pour une Tunisie libre

 Monia Sanekli 

Alia Hachicha

Mouna Dridi 

Manifeste initialement publié ici http://sanekli.eklablog.com/manifeste-de-sayedat-tounes-a125770698

Quand on croit à la jeunesse comme on croit en Dieu

Quand l’incompétence précède une incompétence plus grande encore, lorsque la misère, celle des rigoureux et interminables hivers qui suivirent de peu la plus effroyable des guerres s’installe durablement dans les têtes de ceux-là mêmes qui se sont choisi pour mission d’apporter au monde leurs lumières, parce que l’honneur est le premier sacrifice de ceux qui, regardant un possible destin, lui ont préféré une préjudiciable carrière. Alors nous faisons passer pour existence ce qui n’est que la somme de jours sans intérêt et choisissons pour renouveau le mensonge d’un visage et l’éloquence de promesses que nous n’avions même pas demandées pour acte de résistance, ce qui n’est en réalité qu’une brutale agression contre un oppresseur lui-même aussi violent que familier. Quelles qu’aient été nos erreurs, l’expiation perpétuelle ne peut pas être un modèle de société, quel que soit le prophète, on ne peut pas sauver un peuple de lui-même, en cela la politique ne peut rien si ce n’est déformer le miroir et répondre ainsi aux restes de ce qui peut ressembler à une vague volonté populaire. Dénouer le drame, grandir l’intrigue, étoffer les personnages c’est le pouvoir tout puissant de deux malheureux index burinant un clavier fatigué et, malgré tout, plus opérant que tous les gouvernements que mes contemporains ont eu a apprécier. Des mises en abîme, du vide fractal, la presse fait parfois recette en parlant de sa propre crise, la télévision fait ses plus grandes audiences quand elle se moque de la bêtise de ses propres programmes et le pouvoir politique vole l’indignation au syndicalisme, qui lui-même singe une esthétique révolutionnaire d’un autre âge. Et aujourd’hui on croit à la jeunesse comme on croit en Dieu, et on attend d’elle la résolution d’une crise que l’on ne sait pas encore nommer, alors cette même jeunesse est conduite au désastre, devenus les pères de leur père avant même que d’avoir été des fils, ils paieront ce qui semble être une dette par d’infinies pérégrinations dans le dédale de fautes qu’ils n’ont pas commises et dont ils ignorent tout.

Ahmed Meguini

Projet 10 millions : l’audace d’être le peuple providentiel

Nous sommes nombreux à penser que ce n’est pas la richesse qui produit du vivre ensemble mais bien l’inverse. Nous sommes nombreux à penser que la laïcité est l’une des plus belles et plus généreuses inventions de l’histoire des sociétés modernes. Nous sommes nombreux à admettre que l’intransigeance sur nos valeurs universalistes n’est pas de l’extrémisme mais une véritable générosité : ce qui est bon pour nous est bon pour les autres. Nous sommes nombreux à dénoncer et combattre l’islamisme sans accuser l’ensemble des Musulmans, à être fermes sur notre identité sans s’y retrancher.

Voici le plan :

Nous allons transformer la volonté politique sur cette question précise par le nombre : Objectif 10 millions. Nous sommes de droite, nous sommes de gauche et sur la question de la laïcité nous sommes républicains, nous sommes la France, éternelle et généreuse dans le respect de ses valeurs. 10 millions de citoyens, autant d’identités et un lien commun : une laïcité, non négociable et indiscutable, qui plus est sous la menace d’un extrémisme religieux.

L’audace d’être le peuple providentiel

Devenons une force politique majeure et inventons une autre offre, un nouveau possible en partant de notre plus grand dénominateur : la laïcité. Il n’y pas un homme ou une femme ; pour une mondialisation heureuse, ayons l’audace d’être le peuple providentiel.

Offrons-nous au monde unis et indivisibles, et nos ennemis se lasseront et nos adversaires comprendront, qu’ensemble nous sommes invincibles.

Faites circuler ce message sur vos réseaux, épinglez-le sur votre page FB et Twitter et rejoignez le projet 10 millions.

Ahmed Meguini
Encore 635 adhésions pour atteindre les 1000

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«Quand on part à la guerre, on ne part pas en victime»

Dans la tourmente depuis août 2014, Amine, un roubaisien de 19 ans, a dû grandir plus vite que les autres depuis que sa grande sœur a rejoint le Califat. Militant UMP, étudiant en droit, le verbe haut, Amine dénonce l’absence de méthode pour lutter contre la radicalisation, pour évaluer l’efficacité des dispositifs d’un « État juge et partie qui ne peux pas se noter lui-même ». La tête bien faite, le jeune homme s’interroge également sur les outils de contre-propagande qui, selon lui, doivent être ajustés, « mosquée par mosquée, communauté par communauté ». Amine ne comprend pas que les familles touchées par la radicalisation et l’endoctrinement ne soient pas plus associées à la réflexion sur les solutions à apporter. La voix claire, il parle à toute vitesse : « Le gouvernement doit donner des moyens aux acteurs de terrain, nous n’avons pas à faire à une radicalisation mais à un engagement idéologique ». Pour Amine, si des djihadistes reviennent en France, c’est principalement pour des raisons de sécurité et « parce que là-bas, ils n’ont pas la télé ». Amine sera présent à la réunion du mouvement « Le Sursaut » dans l’espoir de pouvoir interpeller le Premier Ministre et de lui apporter sa réflexion. Le jeune homme refuse les sollicitations de la presse, il ne veut pas être le frère éploré d’une « radicalisée » mais revendique une parole politique citoyenne et républicaine, ainsi il conclut notre entretien téléphonique par un foudroyant : « Quand on part à la guerre, on ne part pas en victime ».

Ahmed Meguini