Elles s’appelaient Laura et Mauranne

Elles avaient 20 ans. Elles étaient cousines. Elles sont mortes sous les coups de couteau d’un terroriste par un dimanche ensoleillé sur le parvis de la gare St Charles à Marseille.

Il faut regarder leur visage pour que la violence ne reste pas anonyme. Pour que l’on n’oublie pas que derrière le mot ‘victime’, il y a des êtres, des histoires. Et à Marseille, deux jeunes filles, belles, souriantes, qui avaient leur vie à écrire.

Les débuts de l’enquête révèlent un imbroglio et des failles juridico-judiciaires qu’il faudra éclaircir. Reste une idéologie qui a nourri et poussé un homme à s’attaquer à deux jeunes femmes pour les tuer parce qu’elles étaient femmes et mécréantes.

Face au terrorisme, nous savons qu’une politique de police et de renseignement est indispensable. Mais nous répétons inlassablement que son efficacité sera limitée si personne ne s’attaque à la diffusion de l’idéologie islamiste qui nourrit les tueurs.