Une « Guerre médiatique » contre les croisées.

*Un visuel très travaillé où se côtoient une souris d’ordinateur et une kalachnikov avec le message suivant : « Participez à la guerre médiatique contre les croisés, 50% de la guerre se fait médiatiquement, téléchargez, uploadez et partagez un maximum en utilisant le hashtag #KhiafahFR »

Aujourd’hui le réseau LaïcArt et la  Katiba des Narvalos sont les seuls à participer avec des moyens dérisoires à la contre-guérilla médiatique sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a lui choisi une communication institutionnelle globale à destination de la jeunesse. Un choix absolument inefficace et qui confine au grotesque si l’on considère la défiance intrinsèque de la jeunesse envers l’autorité, qui est comme chacun le sait, particulièrement exacerbée en ce moment.

Nous appelons tous les élus qui à la fois comprennent l’importance d’une réponse adaptée à cette guerre de communication et qui admettent que l’État ne peux pas y répondre efficacement, à se mettre en relation avec nous afin de nous donner les moyens d’agir. J’en appelle également aux patriotes, aux amoureux de la liberté qui pourraient nous aider par leur mécénat.

Nous agirons quoi qu’il en coûte et nous trouverons les moyens qui manquent à l’efficacité de notre action. Et comme le dit la chanson : « S’il le faut, nous emploierons des moyens légaux »

Alors à votre tour, camarades républicains : « Partagez un maximum en utilisant le hashtag : #JeSoutiensLaïcArt »

Ahmed Meguini

*Information de David Thomson via son compte Twitter

Nous prenons le risque, donnez-nous les moyens

L’imam de Brest invité dans une mosquée Roubaisienne

Depuis hier, je n’ai pas trouvé les mots pour qualifier la venue de l’imam de Brest, dans une mosquée Roubaisienne, afin de prêcher en toute impunité la haine et le mépris de l’autre dans une conférence, dont le thème était, pour l’ironie de l’histoire, la lutte contre la haine. Même s’il s’agit, ici, de la haine permanente entre les différents courants de l’islam.
Aujourd’hui, je vous l’accorde, je n’ai toujours pas trouvé les mots pour qualifier les faits mais il est nécessairement temps de se rendre à l’évidence. Temps de se rendre à l’évidence :
Parce que l’imam de Brest, connu de la sphère médiatique et dont le discours divise la communauté musulmane, prêche librement depuis plusieurs années et en toute impunité la parole de la haine, véhiculant ainsi l’image d’un islam de France incompatible avec les valeurs de la République.
Parce que l’imam controversé et le thème de la conférence ont été volontairement choisi par la mosquée Roubaisienne Arrahma, située dans le quartier des Trois-Ponts.
Parce qu’une autre mosquée Roubaisienne Abou Bakr a appelé ses fidèles croyant à ne pas participer à cette conférence non pas pour dénoncer la violence des propos mais parce qu’elle se juge plus salafiste que la première. La même mosquée qui, en mai 2015, avait invité un cheikh et prédicateur salafiste saoudien interdit de séjour en France.
Parce qu’une demi-douzaine de Roubaisiens sont morts, en Syrie, à cause de l’islam radical.
Jusqu’à combien de jeunes victimes de la radicalisation, de la propagande djihadiste et salafiste pour un message clair, un message d’unité et de fermeté dans la lutte contre l’islam radical ?

Amine Elbahi

Initialement publié sur le blog d’Amine Elbahi

«Quand on part à la guerre, on ne part pas en victime»

Dans la tourmente depuis août 2014, Amine, un roubaisien de 19 ans, a dû grandir plus vite que les autres depuis que sa grande sœur a rejoint le Califat. Militant UMP, étudiant en droit, le verbe haut, Amine dénonce l’absence de méthode pour lutter contre la radicalisation, pour évaluer l’efficacité des dispositifs d’un « État juge et partie qui ne peux pas se noter lui-même ». La tête bien faite, le jeune homme s’interroge également sur les outils de contre-propagande qui, selon lui, doivent être ajustés, « mosquée par mosquée, communauté par communauté ». Amine ne comprend pas que les familles touchées par la radicalisation et l’endoctrinement ne soient pas plus associées à la réflexion sur les solutions à apporter. La voix claire, il parle à toute vitesse : « Le gouvernement doit donner des moyens aux acteurs de terrain, nous n’avons pas à faire à une radicalisation mais à un engagement idéologique ». Pour Amine, si des djihadistes reviennent en France, c’est principalement pour des raisons de sécurité et « parce que là-bas, ils n’ont pas la télé ». Amine sera présent à la réunion du mouvement « Le Sursaut » dans l’espoir de pouvoir interpeller le Premier Ministre et de lui apporter sa réflexion. Le jeune homme refuse les sollicitations de la presse, il ne veut pas être le frère éploré d’une « radicalisée » mais revendique une parole politique citoyenne et républicaine, ainsi il conclut notre entretien téléphonique par un foudroyant : « Quand on part à la guerre, on ne part pas en victime ».

Ahmed Meguini