Les raisons ne manquent pas pour justifier l’inaction, sa propre passivité, son indignation variable, sélective, désordonnée et toujours stérile. Continuez à vivre oui mais vivre comme avant, sans l’engagement de tous, renvient à jouer à la roulette russe avec cinq balles dans le barillet. Stéphane Hessel fut le premier surpris du succès de son livre « Indignez-vous », l’auteur se désolait alors du peu d’engouement pour l’opus suivant : « Engagez-vous ». Le mouvement des Indignés n’a pas pris en France, parce que chez nous l’indignation c’est une culture ; une nature même. Nous, en France, on s’indigne de tout et n’importe quoi et comme dans la chanson : « J’y pense et puis j’oublie ». Alors allons-nous oser nous fourrer la tête dans le sable entre deux attentats ? Allons-nous laisser l’avenir du pays entre les mains de machines à gagner des élections à tout prix, même à celui de la destruction de notre nation ? Ces machines ne sont pas commandées, en tout cas pas par nous, et elles ont prouvé qu’elles n’avaient aucune limite. L’indignation ne fabrique pas de l’engagement ; en France, son produit brûle des mosquées et s’en prend aux Juifs, et ne me demandez pas pourquoi, je ne me sens pas qualifié pour répondre.

Nous sommes devenus des djihadistes de la consommation et comme ces autres, elle nous soulage de la peur de la mort. Je possède donc je suis

Nous avons aussi cette culture de l’engagement et de l’audace, qui hélas aujourd’hui est empêchée par l’injonction au bonheur, celui que l’on vend en boîtes par deux pour le prix d’une. Le fantasme de la jouissance permanente, celle-là même qui est promise pour l’éternité à nos assassins par leurs commanditaires. Nous sommes devenus des djihadistes de la consommation et comme ces autres, elle nous soulage de la peur de la mort. Je possède donc je suis. Nous n’éviterons pas le prochain attentat, les prochaines victimes, peut-être moi, peut-être toi. Nous ne pourrons que réagir, toujours plus violemment et ainsi garantir l’avantage tactique à nos enemis. Ce que j’écris, croyez-le, les donneurs d’ordres, les assassins de l’ombre, l’ont bien compris. Toute leur stratégie repose sur notre embourgeoisement et notre présumée incapacité à nous unir, non pour les combattre mais pour refonder la nation, redonner du sens, bâtir des ponts, construire du commun. Ils ont tort, je le sais et tu le sais et nous avons hâte de le leur démontrer.

Des groupes s’organisent partout en France et bien évidemment ils vont se fédérer, parce que nous ne sommes pas de ces chapelles qui luttent pour le pouvoir, nous nous battons pour un dessein bien plus noble, le destin de la France

Alors, encore une fois, je nous exhorte à sortir de nos tribus et de notre confort parce que c’est notre devoir de français, de patriotes ! C’est une nouvelle aventure, il faut se sentir honoré d’être d’une génération qui a le privilège de combattre pour les valeurs de la France, de la République laïque et fraternelle. Le projet LaïcArt n’est qu’un réseau parmi beaucoup d’autres. Des groupes s’organisent partout en France et bien évidemment ils vont se fédérer, parce que nous ne sommes pas de ces chapelles qui luttent pour le pouvoir, nous nous battons pour un dessein bien plus noble, le destin de la France, parce que nos aînés l’on proclamée éternelle et qu’il nous revient la responsabilité de leur donner raison.

Fraternellement

Ahmed Meguini

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