J’ai une passion pour la France et nous sommes nombreux, et nous ne sommes pas tous Français. Une passion pour son histoire, sa culture, ses audaces et sa folle ambition pour le genre humain, ses défaites aussi, ses compromissions et ses trahisons, les rayures de l’Histoire. L’émail, le cachet d’une œuvre ou l’imperfection toute humaine est seule capable de faire naître un amour charnel. Quand on a la chance de voyager, on rencontre toujours quelqu’un qui est heureux de nous rencontrer, juste parce que nous sommes français. Notre présumés mauvais caractère, notre anglais déplorable et notre pingrerie n’y font rien, ils nous aiment, pour ce que nous sommes, ce que l’on représente, le berceau de la liberté, le pays des Lumières, des droits de l’Hommes, de Voltaire, du bon vin et du bon temps et de la douceur de vivre. Cet étranger et le Français que je suis, nous nous sommes choisi une patrie et adhérons à ses valeurs et sa culture aussi transcendantes que les terroirs qui les ont vus naitre, aussi lumineuse que ces textes qui nous obligent. Écrit par des hommes qui décrétèrent l’intelligence. Juste des hommes qui ne se réclamant de rien d’autre que de l’universel accablèrent un peuple de son destin : l’exercice de la liberté. C’est là ce qui nous rassemble, vivre et faire vivre ce rêve de cet hominidé enfin debout, et si c’est le sens que nous voulons donner à l’histoire, ce n’est que parce que c’est notre nature, la découverte, le voyage. Une promesse d’inconnu et d’aventure, la possibilité d’être avec les autres quelle que soit son origine et son parcours. Un trésor pour ceux qui, par la grâce de la loi des hommes, peuvent exercer librement leur foi, à la seule condition de reconnaître ces lois au dessus des leurs. Un miracle pour les athées qui peuvent vivre selon leur propre conscience, libres eux aussi dans la contrainte de ces mêmes textes.

Quand la France va mal, c’est le monde qui pleure. Nos petits renoncements, notre souplesse, les accommodements bienveillants. Nous avons substitué l’exigence, le devoir d’excellence qu’impose un pareil destin, à la farce, à la paresse d’un peuple où chacun trouve sa raison de ne rien faire, son impossible, avant maudire un pays rendu coupable de nos lâchetés, de notre peur panique d’être libres. Chacun persuadé d’être dans le camp du Bien ce satisfait d’un éphémère confort : avoir raison contre les autres.

Il faut sortir de sa tribu, de sa zone de confort et partir à la rencontre de ces autres, prioritairement vers ceux qui nous sont le plus désagréables. Fraterniser avec la tribu d’en face et redécouvrir la gémellité de nos peurs et de nos espoirs, de notre désir de France et faire à nouveau société. C’est l’ambition du projet LaïcArt, parce que la laïcité c’est la règle de l’art des créateurs de « commun ». Des femmes et des hommes ont décidé de représenter politiquement cet art de vivre à la française, sans compromission et avec ce qu’il faut d’ambition nous avons décidé de refonder un projet pour la France. Une tache beaucoup trop sérieuse pour la laisser entre les mains de quelques élus dépourvus de créativité, des partis politiques, des partis bien trop loin pour qui l’on ne peut plus rien. Nous créerons le rassemblement de la société civile qui se représentera lui-même lors des prochaines échéances électorales. Un réseau social d’activisme politique, un outil qui rend possible une véritable horizontalité, dans la réflexion, l’analyse et l’action. Nous profiterons ainsi de l’avantage des intelligences additionnées et éviterons le piège de la personnalisation et des effets de cours. Une action constructive qui doit réunir plus de solutions qu’elle ne soulève de problème. Une création pour être à la hauteur du malheur, l’occasion pour chacun d’agir en sa qualité de femme et d’homme libres. Ensemble nous en somme capables. Quittez pour quelque temps votre tribu et rejoignez notre projet.

Ahmed Meguini

Rejoignez le Parti de la Société Civile
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