18 juin 2016 : Rassemblement Républicain

Le réseau LaïcArt organise un rassemblement républicain le 18 juin 2016, place Clémenceau au pied de la statue du Général de Gaulle. Nous invitons tous les républicains à venir célébrer l’esprit de résistance, le sens de l’honneur et de la Patrie qui ont animé un général de brigade qui refusa la capitulation pour ouvrir un territoire qui n’existait que dans les cœurs de ceux qui ont entendu son appel : La France Libre, républicaine généreuse et éternelle. Quelle que soit votre sensibilité politique, si la République Française est votre patrie, vous ne rencontrerez que des soeurs et des frères.

Malek Boutih : « Il faut créer une colonne républicaine »

L’entretien avec Monsieur le député Malek Boutih a duré près de deux heures. Un échange amical, franc et direct où nous sommes allés à l’essentiel : Comment combattre et vaincre l’ennemi ? Bien sûr, nous avons échangé nos analyses sur les origines de la catastrophe, nos réflexions étaient concordantes sinon complémentaires. Nous ne parlons pas du même endroit mais nous arrivons à la même conclusion, exprimée en ces termes par le député de l’Essonne : « Il faut créer une colonne républicaine ». Monsieur Boutih animera un cercle de parlementaires nommé : « Défense de la République » quand, de son côté, LaïcArt fera grandir son réseau citoyen de défense de la laïcité et des valeurs de la République. Le cercle « Défense de la République » est éminemment politique, au sens le plus noble du terme, il offrira les conditions d’un débat citoyen entre les élus de la nation et les acteurs de la société civile. Le député prévient : « Certains ne viendront dans ce cercle que pour m’emmerder mais j’assume le débat démocratique ». J’ai demandé au député, pour le réseau LaïcArt, un soutien moral, intellectuel et financier auquel il a répondu favorablement. Nous nous sommes quittés en nous donnant rendez-vous début juin pour une première rencontre avec le cercle « Défense de la République ».

Ahmed Meguini
Responsable national du réseau LaïcArt

Pour la mémoire de nos morts : non au concert de Black M

COMMUNIQUE DE PRESSE

Laurence Marchand-Taillade, Présidente de l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, Proteste contre la présence du Rappeur Black M pour les cérémonies de commémoration de Verdun Comme une ultime provocation, le comité d’organisation des commémorations de la bataille de Verdun, a demandé au Rappeur Black M de clôturer la cérémonie du 29 mai par un concert.

Ce rappeur, qui crache sa haine de notre pays dans ses chansons, qui veut « baiser cette conne de France » viendra déverser ses flots agressifs contre notre pays et ses habitants, là même où nos compatriotes ont laissé leurs vies, se sont sacrifiés, par patriotisme, pour la France et ses valeurs.

Nous avons tous un parent, un proche qui a été directement touché par cette boucherie. Est-ce bien la place de cet individu ? Est-ce ainsi que l’on honore la mémoire de nos ancêtres, en crachant sur leurs tombes par une double barbarie ? : Un concert de rap, quand le recueillement serait de mise, des paroles de haine, quand la dignité et le respect sont attendus.

Nous, Français, fiers de notre pays et de ses valeurs humanistes universalistes, avons tous une raison ici de nous sentir humiliés, parce que l’on dégrade encore un symbole fort de la Nation, de notre pays. Quand il s’agit de moments importants, comme cet événement, où le peuple doit s’unir sous les couleurs du drapeau, on ne peut pas brader le fond par la forme, sans insulter la nation toute entière.

Je demande aux organisateurs de réfléchir au sens de leurs décisions et de revenir à la raison et à plus de respect dans l’organisation de ce témoignage. Si un tel concert devait se maintenir, nous en tirions toutes les conséquences et manifesterons avec la plus grande vigueur notre désaccord.

Laurence Marchand-Taillade
Présidente de l’observatoire de la Laïcité du Val d’Oise

Laurence Marchand-Taillade Présidente
Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise

Pourquoi ont-ils tué le Grand Duduche ?

Je me souviens que le 7 janvier, je n’étais pas le seul à avoir associé la tuerie de Charlie à l’assasinat de Jaurès. On avait assassiné une voix libre et laïque, un meurtre qui annonçait la guerre. Et l’effroi dans l’effroi, ils avaient probablement ri comme moi, devant le nez pointu de Dorothée, dessiné par Cabu qu’ils venaient d’assassiner. Merci pour ce dessin à Charlie, qui était l’un des dessinateurs du programme préféré de ma génération, d’avoir rassemblé ce qui n’aurait jamais du l’être, une partie de la Bête.

Dessin de Charles Gauter
Dessin de Charlie

Le Préfet de la Moselle invite un imam homophobe et sexiste

Monsieur Amine NEJDI, Imam de la Grande Mosquée Assâlam de Nancy, Président du Conseil régional du Culte musulman de Lorraine, invité ce soir au Printemps des Religions par Préfet de la Moselle et Ville de Metz pour célébrer la “Fraternité” déclare sur son site internet :

Sur l’érotisation :
“La pornographie favorise directement ou indirectement la recrudescence des divorces, l’augmentation de l’homosexualité, de la bisexualité, de la sodomie, de la prostitution, du sida.”

Sur le rôle de la femme :
” Si la femme pouvait savoir qu’elle trouverait dans la prééminence masculine sa propre protection sociale, psychique, physique, culturelle, sa liberté et son individualité dans la société musulmane, elle se rendra compte que la non-musulmane n’a pas cette chance puisque dès la majorité, celle-ci doit se prendre en charge seule, se passer de protecteur et travailler sans relâche pour assurer son bien-être.”

Sur les menstruations :
“Ce sont les rapports complets (avec pénétration du vagin) qui sont prohibés, sinon, l’homme peut jouir de son épouse sur tout son corps, même entre les jambes s’il évite  l’endroit de l’écoulement du sang.”

Ce soir cet imam pourra délivré sa parole devant des lycéens

Liens : http://www.moselle.gouv.fr/Actualites/Printemps-des-religions-Mardi-10-mai-2016-Salons-de-l-hotel-de-Ville-A-partir-de-17h00

http://al-wassat.com/2012/07/20/lerotisation-de-la-societe/
http://al-wassat.com/2012/07/16/vie-genitale-feminine-34-menstrues-et-rapports-conjugaux-2/

“Allez vous faire foutre”

La colère d’Ahmed Aboutaleb, maire de Rotterdam, contre les djihadistes, le jour de l’attentat contre Charlie Hebdo, vidéo sous-titrée en Français par LaïcArt

Ahmed Aboutaleb, né le 29 août 1961 à Beni Sidel (Maroc), est un homme politique néerlandais, membre du Parti travailliste (PvdA). Secrétaire d’État aux Affaires sociales entre 2008 et 2009, il est maire de Rotterdam depuis 2009. Aboutaleb a été élu personnalité néerlandaise de l’année 2014, et meilleur dirigeant politique l’année suivante selon deux sondages

Ahmed Aboutaleb est né à Beni Sidel dans le Rif marocain. À la mort de son grand-père, avec sa mère et ses cinq frères et sœurs, il quitte le Maroc à 15 ans, en octobre 1976, pour rejoindre son père, ancien imam de son village et qui avait émigré à La Haye où il travaille comme agent d’entretien. « La migration c’est sans pitié, terriblement difficile ; cela exige un prix incroyablement élevé » dira-t-il lors d’une interview en 2005.

En 1987, il obtient un diplôme d’ingénieur électronicien.

Source Wikipedia

Manifeste de Sayedat Tounes : Pour une Tunisie Libre

Manifeste de Sayedat Tounes

Pour une Tunisie Libre Femmes et hommes  de la Tunisie unissez vous 

Cinq ans sont déjà passés depuis la révolution, deux élections, d’interminables nominations, un peuple en désespoir, une situation en dégringolade de ruine, des conflits de pouvoir et d’intérêts, la Tunisie va mal, va même très mal et pourtant la Tunisie ne manque de rien. Riche en compétences, en capital humain et en ressources, la Tunisie a juste besoin de volontés et de vrais motivations pour une politique de développement et de progrès. Ce constat a illuminé notre rêve d’une meilleure Tunisie qui réalisera effectivement ce pour quoi tout un peuple et de nombreux martyrs se sont soulevés.

C’est ce rêve qui nous a alimenté pour nous réunir et faire réunir tous les Tunisiens autour d’objectifs qui alimenteront notre élan et nos aspirations pour une patrie libre où il fait bon vivre.
L’ambition de ce manifeste est l’unité des Tunisiens.

 

Le mouvement de   Sayedat Tounes est un mouvement de   Tunisiennes et Tunisiens patriotes et libres qui oeuvrent pour une politique de souveraineté et de liberté et pour une Tunisie riche en développement et en valeurs.

Restructurer le chaos et réorienter les perspectives en vue du salut de la patrie et la dissolution de la crise infligée par la conjoncture géopolitique  est notre souci primordial.

Nous : mouvement   Sayedat Tounes  considérons que :

1-   les évènements et les bouleversements qui ont caractérisé le monde  en général et notre pays en particulier marquent une mutation nécessitant un travail de grande envergure afin de restructurer et reconstruire le paysage social et politique en vue des  intérêts de la patrie, du peuple, de la  société et de l’avenir.

2-   La conjoncture a été caractérisée par une guerre politique et géopolitique marquée par une montée obscuarntiste, une exaltation de la barbarie, de la mort et de la cruauté, et du terrorisme, notre tâche est une bataille et une lutte pour la reconstruction des valeurs de la vie, la liberté, la paix et la justice.

3-   Le terrorisme est une guerre, l’islamisme est son instrument, notre mouvement vise la paix, la sécurité et la foi intérieure.

4-   Il a été observé pendant les évènements qui ont marqué la transmutation de la Tunisie que l’enjeu principal était la femme, proie et bouc émissaire des obscurantistes, des conservateurs et même des progressistes, de ce fait nous reconsidérons la femme comme libre autonome responsable et active avec un rôle prépondérant dans le pouvoir et la prise de décisions ce qui limitera toute récidive obscurantiste.

5-   Notre économie marque une chute considérable:  augmentation des credits et des dettes, chute du pouvoir d’achat, montée des prix, absence d’investissements nationaux et internationaux, augmentation du chomage, resources naturelles non-exploitées, inégalité sociale, augmentation de la pauvreté et de la corruption, inégalité dans les chances de vie et d’accès à la réussite.

6-   L’état est faible, fragile et infiltré.

7-   Nous visons une reconsidération pour une économie fructuante et fructifiée , développement et investissement , justice sociale , égalité des chances , justice de mérites , pour un libéralisme social ayant pour seul objectif l’essor du pays  , du peuple et de la société

8-   Les droits fondamentaux sont nos valeurs et nos repères.

9-   Le Tunisien à le droit à:

La dignité  

La liberté 

La sécurité   

L’égalité :   

La solidarité 

La Citoyenneté

La Justice 

10-Le Tunisien est prioritaire.

11-La Tunisie est ouverte à toutes les cultures, toutes les langues, aux arts et au savoir, avec un maintien et une protection  absolue du patrimoine et de l’autonomie culturel.

12-l’homme est enfant de la nature, l’ecologie est notre combat.

12-Pour une démocratie répressive et non-permissive ou le dernier mot revient à la loi, aucune infraction à la loi n’est tolérée.

Le texte de ce manifeste concerne seulement et uniquement le mouvement de   Sayedat Tounes.

Pour une Tunisie libre

 Monia Sanekli 

Alia Hachicha

Mouna Dridi 

Manifeste initialement publié ici http://sanekli.eklablog.com/manifeste-de-sayedat-tounes-a125770698

Le Préfet, l’homme de paille et le musulman victime

J’ai toujours placé le combat pour la laïcité et pour la République au-dessus de toutes considérations personnelles.

Je n’entretiens aucune rancune, ce n’est tout simplement pas ma nature mais il y a bien une nature : je n’accepte pas que d’autres puissent au nom de nos valeurs communes susciter un espoir pour l’anéantir aussitôt à des fins personnelles et ajouter ainsi du défaitisme au défaitisme, non je ne l’accepte pas.

Si je n’avais appris ce soir d’un ami, que des tentatives visant à décrédibiliser ma personne et partant, le mouvement que je préside, n’avaient pas été faites de manière totalement déloyale, l’idée de ce texte ne m’aurait même pas effleuré l’esprit.

J’ai sans doute compris, avec le temps et les expériences que des milliers d’autres ont subi depuis ces dernières semaines, qu’il est important de clarifier les choses avant que d’autres ne s’en chargent à notre place.

Alors voici en trois points la tartufferie de ceux que j’ai pu considérer à un moment comme étant de mon camp et qui, après m’avoir déçu, me consternent.

Je suis très clair et j’ai le temps pour moi et s’il me donne tort, ce dont je doute, alors je m’en irai vers d’autres horizons.

1. Le Préfet :

Un préfet ne peut être que le vrai chef du Printemps Républicain, fut-il à ses heures perdues une plume remarquable, il n’en n’est pas moins un serviteur de l’Etat au premier titre duquel est placé le Président de la République.

A l’instar des milliers de signataires anonymes de l’appel du Printemps Républicain, tenus dans l’ignorance de tout ou de presque tout, je n’ai pas la conviction que, d’une telle situation, puisse naître vivant et viable un mouvement Libre et indépendant de tout parti pris.

Oui, un préfet est un serviteur de l’État.

A quel moment avons nous accepté de croire que, tenu par son devoir de réserve, il servirait d’autres intérêts que ceux de l’État, incarné par l’actuel président de la République ?

2. Le politologue 

Sous l’hospice bienveillant du Président de la République, le leader autoproclamé du camp laïc réunit sur ce thème 600 personnes à la Bellevilloise, avant de s’en laver les mains en affirmant : « Nous ne sommes pas le printemps laïc, nous sommes le Printemps Républicain, chacun peut comprendre que ce mouvement n’aurait pas rassemblé autant de personnes sur un autre thème que celui qui nous intéresse».

3. L’icone 

Propulsé icône de la laïcité avec, pour qualité sa religion de naissance, et le fait qu’un troll anonyme l’a outrageusement insulté sur Twitter, avec à son service cette même plume vibrante.

Une série d’ insultes anonymes sur Twitter donne lieu à un article dans le New York Times et une 4ème de couverture dans Libération, voilà nos nouveaux héros, propulsés par quelques tweets sur le devant de la scène.

J’ai un ennemi : l’islamisme. J’ai des adversaires : tout ceux qui tentent d’en tirer un profit politique personnel. Depuis la création de LaïcArt nous avons eu à subir toutes sortes de procès, ici en proximité avec le Front National, là en islamophobie, alors je le redis, voici la force de notre réseau : nous nous soucions moins de notre image que du destin de la France.

Ce réseau s’inscrit dans la durée et ceux qui le regrettent finiront par faire mauvaise fortune bon cœur.

Ahmed Meguini

Responsable national de LaïcArt réseau de combat pour la défense de la République et de la laïcité

L’islamisme est un fascisme

Par HAYTHEM ABDELMOULA

Michel Winock dans « Nationalisme, antisémitisme et fascisme en France » (2004) a montré que l’extrême droite en France, en Europe et au monde repose sur 9 principes. Dans ce texte, je démontre que l’idéologie islamiste repose sur les mêmes principes de l’extrême droite européenne définis par Winock.

  1. « la haine du présent », considéré comme une période de décadenceLes islamistes, dans leur communication, montrent une haine viscérale à notre présent. Ils parlent de la fin des temps et des signes de l’approche de l’apocalypse (علامات الساعة). En insistant sur la fin très proche du monde, ils entraînent les gens dans des cycles de peur et de panique pour mieux les endoctriner. Leur propagande repose sur des textes religieux: Coran et Hadith qui parlent de cette apocalypse. Ce qui facilite leur prosélytisme dans la communauté musulmane.
  2. « La nostalgie d’un âge d’or »C’est l’âge de la Khilafa islamique, l’islam des conquêtes guerrières qui ont détruit deux grands empires: Byzantin et Perse. Ils insistent sur le fait que quelques Arabes bédouins ont détruit des armées régulières immenses: c’est un miracle ! Pendant cet âge d’or, ils avaient toutes les richesses et la gloire du monde. Dans les débats, les islamistes montrent que les premiers musulmans ont conquis le monde “ce qui prouve que leur religion est la vraie religion”. Cela repose certainement sur une erreur logique classique: l’argumentation par la conséquence. Mais cette démagogie populiste trouve une audience chez les gens sans le moindre esprit critique.
  3. « l’éloge de l’immobilité », conséquence du refus du changement ;Dans l’orthodoxie musulmane, il existe un concept très clair et très hais: Al bidaa (http://bit.ly/1s1FtOn) ce qui signifie la nouveauté. Pour une personne, “mobtadia مبتدع” qui signifie novateur, est un statut dangereux qui fait sortir le musulman de la tradition du bon Salaf السلف (http://bit.ly/1We4m5j) (signifie littéralement les bons ancêtres), c’est à-dire, la tradition mise en place par le prophète et ses compagnons. Cette tendance s’appelle le Salafisme et signifie le retour à cette tradition et le refus du changement et de la vie moderne.
  4. « l’anti-individualisme », conséquence des libertés individuelles et du suffrage universelDans l’idéologie islamiste, l’individu n’a pas de valeur en tant qu’individu mais en tant que membre d’un groupe de musulmans croyants: Al Jamaa الجماعة. La tendance individuelle est farouchement combattue et les avis qui sortent du cadre du consensus du groupe sont systématiquement réprimés par tous les moyens (bannissement, refus de mariage, assassinats…). Le droit à la différence n’existe pas car la différence mène à la discorde ce qui détruit le groupe des croyants. La logique derrière l’établissement de la charia est simple : la protection des méfaits (d’un point de vue religieux) est prioritaire par rapport à la réalisation des intérêts (دفع المفاسد مقدم على جلب المصالح). Cette approche réprime les besoins naturels de l’individu: amour, sex, liberté de pensée… au profit de la protection du groupe.
  5. « l’apologie des sociétés élitaires », l’absence d’élites étant considérée comme une décadence. Il est vrai que l’islamisme trouve un terrain favorable dans la classe moyenne citadine mais, comme toute idéologie fasciste, il cherche à établir une élite qui lui est favorable. En France, l’extrême droite a utilisé la lutte des classes pour réduire la bourgeoisie au capital juif et ses collaborateurs. Dans les sociétés arabo-musulmanes, l’islamisme cherche à anéantir les élites modernistes pour placer une élite islamisée. En Turquie, la bourgeoisie kémalite a été combattus par Erdoghane en la privant des marchés publics. En Tunisie, le chef des islamistes Rached Ghanouchi a dit explicitement: “Dieu aime les riches”. Une déclaration qui vise le rapprochement entre les islamistes et la bourgeoisie francophone. Le modèle économique proposé lors des élections législatives est trop libéral et ouvre le pays aux investissements venus des pays du golfe Persique. L’une des exigences de Salah Kamel, un milliardaire saoudien fils d’un leader historique des frères musulmans, pour développer la zone autour du lac de Tunis est d’y interdire la vente de l’alcool pendant 20 ans. La tradition musulmane dans le hadith accorde une forte importance aux origines sociales. Ainsi, il est très commode en Arabie Saoudite (pays gouverné par la charia) qu’un cousin porte plainte et demande devant un tribunal islamique que sa cousine divorce d’avec son mari car il appartient à une tribu moins noble que la sienne. L’islamisme cherche finalement à avoir une élite riche et loyale et il la considère comme primordiale dans la stabilisation de son projet. Les pays où les islamistes ont pris le pouvoir comme le Sudan, l’Iran, le Pakistan sont parmi les plus inégalitaires au monde. Pour établir cette bourgeoisie islamiste et cette élite profondément religieuse, l’islamisme mène un combat farouche contre la bourgeoisie éclairée et les intellectuels qui gravitent autour. Les islamistes modernes et leurs ancêtres (l’orthodoxie sunnite) considèrent les élites (philosophe comme Averroès (http://bit.ly/1T3qZ94), intellectuel comme Faraj Fouda assassiné en 1992 (http://bit.ly/271DZmY) comme des apostats qu’il faut tuer. L’orthodoxie sunnite a massacré massivement des intellectuels, des philosophes et des libres-penseurs et a réussi à étouffer le combat pour les lumières en terre d’islam pendant le 11-12e siècles. Les islamistes (leurs descendants légitimes) l’ont massivement pratiqué en Égypte (Faraj fouda, intellectuel égyptien progressiste qui avait voulu instaurer la laïcité en Égypte), en Algérie (des centaines de journalistes et d’universitaires), en Syrie (des universitaires, des ingénieurs…), au Liban (Hussein Marwa, intellectuel communiste athée) … Les islamistes en Tunisie (d’où je viens) expriment ouvertement leur haine envers l’élite moderniste en la qualifiant de ” la racaille francophone” الحثالة الفرنكوفونية
  6. « la nostalgie du sacré », qu’il soit religieux ou moral ;Il s’agit de l’idéal religieux pour les islamistes. La religion sort du cadre personnel et envahi littéralement tous les aspects de la vie en organisant les rapports avec les autres et ce qu’il faut faire et ce qu’il faut éviter. Cela annule le libre arbitre et transforme l’individu à un robot
  7. « la peur du métissage génétique et l’effondrement démographique »C’est l’effondrement démographique qui affole les islamistes. Ils appellent à la polygamie, la suppression du droit à l’avortement, le mariage dès le jeune âge … En Tunisie, les médias islamistes sortent souvent des statistiques sur les femmes non mariées et présente ce fait comme un terrible problème qu’il faut résoudre en réinstaurant la polygamie annulée en 1956. Ils expriment aussi une méfiance des mariages avec des personnes d’autres confessions. Mais ils incitent le mari à inviter sa femme non musulmane à se convertir. Il est inutile de rappeler qu’il est interdit à la femme musulmane de se marier avec un non-musulman par la charia et par la loi dans tous les pays à majorité musulmane (56 pays)
  8. « la censure des mœurs », notamment la licence sexuelle et l’homosexualité L’homosexualité est un délit dans la majorité écrasante des pays musulmans.Les islamistes s’opposent farouchement en Tunisie par exemple à toute révision de la loi 226 du code pénal qui inflige une peine de 3 ans aux homosexuels (l’une des peines les plus clémentes dans le monde musulman). L’adultère, lui aussi, est un délit dans tous les pays à majorité musulmane. Les islamistes s’opposent au cinéma et à l’expression artistique en général. L’influence grandissante de leur idéologie dans le monde arabe a conduit à la censure systématique des films et des animes Japonais. De plus, la promotion du voile, voile intégrale et du niqab s’intègre dans cette haine envers le corps humain en général et le corps de la femme en particulier. La démagogie islamiste, en Tunisie par exemple, établit un lien magique entre le mini-jupe et la sécheresse. Ils vous expliquent que “c’est à cause de l’indécence de nos femmes que dieu nous a privé de la pluie” ! Ainsi, voiler les femmes signifie, pour eux, le retour de la grâce divine et une protection contre son châtiment dans la vie et dans le jour du jugement dernier.
  9. « l’anti-intellectualisme », les intellectuels n’ayant « aucun contact avec le monde réel » (Pierre Poujade)L’intellectuel représente tout ce que l’islamiste déteste: la liberté de pensée, l’esprit critique, l’interrogation, l’auto-critique … La technique qu’ils utilisent pour les combattre depuis 1400 ans est la décrédibilisation devant la population. Ainsi, l’intellectuel est l’apostat méchant qui a une haine contre l’islam. On peut lui inventer aussi des origines juives. Cette pratique était appliquée à Ibn Alrawandi (un septique athée très connu au 8e siècle). Aujourd’hui, l’intellectuel laïque arabe est taxé d’application d’un agenda sioniste…

Ainsi, l’islamisme est incontestablement une extrême droite fasciste et ultra rétrograde. Cette idéologie représente l’obscurantisme religieux à l’état pur. Qu’ils soient combattus par l’extrême droite nationaliste en Europe ne leur donne pas un statut progressiste. Finalement, Soral a bien compris la forte proximité entre ces deux extrêmes.

Tariq Ramadan salit la mémoire des morts du 7 janvier.

Dans un « tweet » doublé d’un statut « Facebook » publié il y a quelques jours , Tariq Ramadan salit la mémoire des morts du 7 janvier.

13095967_10153608851418575_2302416220438970996_n

« Charlie Hebdo : l’humour bête, grossier et lâche… “Je suis Charlie” disaient-ils sans rire »

« Ils », c’est nous. Mais pas lui.

Lui n’est pas Charlie. Il est, dit-il, « perquisitionnable ».

Mais perquisitionner Tariq Ramadan n’est pas nécessaire.

Il suffit de le lire, pour comprendre qu’il ne fabrique pas des bombes.

Il piège à retardement les esprits. Il sème les graines de la haine et de la violence.

En quelques instants, par un tweet, Ramadan nous rappelle ce qu’il pense de notre belle République et du droit inviolable et sacré au Blasphème.

Ramadan demeure à sa place.

Il est l’inénarrable membre de l’Union mondiale des savants musulmans (UMSM, qui figure sur la liste des organisations terroristes des Emirats Arabes Unis.

En quelques lignes, Tariq Ramadan nous rappelle sa proximité avec Youssef Al Qaradawi, dont il se dit publiquement admiratif et qui est recherché par Interpol, lequel passe son temps à s’interroger sur le point de savoir s’il vaut mieux bruler vif ou exécuter publiquement d’une autre manière, les homosexuels, les juifs ou bien d’autres.

Je persiste. Le gouvernement doit faire usage à l’endroit de Tariq Ramadan de l’article 21-4 du Code civil et s’opposer, comme il en a la faculté, à sa démarche d’acquisition de notre belle nationalité. C’est en l’état du droit possible de l’envisager. Alors agissons en faisant, dans les mois à venir, de cette question un enjeu politique.

Nous ne voulons pas que le nom de Ramadan soit associé à notre nationalité et salisse davantage nos valeurs.

Si déchoir un kamikaze de sa nationalité n’avait pas de sens hier, refuser qu’un prédicateur comme Ramadan soit des nôtres demain est en revanche une oeuvre de salut public.

Avec les islamistes, les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures.

Renaud

13152706_10208155833986227_1278475408_n

ndlr:commentaires trouvés sur le mur Facebook de Tariq Ramadan

Je suis ta mère

Inspiré de faits réels

Je suis ta mère et toi, ma fille, tu n’es morte qu’aux yeux du monde, dissimulée sous ton long voile.
Ils disent qu’ « Allah te voit », ils ne disent que « bises interdites, fornication, tu privilégies ta famille à ta religion ».
Je dis, moi, que ceux qui nous infligent cela mènent un combat qui n’a pas de sens. Leur dieu ne peut pas aimer ça. Il ne peut pas faire naître les enfants du ventre des mères pour les abandonner comme ça. Leur dieu se joue de toi et moi.

Et moi, je ne peux plus faire comme si c’était avant.
Avant, c’était le bon temps, le temps où l’on ne s’appliquait plus à se dire au revoir le matin parce qu’on était sûres de se retrouver le soir.
Avant, c’était le temps où je croyais qu’il suffisait que je t’aime de toutes mes forces pour que rien de mal ne t’arrive.
Avant, c’était le temps où j’avais peur des gros bobos, où j’imaginais, sereine, le temps lointain où tu serais grande, assez pour partir « faire » ta vie.
Le jour où tu es née, je savais que tu étais quelqu’un d’autre, tu sais, différente de moi, mais liée à moi au-delà de l’espace, vers l’infini et au-delà comme dirait l’autre naïf…

Aujourd’hui c’est le temps où tu es partie.
Aujourd’hui c’est le temps où je te pleure alors même que tu es là, toute proche et dans une autre galaxie.
Aujourd’hui c’est le temps où j’ai une fille qui n’a plus de mère, c’est le temps de l’Interdit. C’est le temps volé à ton dieu qui me laisse comme morte, punie la mécréante qui ne croit pas en lui.
Tu parles de tes choix et j’entends ses tabous.
Tu parles de pudeur et ton ostentation me choque.
Tu me parles de ton dieu quand je ne pense qu’à nous.
Tu parles de la vie d’après quand j’ai précisément peur de tes lendemains qui ne chanteront plus.
Tu parles de paradis et c’est l’enfer que je reçois en partage.
Moi je veux mon bébé. Je veux ta peau, la soie de tes cheveux, tes rires, pouvoir t’admirer et être libre de te le dire… te faire rougir, en rire ensemble.

Elle revient parfois cette enfant, me consoler, quand toute de noir vêtue tu retournes à tes prières, à tes interdits, à tes putains d’absolues certitudes qui prennent en fait la place de toutes les questions que tu ne poseras plus.
Elle s’assied là, à mes côtés, pelotonnée, rêveuse et douce, et ensemble, à nouveau réunies, nous te pleurons ma fille.

Stephane

Quand on croit à la jeunesse comme on croit en Dieu

Quand l’incompétence précède une incompétence plus grande encore, lorsque la misère, celle des rigoureux et interminables hivers qui suivirent de peu la plus effroyable des guerres s’installe durablement dans les têtes de ceux-là mêmes qui se sont choisi pour mission d’apporter au monde leurs lumières, parce que l’honneur est le premier sacrifice de ceux qui, regardant un possible destin, lui ont préféré une préjudiciable carrière. Alors nous faisons passer pour existence ce qui n’est que la somme de jours sans intérêt et choisissons pour renouveau le mensonge d’un visage et l’éloquence de promesses que nous n’avions même pas demandées pour acte de résistance, ce qui n’est en réalité qu’une brutale agression contre un oppresseur lui-même aussi violent que familier. Quelles qu’aient été nos erreurs, l’expiation perpétuelle ne peut pas être un modèle de société, quel que soit le prophète, on ne peut pas sauver un peuple de lui-même, en cela la politique ne peut rien si ce n’est déformer le miroir et répondre ainsi aux restes de ce qui peut ressembler à une vague volonté populaire. Dénouer le drame, grandir l’intrigue, étoffer les personnages c’est le pouvoir tout puissant de deux malheureux index burinant un clavier fatigué et, malgré tout, plus opérant que tous les gouvernements que mes contemporains ont eu a apprécier. Des mises en abîme, du vide fractal, la presse fait parfois recette en parlant de sa propre crise, la télévision fait ses plus grandes audiences quand elle se moque de la bêtise de ses propres programmes et le pouvoir politique vole l’indignation au syndicalisme, qui lui-même singe une esthétique révolutionnaire d’un autre âge. Et aujourd’hui on croit à la jeunesse comme on croit en Dieu, et on attend d’elle la résolution d’une crise que l’on ne sait pas encore nommer, alors cette même jeunesse est conduite au désastre, devenus les pères de leur père avant même que d’avoir été des fils, ils paieront ce qui semble être une dette par d’infinies pérégrinations dans le dédale de fautes qu’ils n’ont pas commises et dont ils ignorent tout.

Ahmed Meguini

Continuez le combat

[…]Si les forces de la liberté triomphent finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la patrie commandent à tous les Français libres de continuer le combat là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible.[…]

Appel du 22 juin 1940

Général De Gaulle, chef de la France libre

https://youtu.be/qrPK7zyLpVk

1er mai : LaïcArt rend hommage aux forces de l’ordre

Pour cette fête du 1er mai je voulais rendre un hommage tout particulier à ceux qui travaillent sans relâche pour assurer notre sécurité, pour répondre à la menace, ou quand par devoir ils renoncent à une part d’eux même en acceptant d’être si souvent loin de leur famille, ils acceptent ce sacrifice pour honorer leur devise : « Protéger et Servir ». Alors à notre tour d’honorer ceux qui encore une fois travailleront ce premier mai pour sécuriser des cortèges de manifestants partout en France, du fond du cœur et au nom de LaïcArt, merci, nous n’oublierons pas.

Ahmed Meguini

Vous seul savez si vous avez une place à nos côtés

La gravité d’un violoncelle et la passion de cent violons, une flûte, traversière pour la lumière. Des francs-tireurs derrières les lignes, des hussards sans base arrière, le combat de LaïcArt comme une plume, virevoltant, se jouant du mauvais vent, se jouant éperdument et touche le sol délicatement au bon endroit, au bon moment. Il y a le destin, une série d’heureuses coïncidences, et il y a les écrivains qui écoutent avec patience, comprenez la générosité de ceux qui prennent une part de la souffrance par goût de l’aventure, de la romance. La désespérance magnifiée,  ils subliment les défaites en attendant le mûrissement, de ce qui ne doit pas être une victoire mais le triomphe éclatant de la vérité. Vous seul savez si vous avez une place à nos côtés. 

Ahmed Meguini

Projet 10 millions : l’audace d’être le peuple providentiel

Nous sommes nombreux à penser que ce n’est pas la richesse qui produit du vivre ensemble mais bien l’inverse. Nous sommes nombreux à penser que la laïcité est l’une des plus belles et plus généreuses inventions de l’histoire des sociétés modernes. Nous sommes nombreux à admettre que l’intransigeance sur nos valeurs universalistes n’est pas de l’extrémisme mais une véritable générosité : ce qui est bon pour nous est bon pour les autres. Nous sommes nombreux à dénoncer et combattre l’islamisme sans accuser l’ensemble des Musulmans, à être fermes sur notre identité sans s’y retrancher.

Voici le plan :

Nous allons transformer la volonté politique sur cette question précise par le nombre : Objectif 10 millions. Nous sommes de droite, nous sommes de gauche et sur la question de la laïcité nous sommes républicains, nous sommes la France, éternelle et généreuse dans le respect de ses valeurs. 10 millions de citoyens, autant d’identités et un lien commun : une laïcité, non négociable et indiscutable, qui plus est sous la menace d’un extrémisme religieux.

L’audace d’être le peuple providentiel

Devenons une force politique majeure et inventons une autre offre, un nouveau possible en partant de notre plus grand dénominateur : la laïcité. Il n’y pas un homme ou une femme ; pour une mondialisation heureuse, ayons l’audace d’être le peuple providentiel.

Offrons-nous au monde unis et indivisibles, et nos ennemis se lasseront et nos adversaires comprendront, qu’ensemble nous sommes invincibles.

Faites circuler ce message sur vos réseaux, épinglez-le sur votre page FB et Twitter et rejoignez le projet 10 millions.

Ahmed Meguini
Encore 635 adhésions pour atteindre les 1000

[wppb progress=”363/1000″][apsl-login theme=’11’ login_text=’rejoignez le projet en un clic’]ou[clean-login-register]

Un enseignant islamiste à l’université

Un compte Twitter garni de tweets dignes des pires trolls djihadistes qui sévissent sur le réseau, attention ça pique !

Le 17 novembre 2015, la France est sous le choc, nous pleurons nos morts, Paris est transformée en zone de guerre et une lourde tristesse envahit les cœurs. Pas tous : Hamid Belakhdar enseignant de comptabilité à l’IUT de Saint-Denis, n’est manifestement pas très affecté à en croire ce tweet :

De l’humour noir, me dira-t-on ? J’entends déjà au loin les bénéficiaires de notre malheur crier « Charlie, Charlie ! », mais Charlie ne relaie pas les tweet d’un d’islamiste tel que Alkanz et Ils savent d'où vient la violence quand on parle de djihadistes :

Il faut le dénoncer, me direz vous ? Comment cet homme peut-il enseigner dans une université de la Seine-Saint-Denis, un département choisi pour lieu de résidence privilégié par les terroristes ?

Eh bien il a été dénoncé avec d’autres, et bien avant tous ces faits, par le directeur de l’IUT M. Samuel Mayol auprès du président de ce même IUT. Monsieur Mayol avait notamment dénoncé les prières collectives au sein de l’établissement.

À l’IUT de Saint-Denis, il n’y a pas de problème d’islamisme, circulez y a rien à voir ! Samuel Mayol est suspendu pour des motifs mineurs qui n’ont rien à avoir avec l’histoire, et l’islamiste Hamid Belakhdar qui s’amuse de la tuerie du Bataclan est toujours enseignant.

Cette gestion de crise reflète parfaitement le décalage entre les déclarations d’intention du Premier Ministre Manuel Valls et la réalité vécue par les défenseurs de la laïcité sur le terrain. Des belles paroles à l’Assemblée et des islamistes qui distillent leur poison et se débarrassent , en un claquement de doigts de résistants qui se croyaient soutenus par l’État.

Ahmed Meguini

Soutenez le combat pour la laïcité

Smaïn Goudane : Une éthique laïque

Comment mieux faire comprendre, adopter, accepter, assimiler les valeurs dictées et protègées par la Laïcité ?

Comment transmettre sur le terrain aux premières personnes concernées la nature, la notion et la définition primordiale, concrètement de la laïcité ?
Personnellement, je pense que ça passe premièrement par le monde associatif, par la transmission non intéressée au niveau des discours et des actes quotidiens, à travers une éthique laïque au coeur de ses missions supposées et destinées d'abord à répondre à une attente déterminée par le souci de l'intérêt général .
Voilà pourquoi je m'étonne qu'après tous les constats d'échec dans ce domaine, réalisés depuis les attentats de janvier 2015, par nos éminents spécialistes du sujet, l'on n'ait pas encore assoupli les règles d'obtention du statut d'association d'utilité publique aux entités qui ont fait de la laïcité leur combat de tout instant ?
J'aimerais, si vous souhaitez que nos élites politiques se saisissent de ce sujet pour peut-être donner enfin à toutes celles et tous ceux qui sont très attachés à cette valeur primordiale qu'est la laïcité, la possibilité de mieux la faire comprendre à travers des actes de tous les jours dans de petites structures, indispensables pour rétablir une cohésion sociale et laïque.

Ce modeste message s'adresse bien évidemment à toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il existe une marge de manoeuvre dans ce domaine.

Bien a vous

Smaïn Goudane

Achetez vos crayons “Nous Sommes la France”

Oui nous devons écarter Tariq Ramadan du chemin de notre avenir

Monsieur le Premier Ministre, il est (encore) temps de nous passer de Tariq Ramadan

Pourquoi ?

Je me pose depuis plusieurs mois une question: sommes-nous obligés de composer avec ce personnage ?

Médiatisé, adulé par un public de plus en plus nombreux et hétéroclite, j’observe, comme vous, en silence, son habile conquête de l’espace politique et médiatique.

L’ascension de Tariq Ramadan, à l’image des plus efficaces, est l’aboutissement de nombreuses années de travail.

Sur sa route, Ramadan aura connu des échecs, des victoires, mais aussi et surtout, il aura bénéficié, pour le moment principalement à l’étranger, de l’inconscience de quelques intellectuels, de la complicité de plusieurs universitaires, de la lâcheté de certains politiques et enfin, du soutien d’Etats dont le Peuple français réprouve en masse la politique.

Comme vous, je m’effraye de la montée en puissance d’un homme dont les discours, à mesure que passent les mois, ressemblent, à s’y méprendre, à des meetings politiques car, je sais, comme vous, que Tariq Ramadan fait de l’islam une politique et de cette politique, un instrument de pouvoir pour l’avilissement de nos valeurs.

Je redoute que cette ascension ne soit aussi la dernière arme qui manquait encore au Front National, pour déstabiliser définitivement notre Démocratie, en créant les conditions du chaos.

Oui, j’ai peur de l’idéologie mortifère que propage Monsieur Ramadan et de la dangerosité de son discours.

Je la redoute d’autant plus, que je sais à quel point Tariq Ramadan a su diluer le poison de cette dangerosité dans les veines de notre Démocratie, animée d’une immense tolérance et d’une infinie soif de Liberté.

Aujourd’hui, des centaines de milliers de nos concitoyens ignorent qui est véritablement Tariq Ramadan, tandis que d’autres l’encensent.

Au point qu’ils en oublient que, s’il est un peu facile de vous accuser d’instrumentaliser ce prédicateur, il est beaucoup moins facile, pourtant, d’entendre ce qu’en 2010, la Cour Européenne des Droits de l’homme a elle-même considéré :

” La Cour est d’avis que les nombreux documents contenus dans l’offre de preuve et produits devant la Cour, même s’ils ne vont pas jusqu’à évoquer directement un rôle de « recruteur », font clairement état du danger que représentent les discours de Tariq Ramadan”.

Comme vous, il m’arrive de me remémorer quelques uns des discours dans lesquels on l’entend réclamer la construction de piscines islamiques ici, encourager le djihad par là, afin d’essayer, en conscience, de comprendre pourquoi, des millions de français ne réagissent pas, tandis que d’autres encouragent l’émergence politique et médiatique d’une idéologie qui a si tristement fait ses preuves partout dans le monde.

Oui, nous devons écarter Tariq Ramadan du chemin de notre avenir.

Il y a quelques semaines, Tariq Ramadan a affirmé entamer des démarches dans le but d’acquérir la nationalité française et présenté cette initiative comme, je le cite, sa “réponse à la classe politique”.

L’acquisition par Tariq ramadan d’une nationalité, en guise de réponse politique, identifie donc parfaitement l’objet et le dessein de cet homme: faire, à sa manière, de la politique.

A n’en pas douter, Tariq Ramadan ne souhaite pas obtenir la nationalité française pour regarder passer les trains. Mais bien pour peser davantage dans nos débats. Pour y jouir de tous les droits civiques qui se rattachent à son état.

Pour, s’il le souhaite, devenir le candidat “des damnés de la terre”, dont rêvent si bruyamment les Plenel ou les Liogier et avec eux, une partie de notre jeunesse qui se perd depuis des années et croit retrouver le chemin du bonheur, alors qu’elle s’apprête à devenir, malgré elle, le marchepied d’un nouveau totalitarisme politique, dont les habits sont cousus avec les fils de la morale, de l’éthique et de la croyance.

Tariq Ramadan souhaite parachever l’oeuvre qui a toujours été la sienne et qui met si durement en péril nos valeurs, en commençant par diviser les français, sous couvert d’un discours qui prétendrait le contraire.

Une idéologie de plus en plus alimentée par une forme d’ exaspération presque sidérante, devant l’affirmation de nos valeurs, au premier rang desquelles, la laïcité.

Tariq Ramadan n’a pas besoin d’agir dans la violence. Il lui suffit, pour mettre à terre nos valeurs, de continuer comme il l’a fait, à clamer avec ferveur, à l’endroit d’ un public conquis:

” on en a marre de la laïcité”

Comme le Front national et son illustre fondateur l’ont fait avant lui, il donne le change par le respect des lois, au prix d’une ambiguïté assumée, dans la condamnation de ce que la Nation peut connaître de pire.

A ce respect des lois en creux d’une idéologie qui nous menace, je vous demande, Monsieur le Premier Ministre, conscient des responsabilités qui sont les vôtres, devant le Pays et devant l’Histoire, d’opposer une fin de non-recevoir salvatrice.

Par un seul geste, par un acte fort, il vous est possible de rattraper des années de retard dans la lutte contre un islam politique et d’effacer les erreurs ou les fautes que d’autres avant vous ont pu commettre.

Pour la France

Comment ?

Vous détenez seul, Gouvernement de la République Française, le pouvoir de nous assurer que Tariq Ramadan ne pourra pas nuire davantage à nos valeurs, en ne devenant pas français.

Ce moyen est juridique

On dit que Tariq Ramadan souhaiterait se prévaloir de la nationalité française de son épouse et revendiquer le bénéfice des dispositions de l’article 21-2 du Code civil, qui permet, effectivement, d’acquérir notre belle nationalité, lorsque l’on justifie d’une communauté de vie effective ” tant affective que matérielle”, dont la durée varie en fonction du lieu de résidence respectif des époux.

Cet article conditionne également l’acquisition de la nationalité française à la justification d’une “connaissance suffisante de la langue française”.

Sauf à remettre en cause l’effectivité de la communauté de vie “affective” et “matérielle” qu’entretient Monsieur Ramadan avec son épouse, ce que je ne m’autoriserai pas, les conditions d’acquisition de notre nationalité, qui sont énumérées par cet article, paraissent réunies et Monsieur Ramadan deviendrait donc un citoyen français, par “déclaration”.

Sans doute, l’enquête administrative – diligentée par le Préfet ou le représentant consulaire (si Monsieur Ramadan réside à l’étranger, ce qui semble être le cas), lesquels procèdent “à une enquête destinée à vérifier la continuité de la communauté de vie tant affective que matérielle entre les époux depuis le mariage”(D. 30 déc. 1993, art. 15, al. 1er) al. 2)- , ne permettra pas de justifier un refus.

S’il ne peut être opposé à Monsieur Ramadan, l’un des trois motifs visés par l’article 21-27 du Code civil, à savoir l’existence d’une condamnation pénale au titre d’infractions particulièrement graves, d’un arrêté d’expulsion non expressément rapporté ou abrogé ou d’une interdiction du territoire français “non entièrement exécutée”, il ne pourra lui être signifié de quelconque refus, d’autant qu’il n’a jamais, par ailleurs, été condamné.

Gageons, en outre, que pendant les douze mois qui suivent l’enregistrement de sa démarche, nulle cessation de la vie commune de Monsieur Ramadan avec son épouse, ne constituera une présomption de fraude, susceptible de remettre en cause sa nouvelle nationalité (C. civ., art. 26-4, al. 3.).

L’ultime pouvoir que vous accorde la loi de la République vient ensuite

Car, malgré tout ce qui précède, l’article 21-4 du Code civil prévoit que :

” Le Gouvernement peut s’opposer par décret en Conseil d’Etat, pour indignité ou défaut d’assimilation, autre que linguistique, à l’acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai de deux ans à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l’article 26 ou, si l’enregistrement a été refusé, à compter du jour où la décision judiciaire admettant la régularité de la déclaration est passée en force de chose jugée (…)
En cas d’opposition du Gouvernement, l’intéressé est réputé n’avoir jamais acquis la nationalité française.
Toutefois, la validité des actes passés entre la déclaration et le décret d’opposition ne pourra être contestée pour le motif que l’auteur n’a pu acquérir la nationalité française”.

Qu’entendre par défaut d’assimilation ou indignité ?

Le Conseil d’Etat a répondu à cette question.

Dans un arrêt du 20 décembre 2000 (M. Youssef X, req. n° 203987) ou dans un autre du 31 janvier 2001, (M. Abdellatif X, req. n° 209577), il a notamment pu reconnaître la légalité d’un décret s’opposant à l’acquisition de la nationalité d’un requérant, du seul fait qu’il a été établi que celui-ci fut en lien avec une organisation prônant le rejet de la laïcité et encourageant la violence:

” M. X (…) , s’est signalé par les liens étroits qu’il a noués et entretenus avec des dirigeants d’un mouvement extrémiste islamique ; par suite le décret attaqué s’opposant, pour défaut d’assimilation, à ce qu’il acquière la nationalité française, n’est pas fondé sur des faits matériellement inexacts ; en estimant que l’adhésion de M. X… aux valeurs d’un mouvement prônant le rejet des principes de laïcité et de tolérance et recourant à la violence et au terrorisme, ne permet pas de le regarder comme assimilé à la communauté française, l’auteur du décret attaqué n’a pas entaché sa décision d’une erreur d’appréciation”.

Dans d’autres espèces , le Conseil d’Etat a été tout aussi clair, s’agissant d’individus qui entretient des liens des organisations extrémistes prônant le rejet de « valeurs essentielles de la société française » (CE, 13 nov. 2006 : JurisData n° 2006-071061. – CE, 23 mai 2007 : JurisData n° 2007-071992).

Mais au fait, quels sont les liens de Tariq Ramadan ?

En tant que de besoin et s’il ne fallait pas se pencher sur les fréquentations, déjà anciennes, de Monsieur Ramadan et les motifs ayant conduit, par le passé, à son interdiction de territoire français en 1994/95, Tariq Ramadan a reconnu, très récemment, avoir rejoint l’Union mondiale des savants musulmans (UMSM).

Cette organisation figure sur la liste des organisations terroristes des Emirats Arabes Unis.

A la tête de l’Union mondiale des savants musulmans, se trouve Youssef Al Qaradawi

Comme vous, j’ai appris que Youssef Al Qaradawi est recherché par Interpol, qu’il serait un « savant » antisémite, homophobe. Qu’il est l’auteur d’une fatwa, autorisant à mener des attentats suicide, dont les observateurs les plus aguerris ont décelé des traces sur les sites du Hamas.

Comme vous, j’ai écouté Tariq Ramadan, lui-même, tenir des discours bien éloignés de ce que prônent les “valeurs essentielles de la société française”.

Cette faculté d’opposition à la démarche de Monsieur Ramadan est réglementaire: ce qui signifie qu’ elle n’appartient qu’au pouvoir exécutif seul. Ni les parlementaires, ni la justice, ne peuvent le mettre en oeuvre.

Monsieur le Premier Ministre, agissez avant qu’il ne soit trop tard.

Ce pouvoir est le vôtre.

Peu importe les stratégies de victimisation.

A la victimisation d’un homme politique français, je préfère, de loin, celle d’un Conférencier Suisse.

Agissez, pour être fier d’avoir contribué à la survie, puis à l’essor de nos valeurs, de notre République et de la Démocratie.

Ce n’est pas rien …

Renaud GAUDILLAT

Je vais vers mon risque

Je ne dormais plus, je fumais trop, je buvais trop, je ne sortais plus, je ne travaillais plus, j’étais agressif, je pleurais sans arrêt, je n’oublie pas cette colère que j’ai transformée en encrier. C’est dans mon cœur ouvert en deux que je trempais ma plume et c’est à ce prix que je faisais éclater la vérité. Aujourd’hui je surveille la cicatrice encore rouge et fragile. Je me souviens avoir proclamé sans le moindre doute que j’allais me donner de l’influence, que j’allais prendre du temps de parole aux salauds et que j’allais les combattre avec la fureur qu’ils avaient plantée dans mes tripes. Alors je me suis mis à l’ouvrage, je savais que je n’étais pas seul et que des gens, des frères et des soeurs, pleuraient étouffés eux-aussi par le chagrin et la colère, et que nous allions nous rejoindre. Dieu était revenu avec ses cortèges de prophètes opportunistes nous obligeant à “faire avec”. Je me suis donné la parole en m’engageant dans ce combat avec pour seules armes : mon existence, mon identité, ma raison et ma folie, et pour seul bouclier ma poitrine nue. J’ai pris part au combat, j’ai pris une place comme tous ceux qui ont rejoint le projet LaïcArt. Et je le dis à ceux qui le regrettent, qui voudraient faire sans moi : je ne suis pas incontournable, pour qui aime la marche à pied. J’impose ma chance, je sers mon bonheur et je vais vers mon risque, et je vous jure que vous vous habituerez.

Ahmed Meguini

La BDM rencontre madame la ministre Laurence Rossignol

Anathème, anathème est-ce que j’ai une gueule d’anathème ?

Jeudi 21 Avril , Nadia Remadna accompagnée de membres du réseau laïcArt, est reçue par Laurence Rossignol, ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes.

Qu’un politique reste dans sa tour d’ivoire, on le dira déconnecté.
Qu’il se rapproche d’une association de terrain, on le soupçonnera instantanément de manipulation.
Qu’une association crève la dalle et vive, de fait, sur ce qui pouvait encore être gratté sur le budget de ses membres, ne gêne au fond que ses membres eux- même, en revanche, qu’ils se rendent coupables de frayer avec le politique et c’est l’anathème.
Les pâtes c’est comme les anathèmes, au bout d’un moment, ça va bien. Les projets, si indispensables soient –ils, ne sont pas livrés avec baguette magique, et non, les licornes ne font pas caca arc-en-ciel, on vous aura menti.( au prochain papier je déballe tout sur le Père Noël).
On ne peut pas croire en un projet, et ne pas faire le nécessaire, pour en faire une réalité. Je crois dans les projets de la Brigade Des Mères, et j’aimerais avoir les moyens de les inscrire dans le quotidien de mon pays malade.
Anathème ?
Je sais que mon pays est malade, de cette pandémie mentale portée par le Salafisme et les frères musulmans. J’ai besoin de savoir si les médecins, qui sont à son chevet sont conscients, non pas seulement de ses symptômes, mais aussi des traitements à engager… même ceux qu’ils auraient fallu engager avant-hier. On est en retard, mais de combien ?
Anathème ?
Laurence Rossignol met les mots, et les bons, sur la maladie. Elle envisage toutes les voies de guérison possible, entend et recueille les critiques les plus virulentes, non coupable mais responsable.
Anathème ?
L’avenir nous dira si au-delà d’un moment d’échange et de partage apparemment constructif, le traitement proposé par Nadia Remadna et son équipe sera retenu, en fin de casting.
En attendant ce jour, j’invite les conseilleurs, qui en l’occurrence ne sont pas les payeurs, les allergiques et orthodoxes de tout poil à nous adresser leurs dons via paypal sur le site LaïcArt.org, pas d’anathème les amis, des dons.
Merci
Stephane C-L

L’équipe LaïcArt à Science Po : le Hijab Day fait un flop

20 avril, journée Hijab Day à Sciences Po Paris. Rue St Guillaume, 10 heures du matin. Tous les acteurs sont en place. Beaucoup de journalistes, quelques étudiants : deux filles bien voilées qui répondent aux interviews, le président FN Sciences Po, et Maxime De Luca qui a lancé la veille le Bikini/Jupe/robe/Whatever Day. L’étudiant FN nous tient un discours parfaitement huilé et républicain sur la laïcité… Maxime, lui, perché sur ses escarpins de 10 cm nous rassure : à l’intérieur, le Hijab Day fait un flop. Les voiles proposés aux étudiantes ne trouvent pas preneuses et les étudiants débattent. Echange de numéros de téléphone. L’humour et la fantaisie sont des ingrédients que LaïcArt partage !
Bilan de cette journée ? Quelques jeunes filles ont réussi à créer un beau buzz médiatique depuis l’un des fleurons de nos grandes écoles. Le symbole est fort et consternant. Quid de la direction de Sciences-Po qui a autorisé la tenue de cette manifestation ? L’écho médiatique ouvrira-t-il les yeux et les consciences ?
Comment répondre à un tel prosélytisme ?
LaïcArt rêve d’un BrushingDay ! Une journée où cheveux aux vent et coiffures débridées clameront la liberté, la fantaisie, l’humour, le désir… la vie quoi ! Pour marcher en rêvant (…), les cheveux et la pensée au vent. (Verlaine)

Sophie Valles

#BrushingDay

Une action destinée à combattre l’offensive culturelle du salafisme qui propage son idéologie mortifère en utilisant les femmes comme support. La banalisation de l’usage du Hijab qui tend à faire admettre que le corps des femmes serait impudique et qu’il faudrait le cacher n’est pas acceptable.

Le Brushing Day est une opération de correction d’identité, si une femme est libre de porter le Hijab, il n’est en aucun cas une liberté pour les femmes mais bien un instrument d’aliénation qui s’inscrit dans une idéologie raciste, sexiste et homophobe. Des femmes venant de tous horizons ont décidé de passer à l’offensive en réaffirmant nos valeurs laïques en partie héritées du long combat féministe de réappropriation du corps des femmes par les femmes

Nous mettons ces deux vidéos à disposition pour les partager dans vos réseaux sociaux :

Bouge-toi le cul et rejoins-nous
[clean-login-register]