Et qui tout au long de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : « jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… »

De coups de canifs en coups de poignards, il ne nous reste plus beaucoup d’horizon. Il faut choisir entre ceux qui ont créé l’organisation islamiste UOIF qui rassemble les prêcheurs de haine tous azimuts de l’Islam radical, et leurs protecteurs d’aujourd’hui, tout ça pour éviter un Front National qui est le seul acteur majeur des prochaines élections à les dénoncer avec une constance qui n’a d’égale que leur malveillance.

On n’est jamais mieux trahi que par les siens.

J’imagine ces femmes et ces hommes qui, par tradition et sensibilité, écoutent France Inter le matin et qui se sont étranglés avec leur café en écoutant Ségolène Royal dire que la laïcité n’était pas une priorité sur la question du droit des femmes. Des centaines de milliers de personnes qui lui étaient restées fidèles : cocufiées en une phrase.

À la vérité, à loyauté envers son peuple, envers ses électeurs et, soyons-en certains, à une majorité d’électrices, Mme Royal a privilégié la tactique politicienne en défendant contre toute raison son premier soutien lors des primaires de 2007 : Jean-Louis Bianco, président contesté de l’Observatoire de laïcité, qui prône le dialogue avec le féodalisme et l’obscurantisme religieux et qui est, accessoirement, Conseiller spécial auprès de Mme la ministre. Le jeu de la barbichette des partis, je te tiens, tu me tiens, comme le peintre qui s’accroche à son pinceau quand ont lui ôte son échelle, ils ne se rendent pas compte qu’ils tombent tous ensemble. On en rirait s’ils ne nous entraînaient pas avec eux.

Tous les jours, des femmes portent le voile pour ne plus être harcelées, certaines vont le mettre dans le bus qui les ramènent du travail au quartier où enfin, grâce à cette marque de soumission, elles ne se feront pas siffler : ce soir, personne ne les traitera de « putes » parce qu’enfin, elles se cachent.

Grattez un peu et vous trouverez même des femmes qui ne sont pas musulmanes et qui ne le seront jamais et qui, quand elles quittent la République laïque et fraternelle pour rentrer chez elles, où plutôt chez eux, acceptent un ordre religieux et fanatique qui occupe un territoire abandonné de tous.

Il y a des dizaines de vastes territoires en France où vous et moi ne pouvons pas pénétrer sans courir un grave danger.

Ceux qui dénoncent l’amalgame, qu’ils viennent avec moi tard le soir, sans protection, dans ces quartiers où même les bienveillants journalistes de Libération font appel à des fixeurs pour les protéger. Comme dans les zones de guerres, dans certains quartiers des jeunes en ont fait leur métier. Contre rémunération, ils permettent aux journalistes de travailler en sécurité, et aux élus d’avoir une paix relative. Et quand Pascale Boistard dénonce l’évidence, les atteintes faites aux femmes et à l’esprit de la laïcité dans ces quartiers, la voilà jetée par dessus bord. Circulez, y’a rien à voir !

Ahmed Meguini

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Extrait de l’interview sur France Inter :

Sur la laïcité, nous avons la loi de 1905 qui est extrêmement claire. Il y a d’autres questions : la question des violences, dans la rue, intrafamiliale. Je souhaite que des campagnes zéro tolérance qui soient lancées.
Le second point ce sont encore les inégalités salariales.

La question d’une emprise religieuse qui écarte les femmes de l’espace public ce n’est pas prioritaire ?

J’ai dit que l’instrumentalisation politique sur la laïcité ne doit pas perdurer. La France s’est dotée de fondamentaux juridiques qui lui permet de régler ces problèmes. Il faut s’attaquer aux vrais problèmes : la violence et les inégalités salariales.