Je me souviens que le 7 janvier, je n’étais pas le seul à avoir associé la tuerie de Charlie à l’assasinat de Jaurès. On avait assassiné une voix libre et laïque, un meurtre qui annonçait la guerre. Et l’effroi dans l’effroi, ils avaient probablement ri comme moi, devant le nez pointu de Dorothée, dessiné par Cabu qu’ils venaient d’assassiner. Merci pour ce dessin à Charlie, qui était l’un des dessinateurs du programme préféré de ma génération, d’avoir rassemblé ce qui n’aurait jamais du l’être, une partie de la Bête.

Dessin de Charles Gauter

Dessin de Charlie