Ils nous protègent du terrorisme mais qui nous protège du gouvernement ?

Ce gouvernement nous avaient déjà ridiculisés, nous prenant pour des imbéciles avec cette campagne qui nous explique qu’en cas d’attaque terroriste le mieux c’est de fuir ou de se cacher et d’appeler la police, au cas où on aurait l’idée de se faire livrer un pizza ou pourquoi pas tenter de faire copain-copain avec les assaillants. Voilà que le gouvernement nous fait de la politique sécuritaire à la Robert Ménard : des flingues et des flingues. Armer la sécurité privée n’aura pour effet qu’augmenter le nombre d’armes en circulation dans notre pays et ouvrir la voix à une escalade sécuritaire par l’armement pour pallier un Renseignement qui ne peut pas garantir le 100%. N’importe quel enfant qui a joué aux gendarmes et aux voleurs vous expliquera qu’une arme de poing ne peut pas rivaliser avec une arme de guerre et, quand bien même on cèderait à la folie d’équiper les sécurités privés, de fusils d’assauts, l’assaillant aura toujours l’avantage de la surprise. Sécuriser un lieu est possible à la seule condition d’appliquer des techniques militaires, et c’est la voie que nous empruntons avec une militarisation de l’espace public. Cette logique sécuritaire va nous conduire à donner d’autres pouvoir de police à des institutions qui ne sont pas la police : dans deux ou trois attentats, nous accepterons de nous soumettre à des check-points privés ou militaires, à voir des blindés dans nos rues, et non ce n’est pas de la science fiction. Il n’y a pas d’autre méthode pour garantir une sécurité optimum que d’appliquer des méthodes militaires. L’alternative, et il n’y en a qu’une : admettre que la sécurité est une chimère, rien ne nous protègera d’être au mauvais endroit au mauvais moment, être digne, courageux, vivre comme un Français fier de son histoire et de ses valeurs et qui se souvient que de toute façon, le moment venu, la vie prend fin. Et le courage a cette qualité qu’il ne coûte rien au contribuable.

Ahmed Meguini