La République en procès à Saint-Denis

Un ordre moral et nauséabond que personne n’avait jusqu’alors songé à déranger est en marche et tiendra demain le procès de trop.

Un procès fait de simulacres, dans lequel les tenants du communautarisme le plus pervers et le plus dangereux joueront leur propre rôle et celui de leurs accusateurs.

Nous dénonçons ce racisme épouvantable sous couvert d’antiracisme et cette transgression des valeurs républicaines. Nous dénonçons cette rencontre abjecte qui se tiendra tranquillement pour y diffuser des haines à la bourse du travail de Saint-Denis , ce 25 mai dès 18h30

Nacira Guénif-Soulamas y tiendra le rôle du juge. Le procureur général sera Omar Slaouti. Les accusés seront Houria Bouteldja, Sihame Assabague, Wiam Berhouma, mais aussi Eric Fassin et Alain Gresh ou la fondatrice du collectif « Urgence notre police assassine ».

Ils plaideront coupables. Coupables d’avoir créé des camps d’été interdits aux Blancs. Coupables d’antisémitisme, de racisme. Coupables de représenter un danger pour la Démocratie. Coupables d’homophobie.

Un procès dans lequel on est juge et partie est une insulte aux libertés et à la Démocratie.

Un procès dans lequel celui qui accuse est celui qui répond n’est pas un procès. C’est une insulte à tout forme de Justice. Un procès dans le cadre duquel on y commet sciemment l’irréparable ne peut pas être un procès. C’est un crime contre la République qui se prépare.

Nous, républicains de tous bords, appelons les autorités à la plus grande fermeté et à la vigilance devant l’émergence de groupuscules dont le pouvoir de nuisance sur nos valeurs ne cesse d’augmenter à mesure que la République recule.

Nous dénonçons ce simulacre de procès comme le prétexte d’une manifestation anti républicaine et anti sociale.

Nous refusons la récupération que tentent ces mouvances sur le mouvement social et appelons les syndicats et partis engagés dans ce mouvement à leurs responsabilités républicaines.

Nous disons aux républicains que depuis longtemps, la France n’a sans doute pas connu pareil essor de la contestation d’une République où la Liberté, l’Egalité, la Fraternité et la Laïcité prévalent sur la couleur de peau, la religion, l’orientation sexuelle ou les origines.

Nous affirmons qu’à l’heure où nos élus, à l’Assemblée Nationale, prétendent dénoncer la tenue de tels événements à et que le gouvernement, par la voix d’une ministre, condamne l’abjection de ces mouvances, il est grand temps d’agir et de tenir le vrai procès politique et républicain que nous devons tous instruire à l’endroit de nos vrais ennemis.