Interdit aux Juifs

En Espagne, Matisyahu, un musicien d’abord invité par le festival Rototom Sunsplash, se voit ensuite contraint par le même festival de dénoncer la politique israélienne, sous peine de ne pas pouvoir se produire. Ce festival agit sous la pression du B.D.S., une fédération d’organisation pro-palestinienne, qui appelle au boycott de tous ce qui est israélien, sans distinction  : humains, entreprises, produits… D’abord il faut dénoncer l’idée même de boycott, une sanction collective qui rendrait responsable tout un peuple de la politique d’un gouvernement, incontestablement la forme de lutte la plus stupide qui soit. Amalgamer tout un peuple à la politique menée par ses leaders n’est rien d’autre qu’une forme de racisme. Dénoncer un artiste pour ces convictions politiques est aussi insensé qu’attaquer un homme politique pour ses goûts musicaux. Le BDS demande donc à Matisyahu d’abjurer la politique sioniste d’Israël avant de monter sur scène, hors le chanteur est Américain, Juif américain,  c’est donc bien en tant que de Juif et non en tant qu’éventuel « Sioniste » qu’il a été censuré. Oui empêcher un artiste d’exercer librement son art, ce n’est pas du boycott mais bien de la censure. Ce que le BDS appelle « boycott », comme nous l’avons vécu lors de Tel-Aviv sur Seine, n’est autre que de l’intimidation, menaces et pressions. Le festival a invité un Américain pour finalement interdire à un Juif de jouer sa musique, c’est au-delà de lâcheté : de la complicité. Aucun des autres musiciens invités à ce festival n’à trouvé le courage de soutenir le chanteur : là aussi complicité. Le plus grand quotidien espagnol, El Pais, a choisi de traiter l’événement dans ses pages « culture »… quelle drôle de culture. En France, rien : là encore complicité. Serez-vous complice vous aussi de cet antisémitisme, de cet obscurantisme d’un autre âge ?

Ahmed Meguini

La réaction traduite en Français de Matisyahu publiée sur Facebook

Les organisateurs du festival m’ont contacté parce qu’ils subissaient des pression du mouvement BDS. Ils voulaient que j’écrive une lettre ou que je fasse une vidéo, indiquant quelle était ma position sur le sionisme et le conflit israelo-palestinien. Je soutiens la paix et la compassion à l’égard de tous les peuples. Ma musique parle d’elle-même et je n’y intègre pas de politique. La musique a le pouvoir de transcender l’intellect, les idées, la politique, et peut de ce fait rassembler. Le festival n’a cessé d’insister pour que je clarifie mes opinons personnelles... ce que j’ai ressenti comme une façon de me pousser à prendre parti pour les options politiques du BDS. Franchement, il était malhonnête et offensant qu’étant le seul artiste juif-américain programmé au festival, on veuille me faire faire des déclarations politiques. Etait-ce requis des autres artistes programmés ? Aucun artiste ne devrait y être contraint. Quelles qu’en soient l’origine, les croyances, le pays, la culture, etc, mon seul but est de jouer de la musique pour mon public. En tant que musiciens, c’est tout ce que nous recherchons. Avec amour, Matis.

Commentaires

  1. luc lefort

    je ne connaissai pas ce musicien:matisyahu,les abrutis anti-israêlien du bds,par leur haine antisémite,vont donner de la visibilité,c’est heureux,à la musique de ce juif américain.
    quant au festival qui demande des brevets pro-palestiniens pour pouvoir se produire sur scène,on pressent qu’après,les juifs,ce seront les blasphémateurs qui devront faire un acte de contrition ,pour être conformes aux spectateurs.

  2. Bob Le Bouc

    Pas franchement la musique sur laquelle je m estourbirais, en revanche afin de l entendre, je manifesterais … Afin de le laisser s’ exprimer il est plus que concevable de donner de la voix lorsque les moutons- chanteurs ou musiciens se produisent …Ceux et celles qui n ont de culottes et bien moins encore de dignité …

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