L’idéologie qui vient de tuer 14 innocents à Barcelone se nomme l’islamisme

L'idéologie qui vient de tuer 14 innocents à Barcelone se nomme l'islamisme. C'est l'idéologie défendue par les Frères Musulmans, c'est l'idéologie dont se prévalent les frères Ramadan tout comme Marwan Muhamad et l'ensemble des islamistes. C'est l'idéologie dont se font les complices plus ou moins serviles et coupables, des Edwy Plenel, des Raphaël Liogier, des Assbague, des Bauberot, des Bariza Khiairi, des Obono. Cette idéologie, tout comme le nazisme autrefois, s'accommode de ses idiots utiles, possède des relais non violents mais pas moins redoutables dans une Société démocratique et des relais violents, à l'image des cerveaux malades qui ont agi ce soir. Il faut le dire et ne jamais hésiter à dénoncer l'islamisme, sous toutes ses formes. Emmanuel Macron peut bien afficher sa détermination ou son unité, il n'en n'a pas moins dîné avec ceux-là mêmes qui fondent l'idéologie islamiste qui est substantiellement la cause première et déterminante de ces meurtres de masse. Comme l'un de ses premiers gestes en qualité de Président. Avec des islamistes. Il n'est pas le seul mais perpétue encore et encore les mêmes fautes que ses prédécesseurs. Tant que des présidents de la République , des ministres de l'intérieur ou des des élus, des chefs d'état collaboreront avec des islamistes, même non violents, nous ne serons pas en guerre dans une guerre qui nous est tout simplement déclarée, livrée et imposée par les armes, la propagande, le financement sans précédent et une stratégie d'ensemble qui repose avant toute chose sur nos lâchetés et nos faiblesses, à commencer par celles d'élus qui interdisent la tenue d'une pièce de théâtre ou d'une œuvre inspirée par Charb. Oui, tout cela est lié et à chaque attentat reculent encore un peu plus nos marges de manœuvres à mesure que les revendications ubuesques du communautarisme aident les islamistes dans leur projet d'ensemble. Réagir et résister ce n'est pas devenir expert en camionnettes ou en djihadisme alors que personne n'est expert de rien pas même les djihadistes. Ce n'est pas allumer ou éteindre inlassablement la Tour Eiffel. C'est se prendre en main en s'attaquant à l'idéologie qui travaille à notre mort, qu'elle soit individuelle dans le malheur d'un attentat, ou collective dans la réalisation des revendications islamistes.

Renaud

J’hadère à LaïcArt

«Détruire le fascisme islamique»

Quelle règle non écrite impose à celles et ceux qui ont quittés leur religion, comme Zineb El Rhazaoui, ou bien qu’ils critiquent seulement ses dérives comme Mohamed Sifaoui, une émancipation sous haute protection policière ? Comme quelqu’un qui vit sous une épée de Damoclès la journaliste ne prend pas de détour, elle débute un chapitre par « Les collaborationnistes français », oui ça pique. Elle cartographie les concepts surréalistes des islamistes, leurs idiots utiles, des collabos et des essentialistes, elle met en avant le tragicomique des islamologues de comptoir qui fleurissent sous les projecteurs des chaînes d’information. L’auteur expose également le racisme bienveillant de ceux qui, à coup de « C’est pas l’Islam », nous dessinent en creux l’archétype du bon, du vrai Musulman de France : un épicier moustachu, courageux, travailleur et toujours souriant. Zineb nous le répète, les producteurs d’amalgames, ce sont eux ! Ceux qui après chaque attentat nous parlent de la place des Musulmans en France plutôt que de combattre l’idéologie qui les massacre par centaines de milliers.

Et puis la chanson de l’islamophobie française, celle qui fait rire tous les intellectuels du monde arabe. Une manœuvre qui habille d’antiracisme l’émergence d’un délit de blasphème spécifique à l’Islam. Ne pas admettre cette escroquerie pour ce qu’elle est, ce n’est plus du déni, c’est de la démence. Et si la raison n’est plus l’affaire de l’intelligence mais de la puissance de l’audience, il nous reste encore la possibilité d’en offrir une à la résistance.

Ahmed Meguini

Les mesures à prendre et les signaux à envoyer d’urgence

La classe politique est indiscutablement devenue le groupe le plus détesté juste après les terroristes. Comment demander à ceux qui nous inquiètent de nous protéger ? L’attentat de Nice a révélé de la façon la plus cruelle et la plus angoissante qui soit, la vacuité, l’impuissance, pire, une forme de dangerosité des responsables politiques du moment, toutes obédiences confondues. Leur panique aurait été risible si elle n’était pas mortelle. Je ne rentrerai pas plus dans le détail de cette critique qui ne produira rien pour me concentrer sur les mesures à prendre et les signaux à envoyer d’urgence. Sur les réseaux sociaux l’avant-garde progressiste, laïque et républicaine est unanime et dit en substance : La fête du slip c’est fini.

Ceux de nos concitoyens qui ne partagent aucune de nos valeurs républicaines, laïques et démocratiques de liberté, d’égalité et de fraternité n’ont que deux options. S’ils ont une autre nationalité à présenter, ils quittent définitivement notre territoire. Quant à ceux qui n’ont pas d’autres nationalité à présenter nous avons le devoir de faire en sorte qu’ils le regrettent. Les mosquées Salafistes et Wahhabites doivent être considérées comme les permanences d’un parti fasciste, armé, dangereux et traité en conséquence.

Nous devons le plus rapidement possible mettre en place le programme Apollo de l’environnement avec pour mission sortir du pétrole en 10 ans. Nos meilleurs spécialistes, chercheurs, écologistes et industriel dotés d’un budget illimité seront chargés de nous démontrer le génie français. Les pays voisins qui souhaitent s’associer à la plus grande aventure européenne depuis la révolution industrielle seront les bienvenus. Nous avons conquis l’espace, nous allons maintenant conquérir notre destin. Sortir du pétrole à court terme est un enjeu vital qui conditionne toutes les autres mesures.

Pour les générations à venir, nous instaurerons un service civique obligatoire d’un an dès 18 ans. Pas une connerie pour fournir du personnel gratuit aux associations, non un vrai service, on vit ensemble, on mange ensemble, on dort ensemble et le plus loin possible de la maison familiale. Ces conscrits apprendront les techniques de premiers secours, des différents sauvetages comme les inondations ou les tremblement de terre, la logistique humanitaire ou encore la gestion de projet. Le plus important : ils mangeront, dormiront et rêveront : République.

L’école doit reprendre de toute urgence sa mission propagandiste de la République, il n’est plus question d’éducation mais d’instruction, on fabrique prioritairement des citoyens et secondairement de la main d’œuvre qualifiée. Nous préférerons toujours côtoyer un chômeur républicain à un ingénieur d’Al-Qaïda.

Sortir de la question du chômage, comme le dit l’adage : « Il n’y a pas de problème que l’absence de solutions ne puisse résoudre. » L’homme a maitrisé le feu, l’eau, l’agriculture par curiosité et instinct de préservation, sans que ses efforts n’aient été conditionnés à un revenu et à un niveau de vie. Libérons-nous de la peur, sécurisons ce qui est possible et offrons-nous un revenu universel.

Ces quelques mesures sélectionnées parmi tant d’autres pour répondre à l’urgence sont déjà un profond bouleversement de la société française mais chacun comprend que si nous ne sommes pas les auteurs du changement, nous en serons les victimes.

Alors maintenant, comment faire pour porter ces mesures ? Faut-il faire pression ou doit-on s’organiser pour prendre le pouvoir ?

Ahmed Meguini

Pourquoi ont-ils tué le Grand Duduche ?

Je me souviens que le 7 janvier, je n’étais pas le seul à avoir associé la tuerie de Charlie à l’assasinat de Jaurès. On avait assassiné une voix libre et laïque, un meurtre qui annonçait la guerre. Et l’effroi dans l’effroi, ils avaient probablement ri comme moi, devant le nez pointu de Dorothée, dessiné par Cabu qu’ils venaient d’assassiner. Merci pour ce dessin à Charlie, qui était l’un des dessinateurs du programme préféré de ma génération, d’avoir rassemblé ce qui n’aurait jamais du l’être, une partie de la Bête.

Dessin de Charles Gauter
Dessin de Charlie

“Allez vous faire foutre”

La colère d’Ahmed Aboutaleb, maire de Rotterdam, contre les djihadistes, le jour de l’attentat contre Charlie Hebdo, vidéo sous-titrée en Français par LaïcArt

Ahmed Aboutaleb, né le 29 août 1961 à Beni Sidel (Maroc), est un homme politique néerlandais, membre du Parti travailliste (PvdA). Secrétaire d’État aux Affaires sociales entre 2008 et 2009, il est maire de Rotterdam depuis 2009. Aboutaleb a été élu personnalité néerlandaise de l’année 2014, et meilleur dirigeant politique l’année suivante selon deux sondages

Ahmed Aboutaleb est né à Beni Sidel dans le Rif marocain. À la mort de son grand-père, avec sa mère et ses cinq frères et sœurs, il quitte le Maroc à 15 ans, en octobre 1976, pour rejoindre son père, ancien imam de son village et qui avait émigré à La Haye où il travaille comme agent d’entretien. « La migration c’est sans pitié, terriblement difficile ; cela exige un prix incroyablement élevé » dira-t-il lors d’une interview en 2005.

En 1987, il obtient un diplôme d’ingénieur électronicien.

Source Wikipedia

Un enseignant islamiste à l’université

Un compte Twitter garni de tweets dignes des pires trolls djihadistes qui sévissent sur le réseau, attention ça pique !

Le 17 novembre 2015, la France est sous le choc, nous pleurons nos morts, Paris est transformée en zone de guerre et une lourde tristesse envahit les cœurs. Pas tous : Hamid Belakhdar enseignant de comptabilité à l’IUT de Saint-Denis, n’est manifestement pas très affecté à en croire ce tweet :

De l’humour noir, me dira-t-on ? J’entends déjà au loin les bénéficiaires de notre malheur crier « Charlie, Charlie ! », mais Charlie ne relaie pas les tweet d’un d’islamiste tel que Alkanz et Ils savent d'où vient la violence quand on parle de djihadistes :

Il faut le dénoncer, me direz vous ? Comment cet homme peut-il enseigner dans une université de la Seine-Saint-Denis, un département choisi pour lieu de résidence privilégié par les terroristes ?

Eh bien il a été dénoncé avec d’autres, et bien avant tous ces faits, par le directeur de l’IUT M. Samuel Mayol auprès du président de ce même IUT. Monsieur Mayol avait notamment dénoncé les prières collectives au sein de l’établissement.

À l’IUT de Saint-Denis, il n’y a pas de problème d’islamisme, circulez y a rien à voir ! Samuel Mayol est suspendu pour des motifs mineurs qui n’ont rien à avoir avec l’histoire, et l’islamiste Hamid Belakhdar qui s’amuse de la tuerie du Bataclan est toujours enseignant.

Cette gestion de crise reflète parfaitement le décalage entre les déclarations d’intention du Premier Ministre Manuel Valls et la réalité vécue par les défenseurs de la laïcité sur le terrain. Des belles paroles à l’Assemblée et des islamistes qui distillent leur poison et se débarrassent , en un claquement de doigts de résistants qui se croyaient soutenus par l’État.

Ahmed Meguini

J’hadère à LaïcArt

Une « Guerre médiatique » contre les croisées.

*Un visuel très travaillé où se côtoient une souris d’ordinateur et une kalachnikov avec le message suivant : « Participez à la guerre médiatique contre les croisés, 50% de la guerre se fait médiatiquement, téléchargez, uploadez et partagez un maximum en utilisant le hashtag #KhiafahFR »

Aujourd’hui le réseau LaïcArt et la  Katiba des Narvalos sont les seuls à participer avec des moyens dérisoires à la contre-guérilla médiatique sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a lui choisi une communication institutionnelle globale à destination de la jeunesse. Un choix absolument inefficace et qui confine au grotesque si l’on considère la défiance intrinsèque de la jeunesse envers l’autorité, qui est comme chacun le sait, particulièrement exacerbée en ce moment.

Nous appelons tous les élus qui à la fois comprennent l’importance d’une réponse adaptée à cette guerre de communication et qui admettent que l’État ne peux pas y répondre efficacement, à se mettre en relation avec nous afin de nous donner les moyens d’agir. J’en appelle également aux patriotes, aux amoureux de la liberté qui pourraient nous aider par leur mécénat.

Nous agirons quoi qu’il en coûte et nous trouverons les moyens qui manquent à l’efficacité de notre action. Et comme le dit la chanson : « S’il le faut, nous emploierons des moyens légaux »

Alors à votre tour, camarades républicains : « Partagez un maximum en utilisant le hashtag : #JeSoutiensLaïcArt »

Ahmed Meguini

*Information de David Thomson via son compte Twitter

J’hadère à LaïcArt

Nous prenons le risque, donnez-nous les moyens

L’imam de Brest invité dans une mosquée Roubaisienne

Depuis hier, je n’ai pas trouvé les mots pour qualifier la venue de l’imam de Brest, dans une mosquée Roubaisienne, afin de prêcher en toute impunité la haine et le mépris de l’autre dans une conférence, dont le thème était, pour l’ironie de l’histoire, la lutte contre la haine. Même s’il s’agit, ici, de la haine permanente entre les différents courants de l’islam.
Aujourd’hui, je vous l’accorde, je n’ai toujours pas trouvé les mots pour qualifier les faits mais il est nécessairement temps de se rendre à l’évidence. Temps de se rendre à l’évidence :
Parce que l’imam de Brest, connu de la sphère médiatique et dont le discours divise la communauté musulmane, prêche librement depuis plusieurs années et en toute impunité la parole de la haine, véhiculant ainsi l’image d’un islam de France incompatible avec les valeurs de la République.
Parce que l’imam controversé et le thème de la conférence ont été volontairement choisi par la mosquée Roubaisienne Arrahma, située dans le quartier des Trois-Ponts.
Parce qu’une autre mosquée Roubaisienne Abou Bakr a appelé ses fidèles croyant à ne pas participer à cette conférence non pas pour dénoncer la violence des propos mais parce qu’elle se juge plus salafiste que la première. La même mosquée qui, en mai 2015, avait invité un cheikh et prédicateur salafiste saoudien interdit de séjour en France.
Parce qu’une demi-douzaine de Roubaisiens sont morts, en Syrie, à cause de l’islam radical.
Jusqu’à combien de jeunes victimes de la radicalisation, de la propagande djihadiste et salafiste pour un message clair, un message d’unité et de fermeté dans la lutte contre l’islam radical ?

Amine Elbahi

Initialement publié sur le blog d’Amine Elbahi

«Quand on part à la guerre, on ne part pas en victime»

Dans la tourmente depuis août 2014, Amine, un roubaisien de 19 ans, a dû grandir plus vite que les autres depuis que sa grande sœur a rejoint le Califat. Militant UMP, étudiant en droit, le verbe haut, Amine dénonce l’absence de méthode pour lutter contre la radicalisation, pour évaluer l’efficacité des dispositifs d’un « État juge et partie qui ne peux pas se noter lui-même ». La tête bien faite, le jeune homme s’interroge également sur les outils de contre-propagande qui, selon lui, doivent être ajustés, « mosquée par mosquée, communauté par communauté ». Amine ne comprend pas que les familles touchées par la radicalisation et l’endoctrinement ne soient pas plus associées à la réflexion sur les solutions à apporter. La voix claire, il parle à toute vitesse : « Le gouvernement doit donner des moyens aux acteurs de terrain, nous n’avons pas à faire à une radicalisation mais à un engagement idéologique ». Pour Amine, si des djihadistes reviennent en France, c’est principalement pour des raisons de sécurité et « parce que là-bas, ils n’ont pas la télé ». Amine sera présent à la réunion du mouvement « Le Sursaut » dans l’espoir de pouvoir interpeller le Premier Ministre et de lui apporter sa réflexion. Le jeune homme refuse les sollicitations de la presse, il ne veut pas être le frère éploré d’une « radicalisée » mais revendique une parole politique citoyenne et républicaine, ainsi il conclut notre entretien téléphonique par un foudroyant : « Quand on part à la guerre, on ne part pas en victime ».

Ahmed Meguini

Merci à la Brigade des Mères

Dimanche 17 avril à 14h nous fêterons la Fraternité au Parc de la Poudrerie à Sevran.

  • La fête débutera par un lâché de ballon et une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme à travers le monde
  • Un groupe de musique Kabyle se produira
  • Un pique-nique Républicain et un verre l’amitié sera précédé d’un discours de Nadia Rémadna
  • Un chapiteau est prévu en cas de pluie.

Merci à la Brigade des Mères

Notre génération a été volée de tout

La patrie, c’est le pays où on s’est dressé sur ses jambes pour la première fois, le pays c’est la langue dans laquelle on rêve, les trottoirs où on s’est écorché les genoux, le lieu où sont ensevelis les souvenirs douloureux, ces jardins où nos rires d’enfants résonnent à jamais. J’ai appris à marcher à Ferney-Voltaire, une ville qui par gratitude pour son illustre bienfaiteur, qui a eu le privilège de l’avoir à demeure, décidait de lui associer son nom. En asséchant les marais, nid des pires maladies, en construisant des dispensaires et en nourrissant une population malade et affaiblie, Voltaire arrachait Ferney aux ténèbres avant d’en extraire le reste de l’humanité, en lui offrant la liberté de penser, de croire en un Dieu sans être inféodé à ses représentants autoproclamés. J’allais à l’école Florian du nom de son neveu et comme tous les enfants, j’allais visiter son château, juste à côté du cimetière, là où repose aujourd’hui mon père Abdel Ouahab Meguini. Il y a un autre point commun entre mon père analphabète et Voltaire, l’homme de lettres : il s’est battu pour faire triompher une certaine idée de la France, avec noblesse et grandeur, sans jamais connaître ni gratitude ni honneur ; pire, sans ses protecteurs, la France avait choisi de l’envoyer vers une mort certaine. Quelques officiers, contre l’avis de Paris, avaient réussi à sauver une poignée de Harki, de frères d’armes. Mon père n’a jamais rien demandé, il est toujours resté fidèle à la France, il n’a jamais été amer, il acceptait son destin. Quand il est arrivé en France, il n’avait que son engagement dans l’armée pour document. Il n’était plus « Français musulman d’Algérie » et pas encore citoyen. Avec son lieutenant, il était logé dans l’arrière-boutique d’une banque privée parisienne, la banque Wormser qu’il ne quittait que pour acheter de la nourriture. Parfois le soir, les deux hommes étaient invités à dîner chez des officiers où ils racontaient leurs exploits de guerre, puis à la fin du repas, l’un des officiers ôtait son képi pour y déposer quelques billets et le faisait tourner autour de la table pour offrir à ces soldats, abandonnés par la politique, de quoi manger et rester propres. Je porte en moi cette histoire, cette méfiance, cette lucidité sur le monde politique. Comme mon père j’ai été militaire, moins longtemps mais suffisamment pour être définitivement inadapté au monde civil, un monde où l’honneur, la bravoure et le sens du devoir sont l’exception, quand la bassesse, le mensonge et la trahison sont là règle. Voilà ce dont souffre votre jeunesse qui n’a pas eu la chance de connaître un autre monde et qui a bien du mal à nommer son mal. Aujourd’hui devenir un adulte raisonnable, c’est être un traître à ses valeurs, à son éducation, au genre humain, ces tensions qui nous traversent nous rendent malades. Notre génération a été volée de tout, rien de ce que nous avons appris pour devenir des bonnes personnes n’est vrai. J’ai été élevé dans un monde qui m’a demandé d’accepter des règles pour le bien commun, or ces règles la machine n’a pas arrêté de les changer et si on peut toujours se soumettre à des règles, rien n’est prévu dans ma nature d’être humain pour admettre l’arbitraire. À ma puberté on m’a parlé du SIDA, quand j’ai eu l’âge de travailler on m’a expliqué le chômage et quand j’ai trouvé du travail, on a reculé sans cesse la possibilité d’une retraite. Si certains d’entre nous sont devenus des monstres, ils le doivent à la monstruosité du monde dont ils ont hérité de leur aînés, ils sont le prix à payer et, éternelle cocue, c’est encore ma génération qui paye.

Ahmed Meguini

Mohamed Sifaoui accuse le PS d’avoir fragilisé la laïcité

Je le dis très clairement : je suis un homme de gauche, et sans être encarté, je pensais, jusqu’en 2015, être proche des socialistes, mais honnêtement, je dois avouer aujourd’hui que je ne partage plus rien avec ce parti (ni avec les autres d’ailleurs. Les uns et les autres ont participé à leur manière à rabaisser la chose politique et à faire le lit de l’extrême-droite, parfois par cynisme et par calcul électoraliste).

En ce qui concerne le PS, les choses sont simples à comprendre par ceux qui ont encore des yeux pour voir cette réalité. Quelques éléments objectifs livrés de manière éparse devraient suffire : quand on accorde du crédit au CCIF, association islamiste reçu au siège du PS, quand on nomme et on maintient Bianco à la tête de l’observatoire de la laïcité, quand on favorise une association communautariste, comme Co-exister, compatible avec les idées des frères musulmans et propageant des concepts douteux fragilisant la laïcité, quand on décore de la légion d’honneur les représentants et promoteurs de la pensée salafiste, quand on refuse de combattre clairement l’idéologie islamiste, car on a peur de se couper d’une partie de sa clientèle électorale, quand on ne prononce jamais ou quasi pour ne jamais le désigner (à part Manuel Valls) l’islamisme comme idéologie mortuaire et totalitaire, quand on croit que ce même islamisme pourrait être un des éléments de la “synthèse” sémantique, idéologique et politique, quand on permet, sous son mandat, par son inconscience et son irresponsabilité, à l’islamisme de croître, malgré les attentats, préconisant les mesurettes inefficaces et à relents populistes, quand des ministres de la République s’écrasent – c’est le mot – sur des plateaux télés face à de vulgaires salafistes qui insultent les principes de la République, quand on se rend coupable de tout ça, il ne faut pas croire qu’on va garder le soutien de tout ceux qui ont encore la naïveté de croire que la République et la laïcité sont des biens précieux, non négociables, à défendre et à consolider impérativement.

Bref, quand on se rend coupable de tout ça et de tout le reste, on peut toujours essayer de manipuler la société civile, y compris les acteurs les plus sincères, en mobilisant certains des intellectuels organiques, du Parti Socialiste (pour la plupart salonnards, ne connaissant rien aux réalités du terrain ni aux quartiers populaires, encore moins à l’islamisme), pour faire croire que le printemps est pour demain alors que nous sommes encore en plein hiver républicain…

Je déplore le sectarisme, le clientélisme, le manque de sincérité, les cynismes et la médiocrité alors que des personnes sont mortes, risquent de mourir ou sont menacés pour de vrais engagements.
Que les gens sincères ne se laissent pas embarquer dans ce qui est de nature à servir les intérêts personnels et les plans de carrière…

Mohamed Sifaoui

Venez fêter la fraternité et soutenir Nadia Remdna

Aujourd’hui nous étions une petite délégation, à venir d’un peu partout en Île de France pour soutenir et apporter un peu de réconfort à Nadia Remadna, après les menaces qu’elle a reçues. Je crois pouvoir dire au nom de ce petit groupe informel que c’est Nadia qui nous apporté énormément de réconfort. L’énergie fascinante d’une femme admirable de courage, de ténacité et de sa bienveillance exigeante, une femme, une militante et malgré les désillusions la lionne du 9-3 se bat pour la République avec plus d’ardeur que l’ensemble de notre classe politique et plus de vaillance qu’une division de cavalerie. Là voilà menacée aujourd’hui, comme tant de nos amis avant elle et soyons en certains, encore beaucoup suivrons parce que nous taire n’est pas une option. Nous ne pouvons pas céder face aux menaces. « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament » écrivait René Char ; celui dont je vous parle nous accable et, comme vous, j’ai encore du mal à croire que nous avons à défendre la République au péril de nos vies.

Célébrons la fraternité le dimanche 17 avril à 14h au parc de la Poudrerie à Sevran

Ahmed Meguini

Menaces sur Nadia et sa brigade des mères

Communiqué de presse, le 16 mars 2016

Nadia Remadna, la présidente et fondatrice de la Brigade des mères à Sevran en Seine-Saint-Denis et auteur du livre Comment j’ai sauvé mes enfants qui connaît un énorme succès médiatique ces dernières semaines, vient de faire l’objet de menaces téléphoniques, inadmissibles et très inquiétantes, le 14 mars dernier en fin de journée.
Le lendemain matin, comme l’en avait prévenu le message anonyme, un groupe de « vraies mères » attendait Nadia en bas de chez elle, pour lui reprocher son intervention sur TF1 ainsi que ses propos sur les intégristes dans la presse.
Une plainte pour menace de mort faite sous condition a donc été déposée le 15 mars 2016 au commissariat de Sevran par Nadia Remadna afin de se protéger, elle et sa famille.
Cette menace fait suite aux nombreuses pressions verbales exercées sur Nadia Remadna dans son quotidien, notamment depuis le reportage que TF1 a diffusé à 2O heures le 10 mars dernier. Nadia y dénonçait le clientélisme politique du maire de sa ville qui consiste à acheter les voix des religieux et à construire des mosquées plutôt que des écoles.
L’intérêt que suscitent Nadia et son discours, est immense tant au niveau des soutiens reçus par les citoyens que par les personnalités et les journalistes. Mais la seule façon de protéger cette femme courageuse qui défend les droits des femmes et des enfants et se bat pour le respect des lois et des valeurs de notre République, est de faire savoir que l’on tente de la faire taire, par des propos injurieux et des menaces de représailles.

Derrière la voix de Nadia, s’élèvent celles de tous les défenseurs des valeurs de notre pays. En la menacant, c’est la Laïcité et la liberté d’expression que l’on tente de museler.
Nous demandons une protection policière et les mesures qui s’imposent afin que Nadia Remadna soit enfin hors de danger.
Merci de relayer cette information.

Sevran,

La Brigade des mères

“Monsieur le Président, je vous écris pour vous faire part de mon sentiment d’humiliation”

Paris le 6 mars 2016,
Monsieur le Président de la République,

Je vous écris pour vous faire part de mon sentiment d’humiliation face à ce que je considère comme une trahison. Je vous ai adressé un courrier il y a un an, le 25 mars 2015, pour vous alerter sur le sort de centaines de libres penseurs et d’athées, suppliciés, condamnés au fouet, à mort, ou sommairement exécutés dans des pays considérés à tort comme des alliés. Vous m’aviez alors répondu par l’intermédiaire de votre chef de cabinet en ces termes hautement républicains : « Soyez certain de la détermination du Chef de l’Etat à combattre la barbarie et l’obscurantisme et à défendre, en France et partout dans le monde, les valeurs d’égalité, de progrès et de pluralisme ».

Hier j’apprends par l’agence officielle de presse saoudienne que vous avez remis la légion d’honneur au prince héritier Mohammed bin Nayef bin Abdelaziz Al Saoud, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur. Monsieur le Président de la République, vous venez de détruire définitivement le symbole que représente la légion d’honneur en la remettant à un homme, qui par sa fonction, est directement responsable de 153 décapitations, de centaines d’amputations, de dizaines de milliers de coups de fouet.

Monsieur le Président de la République, je vous demande de rendre compte en donnant des explications sur cette impardonnable faute politique, qui n’est rien d’autre qu’une trahison de l’héritage républicain et universaliste de la France. Vous avez gravement porté atteinte à des symboles qui ne vous appartiennent pas.

Salutations républicaines,

Citoyen Ahmed Meguini

Nouvelle fatwa contre Salman Rushdie : un acte de guerre contre nos valeurs

Quelques semaines à peine après la visite du Président iranien Hassan Rohani, la presse officielle d’Iran, soit le régime iranien, vient de renouveler sa fatwa contre Salman Rushdie en offrant 600 000 $ à qui le tuera. Nous n’avons rien dit ou presque le 14 février 1989 lors de sa première condamnation à mort, qui précédait un appel au terrorisme offrant déjà une récompense à ses potentiels assassins. À l’heure où nous sommes attaqués, où notre jeunesse est assassinée, où nos écoles rendues coupable de propager la laïcité sont menacées de carnage, le renouvellement de la fatwa contre un homme qui défend ces mêmes valeurs n’est rien de moins qu’un acte de guerre contre les valeurs de la France. Le gouvernement de la France se rendrait complice de ce projet terroriste en maintenant ses relations avec l’Iran.

Ahmed Meguini

Pétition : Soutien à Salman Rushdie : gel des relations entre la France et l’Iran

La fatwa contre Salman Rushdie relancée par des médias iraniens

Rejoignez le projet #LaïcArt pour un Parti Laïque Citoyen et Exigeant
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 Ils n’en mourront pas tous, mais tous seront touchés »

Ulva armoricana est une petite algue verte qui fait penser au printemps et donne des envies de crudités lorsqu’elle apparait dans quelques points des côtes bretonnes. Puis elle envahit le littoral. tout meurt, elle dégage des gaz si toxiques qu’un cheval y est mort (avant le cheval, vous devinez que l’écosystème a disparu!) et qu’il devient très cher et périlleux de la ramasser. Elle se nourrit en fait de l’excès de nitrates dû à l’élevage intensif (du lisier de porc rejeté dans les cours d’eau pour être plus précise). Son apparition était un signe de pollution sinon invisible.

Dans les fermes aquacoles, on introduit des tanches. Ces poissons sont très sensibles (beaucoup plus que les poissons d’élevage) à la moindre baisse de qualité des eaux des bassins. Quand les tanches meurent, les éleveurs savent réagir immédiatement pour sauver leur capital.

Les droits des femmes répondent à la même logique. Lorsqu’ils s’affaiblissent ou diminuent, ou désintéressent les politiques, c’est un signe, un indice de mauvaise qualité sociale, sociétiale et politique de la société. C’est une prédiction. Pas un dégât collatéral sinon, on connaitrait des sociétés qui auraient survécu à la disparition de leurs femmes..

Quand un pays se tait sur les agressions en nombre de femmes dans les rues,
quand une maire de Cologne reproche aux femmes de ne pas changer de mode vestimentaire en fonction de l’arrivée de réfugiés,
quand une ministre affirme que la laïcité n’est pas le problème des femmes et qu’elle restreint leur domaine à trois ou quatre dossiers,
quand on arrive à faire croire à des jeunes filles qu’elles doivent se cacher de la tête aux pieds et rester chez elles pour obtenir protection et amour,
quand une association promeut le viol et défile dans la rue,
quand 100% des femmes déclarent avoir été attouchées dans les transports en commun,etc… , on sait alors que la pollution gangrène la société.

Cette pollution s’appelle Totalitarisme. Totalitarisme de droite, totalitarisme de gauche, totalitarisme intégriste, peu importe. Perte des droits, arbitraire, soumission, interdiction de penser et de parler, népotisme, assassinats, exécutions, enlèvements, terrorisme, … femmes et hommes et enfants y seront soumis. « Ils n’en mourront pas tous, mais tous seront touchés ».
Les ministres, les maires, les « grands » et les « puissants », les plus religieux, tous ceux qui s’étaient soumis et avaient trahis pour garder leur pouvoirs, tous seront touchés et certains en mourront.

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On connait deux armes contre cette pollution: la Démocratie et la Laïcité. Des armes très fragiles surtout si on les a laissées longtemps sans soin par indifférence quand tout allait à peu près bien. La Démocratie et la Laïcité n’ont de force que quand un peuple les découvre ou redécouvre et s’en empare avec colère et courage malgré sa peur bien légitime.

Marie clotilde

“Le décret est tombé. Vous êtes condamnée à la peine capitale. C’est désormais une question d’heures”

Voilà le message qu’a reçu Laurence Marchand-Taillade membre du bureau national du Parti Radical de Gauche (PRG) et Présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise. Cette menace a été envoyée deux jours après son expulsion d’un meeting de l’UOIF à Paris alors qu’elle condamnait les invitations répétées d’islamistes, parmi les plus haineux envers la France. Un mail de menace reçu le lundi 8 février, soit le lendemain de sa présence à un deuxième meeting de cette organisation islamiste à Lille.

Le réseau LaïcArt demande à ce que tous les moyens soient mis en œuvre afin d’identifier et de traduire en justice les responsables de cette menace. L’État Français a justifié la constitutionnalisation de l’État d’urgence par la sécurité et la lutte contre le terrorisme : voici une occasion concrète de démontrer l’utilité de cette mesure. Ces menaces visent à intimider les Français qui voudraient s’engager dans la protection de nos valeurs et de notre mode de vie.

L’UOIF et ses membres les plus radicaux sont aujourd’hui les interlocuteurs privilégiés de l’Observatoire de la Laïcité, par la volonté de son président Jean-Louis Bianco et contre l’avis de plusieurs des membres de cet Observatoire.

Contrairement à ce qui a été publié sur le site l’Express hier, Laurence Marchand-Taillade n’est pas « une responsable politique pro-laïcité », parce qu’en France ça n’existe pas, s’il y a bien des gens qui luttent contre la Laïcité, ceux qui la défendent ne sont que des citoyens accomplissant leur devoir.

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Ahmed Meguini

Baraka City au salon UOIF 2013 : “derrière, la vraie façade c’est l’Islam”

C’était en 2013 et grâce à cette fabuleuse machine à remonter le temps qu’est le web et de braves anonymous qui ont attiré mon attention : voici une interview édifiante de Mouslim Voyage à la “rencontre annuelle des Musulmans de France” organisée par l’UOIF au Bourget. Baraka City se présente comme une organisation humanitaire islamique, comme récemment dans le supplément de Canal+ mais selon les mots de son président en 2013 : “On dit que Baraka City c’est l’eau c’est la vie etc, mais derrière sa vraie façade c’est l’Islam”

Pourquoi la vraie façade est derrière ?

Pour mémoire, l’association Coexister soutenue par l’Observatoire de la Laïcité de Jean-Louis Bianco a clôturé son compte à la banque CIC en solidarité avec Baraka City. Cette association islamiste a vu ses comptes clôturés par la Société Générale et le CIC en raison de ses activités troubles. La propagande d’un Islam politique par Baraka City a attiré l’attention des services de renseignements français. Cette organisation fait l’objet d’une surveillance bien antérieure à l’émission de Canal +

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Ahmed Meguini

“La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil”

Il y a un an et trente jours nous étions tous Charlie. Notre idéal de liberté était grièvement blessé sous les balles de fanatiques islamistes désireux de “crucifier les laïcards comme au Golgotha”, comme l’écrit le rappeur Médine dans son titre “Don’t Laïk”. “Je scie l’arbre de leur laïcité avant qu’on le mette en terre”, ajoute-t-il. Ce 7 janvier 2015, des branches de cet arbre se sont écrasées avec fracas. C’est ainsi que nous avons enfin vu ce que leur ombre rassurante et protectrice nous avait fait oublier.

“La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil” disait René Char et nous avons enfin clairement perçu, dans les jours qui ont suivi ces événements, la présence d’un ennemi déterminé à abattre des idées honnies, celles de la démocratie, de la liberté, de l’égalité, du droit des femmes, de la laïcité.

Au mois de novembre 2015, la violence des fous d’Allah a frappé une nouvelle fois Paris dans toutes les composantes de sa diversité, en une veille de week-end, ce moment privilégié consacré aux partage, aux échanges, aux rires qui dépassent l’entre-soi. Mais passé la stupeur, la sidération face à l’intolérable et en considérant notre arbre douloureusement amputé, force est de reconnaître l’essentiel : un arbre ne meurt pas tant que persiste une sève vivace circulant dans son tronc. Notre chagrin, nos élans de solidarité, nos indignations l’ont prouvé à ce moment-là. Car nous sommes cette sève, nous tous : croyants, non-croyants, désireux de vivre ensemble. Et libres.

Jean-Louis Bianco, président de l’Observatoire de la Laïcité, est donc depuis quelque mois au coeur d’une polémique provoquée par une tribune intitulée “Nous sommes Unis”, qu’il a co-signé au lendemain des attentats du 13 novembre aux côtés du CCIF, de Nabil Ennasri, réputé proche des Frères musulmans, président du Collectif des musulmans de France (CMF) à l’attitude envers l’antisémitisme pour le moins ambigue et du rappeur Médine sus-cité.

Mis en cause au sein même de son institution comme au plus haut de l’état, celui qui a déclaré : “la tonalité générale nous permet de dire que la France n’a pas de problème avec sa laïcité” s’est défendu d’un quelconque dérapage dans cette alliance contre-nature passée entre le gardien symbolique de l’arbre laïque français et des islamistes intégristes. Interpellé sur France Culture sur les paroles de “Don’t Laïk” du rappeur Médine, co-signataire du texte “Nous sommes Unis”, Bianco déclare : “Si on estime que c’est condamnable… ‘Charlie Hebdo’ dit bien pire, ‘Charlie Hebdo’ dit bien pire pour les catholiques, pour les musulmans, pour les intégristes et ils ont bien le droit de le dire, on est dans un régime de libertés.” Charlie dit bien pire ? Charlie provoque. Charlie a toujours provoqué. Charlie dénonce les particularismes . Charlie utilise la satire pour dénoncer l’essentialisme. Médine quant à lui utilise les mots et sa prose pour revendiquer sa différence et de fait, mieux rejeter notre socle commun au profit de la pensée communautariste. Il prône la scission au coeur de la République. Il prône la Charia. Ce type d’alliance ne peut-être que mortifère. On ne s’allie pas à celui qui veut nous voir à terre. Et nous sommes nombreux à le penser. Nous devons passer à l’étape suivante : nous positionner, et réfléchir à ce que peut être notre union.

“Nous”… Dans l’idéal, ce serait le rassemblement de toutes les bonnes volontés autour de nos convictions partagées, et autour de la certitude que nous pouvons encore agir pour sauvegarder notre vision de la laïcité. Nous, c’est dès aujourd’hui et ce sera demain.

On peut mettre plein de choses dans ce mot : “nous”. Ces quatre lettres ont une force incroyable, de celle qui peut soulever par sa force un projet, un idéal, une idée. Quelle puissance possède l’union des volontés combinées tendant vers un même objectif ! Et quel désarroi de constater que ce “nous” est aujourd’hui davantage utilisé à diviser et à opposer, à marquer ce qui sépare une communauté de personnes de celles qui l’entourent. Mais si on réapprenait à penser collectif ?… Car l’arbre laïque, l’arbre humaniste, c’est vous, c’est moi. Nous en sommes la sève, source de vie et de croissance harmonieuse. Et c’est là que peut résider au fond notre responsabilité de croyant, d’athée, de femme, d’homme. D’être humain. Nous devons affirmer haut et fort que nous croyons à la possibilité d’un destin commun. Nous devons replacer la cohérence au coeur même de la parole politique*. Nous devons continuer à prôner les valeurs d’un universalisme qui nous rassemble. Nous devons l’affirmer tranquillement et fermement. Pour qu’on nous entende. Pour qu’on nous écoute. Nous devons être exigeants. Pour faire vivre notre arbre.

CocoRoche

* #Laïcart organise un rassemblement le 11 février pour réclamer la démission de Jean-Louis Bianco à 18h30 à l’Observatoire de la Laïcité.

[Vidéo ] pour Jean-Louis Bianco : “Charlie Hebdo pire que le rappeur (islamiste) Médine”

C’est tout bonnement incroyable, les mots manquent mais je vais essayer.

Jean-Louis Bianco est le président de l’Observatoire de la Laïcité placé sous l’autorité du Premier Ministre, il est aussi Conseiller spécial auprès de Ségolène Royal. Ce Matin sur France Culture, sans approuver les propos de “Médine”, il trouve que le journal satirique Charlie Hebdo, qui critique par l’humour toutes les religions, “dit bien pire” Je vous laisse juger :

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Médine est un rappeur look salafiste qui s’est fait connaitre pour un titre “Don’t Laïk”extrait :

Je porte la barbe j’suis de mauvais poil 
Porte le voile t’es dans de beaux draps 
Crucifions les laïcards comme à Golgotha 
Le polygame vaut bien mieux que l’ami Strauss-Kahn

Il se présente lui même dans ce même morceau :

Au croisement entre le voyou et le révérend 
Si j’te flingue dans mes rêves j’te demande pardon en me réveillant 
En me référant toujours dans le Saint-Coran 
Si j’applique la Charia les voleurs pourront plus faire de main courante

Le clip don’t LaïK :

https://www.youtube.com/watch?v=E7B45h_lAEk

Je suis toujours Charlie et vous ?

Ahmed meguini

Pour signer la pétition pour la démission de Jean-Louis Bianco : https://www.change.org/p/manuel-valls-m-jl-bianco-doit-démissionner-de-la-présidence-de-l-observatoire-national-de-la-laïcité

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Par Céline Pina sur FB

Pour Jean-Louis Bianco, "Charlie hebdo est pire que le rappeur Médine."On a envie de lui répondre que la plupart de…

Posté par Céline Pina sur vendredi 5 février 2016

sur Twitter

#LaïcArt : Ce réseau ne vous propose rien sinon d’écrire notre propre destin

Un mélange de peur irrationnelle et de paresse nous engage à nouveau au déni du réel. Une réalité faite de vide où tout est à réinventer. Je nous ai vu marcher sans destination, en redoutant le voyage, en refusant d’aimer le destin.

Je crois comprendre que si la théorie est communément admise, l’exercice de la liberté nécessite encore de la pédagogie. Une infime minorité composée essentiellement d’imbéciles et de prestidigitateurs qui, avec notre complicité active, impose leur malice grossièrement maquillée en intelligence et de pauvres tactiques en un art de la guerre. Une poignée d’individus se disputent les vérités de demain et contestent avant de réécrire celle de la veille, sous le regard désabusé d’un génie populaire qui, je le souhaite, le moment venu, fondra comme un aigle sur sa proie pour se saisir du pouvoir créateur et redonner un sens incarné à nos valeurs.

Une lumière toute humaine, l’exercice d’une spiritualité citoyenne, ces valeurs universelles qui ont fait de nous des rois, aujourd’hui fainéants, nous attachant davantage à ce qui nous paraît être dû, oubliant bien volontiers ce que l’on doit.

Une dette de sang à ceux qui ouvrirent la voie par le sacrifice de leurs existences, ce qu’ils considéraient être un devoir alors même qu’ils n’avaient aucun droit. Nos créanciers, qui à coup de sabres et de canons, de palabres et création, de batailles et de revendications ont construit un monde, une possibilité. La décision de vivre libre, qui hélas, depuis la moitié du siècle dernier n’a été que rarement consommée, quand elle ne fût pas travestie en produit de consommation.

Alors qu’à nouveau retentit le claquement sec d’une balle percutée, suivi et précédé d’autres balles tirées en rafales dans les rue de Paris, l’histoire s’invite encore dans notre chair en la déchirant et en maculant de sang des pavés qui en ont déjà vu tant.

Malgré un ennemi identifié, aux revendications aussi limpides qu’insensées, nous n’avons pas encore décidé d’engager le combat. Des vies inestimables ont été arrachées à ceux qui les aimaient par la folie de quelques hommes. C’est au tour de leur mort de perdre toute valeur, un prix trop chèrement payé qui doit nous engager dans l’exercice de la liberté en refusant la fatalité et la résignation.

J’ai fait une proposition en créant un réseau de résistance qui, s’il n’est pas prêt à tout pour faire triompher la vérité, ne s’interdit rien et s’offre les moyens d’une action ambitieuse, des outils qui ne sont rien sans les quelques combattants qui sont déjà l’œuvre un peu partout sur le territoire. Des citoyens qui ne se connaissaient pas hier se rencontrent, discutent et prennent date. Ainsi à Marseille un groupe se réunit début février en coordination avec deux autres à Paris. Depuis la mi-décembre des centaines d’individus se mettent en relation, ils ne cherchent plus une offre politique, ils la fabriquent.

Et la voilà vivante, et quelle joie ! quel bonheur intense de retrouver sa fratrie, qui existe vraiment, comme elle est racontée dans les livres de ceux qui les ont lus, et qui aujourd’hui reprennent l’ouvrage pour y écrire de nouvelles pages. Ce réseau ne vous propose rien sinon d’écrire notre propre destin.

Ahmed Meguini

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