Depuis hier, je n’ai pas trouvé les mots pour qualifier la venue de l’imam de Brest, dans une mosquée Roubaisienne, afin de prêcher en toute impunité la haine et le mépris de l’autre dans une conférence, dont le thème était, pour l’ironie de l’histoire, la lutte contre la haine. Même s’il s’agit, ici, de la haine permanente entre les différents courants de l’islam.
Aujourd’hui, je vous l’accorde, je n’ai toujours pas trouvé les mots pour qualifier les faits mais il est nécessairement temps de se rendre à l’évidence. Temps de se rendre à l’évidence :
Parce que l’imam de Brest, connu de la sphère médiatique et dont le discours divise la communauté musulmane, prêche librement depuis plusieurs années et en toute impunité la parole de la haine, véhiculant ainsi l’image d’un islam de France incompatible avec les valeurs de la République.
Parce que l’imam controversé et le thème de la conférence ont été volontairement choisi par la mosquée Roubaisienne Arrahma, située dans le quartier des Trois-Ponts.
Parce qu’une autre mosquée Roubaisienne Abou Bakr a appelé ses fidèles croyant à ne pas participer à cette conférence non pas pour dénoncer la violence des propos mais parce qu’elle se juge plus salafiste que la première. La même mosquée qui, en mai 2015, avait invité un cheikh et prédicateur salafiste saoudien interdit de séjour en France.
Parce qu’une demi-douzaine de Roubaisiens sont morts, en Syrie, à cause de l’islam radical.
Jusqu’à combien de jeunes victimes de la radicalisation, de la propagande djihadiste et salafiste pour un message clair, un message d’unité et de fermeté dans la lutte contre l’islam radical ?

Amine Elbahi

Initialement publié sur le blog d’Amine Elbahi