“Oups, je t’ai pris pour un morceau de viande qui bouge, jeune fille!”

Il m’a suivie tout au long de la route, toute la journée, du matin au soir. En allant au travail et en mangeant mon sandwich à midi, il était toujours là. Même la nuit je l’entendais encore me chuchoter à l’oreille: “zine manchoufouch”. Je n’arrivais pas à dormir à force d’y penser. Il est blanc ou noir, gros ou maigre, grand ou petit de taille. Je ne sais plus s’il est jeune ou vieux. Mais il est partout. Il me dégoûte. Je n’ai même pas besoin de te l’introduire jeune fille ou femme, tu le connais déjà, aussi bien que moi.

Cette ombre qui te traumatise, ce regard qui te met mal à l’aise en marchant dans la rue. Il ne te complimente pas mais te harcèle! J’ai peur qu’on me regarde, peur de mettre ma jolie robe bleue fleurie, ma jupe noire et mon nouveau jean. J’ai peur de me faire belle. Je ne sais plus quoi porter ni comment me comporter dans la rue. Il n’y a pas pire que de se sentir comme une chose.

Assis dans sa voiture, la cigarette à la main, il me regarde passer et descend sa vitre pour me faire un clin d’œil et m’inviter à monter. Il a l’âge de mon père, ou de mon grand-père, peut-être! J’ai envie de m’arrêter et de lui crier au visage: “Laisse-moi tranquille! N’as-tu pas de fille, de femme, de sœur ou de mère?” Je sais qu’il ne me trouve pas belle ni attirante. Je sais ce qu’il veut. Maintenant, ce que j’essaie de comprendre c’est “pourquoi?” et “que faire?”.

Pourquoi devrais-je me sentir ainsi mal à l’aise une fois dehors? Devrais-je rester chez moi et m’enfermer pour éviter ces remarques désobligeantes? Eh bien NON. Je refuse de céder, et si j’en parle aujourd’hui, c’est bien pour changer quelque chose. Je sais que je ne suis pas la seule à en souffrir, des centaines de filles éprouvent chaque jour le même sentiment, mais nous n’en parlons pas assez. Plusieurs sont malheureusement harcelées non verbalement mais physiquement. C’est si fréquent que c’est devenu presque normal alors que ça ne l’est pas.

Je l’ai réalisé en rentrant chez moi au Maroc après une année à l’étranger. Il suffit de quitter le pays pendant un temps pour réaliser à quel point les choses vont mal. Un patriarcat bien ancré qui ne permet, malheureusement, aucun épanouissement personnel, social ni même politique pour la femme marocaine.

Je n’en veux pas à cet enfant qui a ouvert les yeux dans cette société et à qui on n’a point expliqué ce qu’est une femme et ce qu’est le respect d’une femme. J’en veux plutôt à ses parents et son école qui sont passés à côté de l’une des valeurs les plus importantes à transmettre et enseigner: le respect.

“Si seulement j’étais un garçon!”, ai-je entendu dire, pas une fois, ni deux, ni trois. Beaucoup plus. Même moi je l’ai pensé un jour. Je ne croyais plus en la noblesse de la féminité pendant un moment, mais ce fut une erreur, un manque de confiance en soi et une faiblesse qu’ils veulent nous faire subir. Je sais à quel point la femme marocaine est forte et courageuse.

C’est bien à elle de changer la société et de transmettre ses valeurs les plus nobles à ses enfants. J’estime qu’elle est capable de mettre un terme à cette situation pitoyable avec toute l’élégance du monde. Une éducation réussie afin de changer le destin misérable d’une société. Nous sommes tous et toutes féministes. Si nous ne sommes pas une femme, nous avons certainement des femmes dans notre entourage que l’on aime et qu’on tient à protéger.

Respectons cette femme qui nous a donné la vie ou qui nous donnera des enfants. Il y a mille et une jolies manières de s’adresse à une fille, mais pas en l’insultant, ni en la collant.

Ghadir El Idrissi Raghni

Initialement publié sur le Huffpost Maghreb

Mohamed Sifaoui accuse le PS d’avoir fragilisé la laïcité

Je le dis très clairement : je suis un homme de gauche, et sans être encarté, je pensais, jusqu’en 2015, être proche des socialistes, mais honnêtement, je dois avouer aujourd’hui que je ne partage plus rien avec ce parti (ni avec les autres d’ailleurs. Les uns et les autres ont participé à leur manière à rabaisser la chose politique et à faire le lit de l’extrême-droite, parfois par cynisme et par calcul électoraliste).

En ce qui concerne le PS, les choses sont simples à comprendre par ceux qui ont encore des yeux pour voir cette réalité. Quelques éléments objectifs livrés de manière éparse devraient suffire : quand on accorde du crédit au CCIF, association islamiste reçu au siège du PS, quand on nomme et on maintient Bianco à la tête de l’observatoire de la laïcité, quand on favorise une association communautariste, comme Co-exister, compatible avec les idées des frères musulmans et propageant des concepts douteux fragilisant la laïcité, quand on décore de la légion d’honneur les représentants et promoteurs de la pensée salafiste, quand on refuse de combattre clairement l’idéologie islamiste, car on a peur de se couper d’une partie de sa clientèle électorale, quand on ne prononce jamais ou quasi pour ne jamais le désigner (à part Manuel Valls) l’islamisme comme idéologie mortuaire et totalitaire, quand on croit que ce même islamisme pourrait être un des éléments de la “synthèse” sémantique, idéologique et politique, quand on permet, sous son mandat, par son inconscience et son irresponsabilité, à l’islamisme de croître, malgré les attentats, préconisant les mesurettes inefficaces et à relents populistes, quand des ministres de la République s’écrasent – c’est le mot – sur des plateaux télés face à de vulgaires salafistes qui insultent les principes de la République, quand on se rend coupable de tout ça, il ne faut pas croire qu’on va garder le soutien de tout ceux qui ont encore la naïveté de croire que la République et la laïcité sont des biens précieux, non négociables, à défendre et à consolider impérativement.

Bref, quand on se rend coupable de tout ça et de tout le reste, on peut toujours essayer de manipuler la société civile, y compris les acteurs les plus sincères, en mobilisant certains des intellectuels organiques, du Parti Socialiste (pour la plupart salonnards, ne connaissant rien aux réalités du terrain ni aux quartiers populaires, encore moins à l’islamisme), pour faire croire que le printemps est pour demain alors que nous sommes encore en plein hiver républicain…

Je déplore le sectarisme, le clientélisme, le manque de sincérité, les cynismes et la médiocrité alors que des personnes sont mortes, risquent de mourir ou sont menacés pour de vrais engagements.
Que les gens sincères ne se laissent pas embarquer dans ce qui est de nature à servir les intérêts personnels et les plans de carrière…

Mohamed Sifaoui

“Bianco Démission ! T’as trahi ta mission”

Le premier rassemblement à l’initiative de #LaïcArt pour demander la démission de Jean-Louis Bianco de l’Observatoire de la Laïcité. Pour mieux comprendre retrouvez l’article de Jérôme-Olivier Delbe Laïcité : votre avenir se joue sans vous et les propos tenus par Jean-Louis Bianco sur France Culture qui explique tranquillement que “Charlie Hebdo dit bien pire” que le rappeur islamiste Médine.

Ahmed Meguini

“Le décret est tombé. Vous êtes condamnée à la peine capitale. C’est désormais une question d’heures”

Voilà le message qu’a reçu Laurence Marchand-Taillade membre du bureau national du Parti Radical de Gauche (PRG) et Présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise. Cette menace a été envoyée deux jours après son expulsion d’un meeting de l’UOIF à Paris alors qu’elle condamnait les invitations répétées d’islamistes, parmi les plus haineux envers la France. Un mail de menace reçu le lundi 8 février, soit le lendemain de sa présence à un deuxième meeting de cette organisation islamiste à Lille.

Le réseau LaïcArt demande à ce que tous les moyens soient mis en œuvre afin d’identifier et de traduire en justice les responsables de cette menace. L’État Français a justifié la constitutionnalisation de l’État d’urgence par la sécurité et la lutte contre le terrorisme : voici une occasion concrète de démontrer l’utilité de cette mesure. Ces menaces visent à intimider les Français qui voudraient s’engager dans la protection de nos valeurs et de notre mode de vie.

L’UOIF et ses membres les plus radicaux sont aujourd’hui les interlocuteurs privilégiés de l’Observatoire de la Laïcité, par la volonté de son président Jean-Louis Bianco et contre l’avis de plusieurs des membres de cet Observatoire.

Contrairement à ce qui a été publié sur le site l’Express hier, Laurence Marchand-Taillade n’est pas « une responsable politique pro-laïcité », parce qu’en France ça n’existe pas, s’il y a bien des gens qui luttent contre la Laïcité, ceux qui la défendent ne sont que des citoyens accomplissant leur devoir.

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Ahmed Meguini

Baraka City au salon UOIF 2013 : “derrière, la vraie façade c’est l’Islam”

C’était en 2013 et grâce à cette fabuleuse machine à remonter le temps qu’est le web et de braves anonymous qui ont attiré mon attention : voici une interview édifiante de Mouslim Voyage à la “rencontre annuelle des Musulmans de France” organisée par l’UOIF au Bourget. Baraka City se présente comme une organisation humanitaire islamique, comme récemment dans le supplément de Canal+ mais selon les mots de son président en 2013 : “On dit que Baraka City c’est l’eau c’est la vie etc, mais derrière sa vraie façade c’est l’Islam”

Pourquoi la vraie façade est derrière ?

Pour mémoire, l’association Coexister soutenue par l’Observatoire de la Laïcité de Jean-Louis Bianco a clôturé son compte à la banque CIC en solidarité avec Baraka City. Cette association islamiste a vu ses comptes clôturés par la Société Générale et le CIC en raison de ses activités troubles. La propagande d’un Islam politique par Baraka City a attiré l’attention des services de renseignements français. Cette organisation fait l’objet d’une surveillance bien antérieure à l’émission de Canal +

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Pour vous engager et vous battre contre les fanatiques et les tartuffes de la laïcité c’est ici :

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Ahmed Meguini

LaïcArt PACA : Les quatre cavalières de la Renaissance

LaïcArt c’est d’abord l’inconnue, une femme, des femmes, parfois mères et qui bien souvent ne s’étaient engagées dans aucun autre combat que peut-être le plus noble d’entre eux : celui d’éduquer de futures citoyennes et citoyens. La grande majorité de ceux qui rejoignent LaïcArt n’avait jusque-là jamais milité. Des femmes donc, comme à Marseille où j’en ai rencontré quatre, telles des cavalières de la Renaissance, leur chevauchée annonce la fin d’un monde par le commencement d’un autre. Comme les quatre millions de Français qui défièrent la mort en se rassemblant autour de la République pour donner la mesure de l’adversaire que doit affronter notre ennemi, elles sont la réponse incarnée des deux siècles lumineux et tourmentés qui nous ont précédés. Ces femmes sont la représentation vivante des symboles que nous nous sommes choisis :

L’une travaille pour un institut de sondage, elle appelle des inconnus au téléphone pour leur demander leur avis sur notre société.

Une autre est infirmière psychiatrique : en première ligne elle récupère les grands blessés dont les cœurs mutilés par les shrapnels de l’existence se font réparer avant de retourner au combat, quand ils ne sont pas définitivement réformés, inaptes à notre société.

Il y a aussi l’inspectrice du travail, dont la fonction est l’aboutissement d’un siècle d’acquis sociaux arrachés dans les larmes et dans le sang.

Et enfin une enseignante, la clé de voûte de notre mode de vie si chèrement conquis.

Ces quatre cavalières ont eu l’intuition d’utiliser le réseau LaïcArt pour ce qu’il est : un outil, rien de moins, rien de plus. Ces personnes qui ne se connaissaient pas il y a deux mois ont formé une cellule active pour la défense de nos valeurs universelles et pour la reconquête des territoires perdus.

Ahmed Meguini

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Les islamistes de l’UOIF expulsent la Présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise

Laurence Marchand-Taillade, membre du bureau national du Parti radical de Gauche (PRG) et présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise, a été expulsée par la sécurité d’un meeting islamiste de l’UOIF. Contactée au téléphone, Laurence Marchand-Taillade m’explique que les organisateurs l’ont d’abord laissée entrer avec une équipe de la chaîne M6 pour assister à la conférence qui se tenait Porte Maillot à Paris, avant de décider de l’expulser alors qu’elle répondait à des questions posées par France Info et Radio Maghreb. C’est quand elle a commencé à s’indigner de la présence récurrente de Tariq Ramandan et de beaucoup d’autres « Frères Musulmans » dans les meetings de l’UOIF que son expulsion a été ordonnée par les organisateurs.

Les Frères Musulmans ont un projet politique et idéologique islamiste de domination globale, particulièrement extrémistes sur la question du droit des femmes, l’homosexualité avec un antisémitisme intrinsèque.

Ahmed Meguini

Congrès de L'UOIF porte Maillot à Paris ce jour.Venue assister aux conférences, et constater par moi – même la teneur…

Posté par Laurence Marchand-Taillade sur samedi 6 février 2016

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C’est qui le mec en blanc à côté de Jean-Louis Bianco ?

Pourquoi et comment est-il possible que le Président de la République, capable de refroidir durablement ses relations avec le Vatican au nom de laïcité et du fait que ce micro État religieux refuse un ambassadeur au motif que ce dernier est homosexuel, n’ait aucune influence sur le président de l’Observatoire de la Laïcité en France qui se fourvoie avec des islamistes, antisémites, sexistes et homophobes au nom de cette même laïcité ?

Pour mémoire le pape avait dit en parlant du massacre de Charlie Hebdo perpétré par des terroristes islamistes : “Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal.”

Jean-Louis Bianco, lui, a déclaré hier que Charlie Hebdo “dit bien pire” que le Rappeur Medine qui appelle dans un de ses textes “à crucifier les laïcards”

Rassemblement pour la démission de Jean-Louis Bianco Jeudi Prochain :

Par Céline Pina sur FB

Pour Jean-Louis Bianco, "Charlie hebdo est pire que le rappeur Médine."On a envie de lui répondre que la plupart de…

Posté par Céline Pina sur vendredi 5 février 2016

Pour signer la pétition pour la démission de Jean-Louis Bianco : https://www.change.org/p/manuel-valls-m-jl-bianco-doit-démissionner-de-la-présidence-de-l-observatoire-national-de-la-laïcité

Pour vous engager et vous battre contre les fanatiques et les tartuffes de la laïcité c’est ici :

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Ahmed Meguini

La laïcité a sauvé ma mère d’une mort annoncée

Heureusement pour ma mère, la laïcité n’était pas interprétée par Jean-Louis Bianco quand sa communauté religieuse lui a tourné le dos. Parce que pour cette tribu, qui n’avait pour lien que quelques rites et une religion en commun, avaient aussi un ordre qui condamnait ma mère à mourir sous les coups de mon père, parce qu’ainsi vont les traditions, car ainsi va la religion, le mariage est hors question. La laïcité c’est l’outil qui a permis à cette jeune femme qui m’a mis au monde de pouvoir offrir au regard des autres un balayage, un brushing et un regard droit.

Dans les années 70, il n’y avait personne pour offrir une oreille attentive à celles qui la traitèrent de pute au seul motif que maman avait osé quitter papa sous les conseils des urgentistes de l’hôpital de Saint-Julien en Genevois. Pute encore, quand elle obtenait son permis de conduire et qu’elle renvoyait d’un coup de klaxon quelques misérables femmes renvoyées à l’étroitesse de leur misérable monde. C’est une République laïque et intransigeante qui a sauvé ma mère d’une mort annoncée et par l’occasion évitait à mon père un impardonnable crime.

Ahmed Meguini

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#LaïcArt : Ce réseau ne vous propose rien sinon d’écrire notre propre destin

Un mélange de peur irrationnelle et de paresse nous engage à nouveau au déni du réel. Une réalité faite de vide où tout est à réinventer. Je nous ai vu marcher sans destination, en redoutant le voyage, en refusant d’aimer le destin.

Je crois comprendre que si la théorie est communément admise, l’exercice de la liberté nécessite encore de la pédagogie. Une infime minorité composée essentiellement d’imbéciles et de prestidigitateurs qui, avec notre complicité active, impose leur malice grossièrement maquillée en intelligence et de pauvres tactiques en un art de la guerre. Une poignée d’individus se disputent les vérités de demain et contestent avant de réécrire celle de la veille, sous le regard désabusé d’un génie populaire qui, je le souhaite, le moment venu, fondra comme un aigle sur sa proie pour se saisir du pouvoir créateur et redonner un sens incarné à nos valeurs.

Une lumière toute humaine, l’exercice d’une spiritualité citoyenne, ces valeurs universelles qui ont fait de nous des rois, aujourd’hui fainéants, nous attachant davantage à ce qui nous paraît être dû, oubliant bien volontiers ce que l’on doit.

Une dette de sang à ceux qui ouvrirent la voie par le sacrifice de leurs existences, ce qu’ils considéraient être un devoir alors même qu’ils n’avaient aucun droit. Nos créanciers, qui à coup de sabres et de canons, de palabres et création, de batailles et de revendications ont construit un monde, une possibilité. La décision de vivre libre, qui hélas, depuis la moitié du siècle dernier n’a été que rarement consommée, quand elle ne fût pas travestie en produit de consommation.

Alors qu’à nouveau retentit le claquement sec d’une balle percutée, suivi et précédé d’autres balles tirées en rafales dans les rue de Paris, l’histoire s’invite encore dans notre chair en la déchirant et en maculant de sang des pavés qui en ont déjà vu tant.

Malgré un ennemi identifié, aux revendications aussi limpides qu’insensées, nous n’avons pas encore décidé d’engager le combat. Des vies inestimables ont été arrachées à ceux qui les aimaient par la folie de quelques hommes. C’est au tour de leur mort de perdre toute valeur, un prix trop chèrement payé qui doit nous engager dans l’exercice de la liberté en refusant la fatalité et la résignation.

J’ai fait une proposition en créant un réseau de résistance qui, s’il n’est pas prêt à tout pour faire triompher la vérité, ne s’interdit rien et s’offre les moyens d’une action ambitieuse, des outils qui ne sont rien sans les quelques combattants qui sont déjà l’œuvre un peu partout sur le territoire. Des citoyens qui ne se connaissaient pas hier se rencontrent, discutent et prennent date. Ainsi à Marseille un groupe se réunit début février en coordination avec deux autres à Paris. Depuis la mi-décembre des centaines d’individus se mettent en relation, ils ne cherchent plus une offre politique, ils la fabriquent.

Et la voilà vivante, et quelle joie ! quel bonheur intense de retrouver sa fratrie, qui existe vraiment, comme elle est racontée dans les livres de ceux qui les ont lus, et qui aujourd’hui reprennent l’ouvrage pour y écrire de nouvelles pages. Ce réseau ne vous propose rien sinon d’écrire notre propre destin.

Ahmed Meguini

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“BarakaCity” Canal + Le Supplément de buzz nauséabond

Beaucoup de controverse depuis quelques jours autour de la prestation de Najat Vallaud-Belkacem sur le plateau du Supplément de Canal+ face aux propos tenus par Idriss Sihamedi, président de l’O.N.G. BarakaCity, qui se définit elle-même sur son site Internet comme une « association humanitaire qui vient en aide aux populations démunies partout dans le monde ». Invité au sein de l’émission d’Ali Baddou pour évoquer la détention au Bangladesh de Moussa Ibn Yacoub, jeune français converti à l’islam, le fondateur de cette association à la réputation sulfureuse déclare en effet être un musulman « normal », reconnaît ne pas serrer la main des femmes et refuse de condamner Daesh d’une voix claire.

Si la ministre de l’Éducation nationale explique aujourd’hui dans le Parisien un positionnement déterminé par une « espèce de sidération partagée par l’ensemble des participants et du public », ce que l’on peut comprendre face à l’énormité des propos tenus, par le refus de de se prêter « à ce petit jeu nauséabond consistant à inviter des gens infréquentables pour faire du buzz », il reste tout de même que cet évitement, cette non-réappropriation du débat de la part d’une élue semblent avoir créé un sentiment de frustration chez tous ceux qui veulent réaffirmer l’idée et la possibilité d’une communauté unie autour de principes partagés dans le cadre républicain.

Najat Vallaud-Belkacem reconnaît tout de go être « mal à l’aise » — elle semble s’exprimer à ce moment-là en simple citoyenne — et cette gêne l’empêche de se saisir d’une parole de rassemblement qui vienne asseoir, par la bouche d’une de ses représentantes, la grandeur de l’idéal républicain. Mal à l’aise, les spectateurs le sont aussi. Mais après tout, c’est la République dans son ensemble qui se trouve être « mal à l’aise » dans sa confrontation à l’extrémisme islamiste, et cela a été le cas dès le premier jour. Une guerre, c’est un ennemi commun et identifié, et des alliés qui le sont également.

Mais autour de nous, l’alliance des discours et des intentions — et c’est le jeu de la démocratie — peine à voir le jour, avec des voix franchement discordantes qui se font entendre, prônant la tolérance de l’intolérable.

Alors comment dissiper ce malaise, ce mal-être qui nous empêche de vouloir nous réapproprier aujourd’hui notre rêve en termes de liberté, d’égalité et de fraternité à une époque où la barbarie et l’obscurantisme prétendent faire leur retour et dicter leur loi ? Peut-être manque-t-il cette impulsion conférée par le verbe, par l’assurance, par la confiance en soi. Par la conviction de proposer un projet de société crédible et pertinent. Devrions-nous déplorer le manque de réaction de Najat Vallaud-Belkacem face à M. Sihamedi ? Rappelons-nous que nous-mêmes avons la même obligation de promouvoir à la face du monde une République laïque qui soit fière de ses valeurs face à l’antisémitisme, au sexisme, au racisme, à la violence et à l’obscurantisme. Cette responsabilité est d’abord la nôtre, ici et maintenant.

[Vidéo] LaïcArt : rejoignez le mouvement

Le Projet #LaïcArt rassemble la tribu de ceux qui n’en veulent pas. Nous avons décidé l’espoir et banni le défaitisme, nous avons préféré la création au cynisme, nous contrarions un pessimisme raisonnable en nous engageant à ne pas renoncer. Nous avons décidé d’être des auteurs avant de jouer les rôles que nous nous sommes écrits. Des inventeurs assez fous pour commettre de l’Histoire.

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Je reviendrai et je serai des millions

Au retour des obsèques de Wolinski que je connaissais moins que sa fille Elsa et son compagnon, mon ami Arnauld, il y avait au Père Lachaise rassemblés des compagnons de route de longue date, comme Caro et Fiam, qui étaient déjà là au procès des caricatures, quand les islamistes n’étaient pas encore relayés par des assassins, et qu’ils dénonçaient devant la justice l’amalgame entre Islam et violence. Ce procès où Mohamed, cité en qualité de témoin, décrivait à la barre le drapeau saoudien qui porte un sabre pour emblème, juste sous les mots « Il n’y a de dieu que Dieu et Mahomet est son messager. ».

Après le Père Lachaise, j’ai fait ce que les défunts auraient fait : je suis allé au bistrot pour boire un coup à leur santé. Et puis j’ai eu une idée, comme une évidence, parce que ma vie ne serait plus jamais la même, parce que je retournais au combat, j’allais graver cette promesse sur mon avant-bras : « Je suis Charlie ».

Et puis il y a eu ces mots inaudibles : « On a tué Charlie, on a vengé le prophète », s’ils n’avaient pas trouvé un écho auprès d’un patron presse qui, la terre encore fraîche recouvrant les cercueils, organisait une table ronde avec des islamistes. Après cette réunion organisée par Mediapart sur la place des Musulmans en France, ma colère s’est transformée en fureur. J’avais passé toute ma vie d’adulte à essayer de comprendre, pour que le fils d’immigrés que j’étais devienne un Français. Et voilà qu’on piétine mon chemin, qu’on s’essuie les pieds sur ma vie, un destin, en me réduisant à ce qui ne sera jamais une qualité, rien que je ne puisse un jour mériter : la religion, celle de mon père. Une injonction, relayée par un sociologue zombie, comme s’il fallait l’accepter telle une fatalité. Le même destin construit de toutes pièces, qui a émancipé des générations d’immigrés. Ils épousèrent la citoyenneté et la laïcité, par loyauté et fidélité d’abord, pour un pays exigent certes, mais qui en retour nous avait tant donné. Et puis les gestes faits, le contraste et les jeux d’ombres avec les pays que nos parents ont quittés, la foi s’est révélée :

il existe une patrie pour chaque être de ce monde sincèrement épris de liberté.

Alors j’ai créé un blog que j’ai appelé LaïcArt pour me donner la parole, quand mes propos parfois fois fiévreux, mais toujours sincères, rencontraient un sort malheureux dans quelques Pure players. Un blog pour répondre avec mes mots à ceux qui nous reprochèrent d’avoir joué avec le feu, avant que cette improbable causalité ne s’effondre un vendredi 13.

Le 15 décembre, un mois après ce vendredi maudit, je décidai d’entrer en résistance en m’engageant dans un projet de refondation de la France : raviver le triptyque républicain, avec pour ciment un mot, une loi, qui dans la lettre comme dans l’esprit ne s’accommode d’aucun adjectif, la laïcité.

Le 15 décembre, je transforme LaïcArt en un réseau social d’activisme politique, abandonnant tout dogme idéologique sans rien renier de ma propre sensibilité. J’ai décidé d’unir les intelligences dans l’action et l’horizontalité. Une nouvelle façon de faire de la politique, qui abolit les frontières dans cet espace cybernétique. Un espace qui, s’il ressemble à ceux qui l’ont édifié, doit être capable du meilleur dans les mêmes proportions de ce qu’il nous propose aujourd’hui de pire.

LaïcArt est une bonne intuition, un mélange de laïcité pour le cadre et d’art pour la création et l’invention. Désinhiber la parole intelligente qui par nature s’autocensure. Encourager l’action, favoriser les mises en relation, inciter la production littéraire. Tout ce qui est un danger mortel pour la tartufferie de la politique professionnalisée et qui fait de nous des frères. C’est une folie et il nous reste tout à faire, c’est une folie et depuis le 15 décembre, elle gagne cinq personnes par jour venant de toute la France et d’ailleurs.

Ahmed Meguini

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Le discours de Marine Le Pen m’a paru réaliste et différent des discours traditionnels

Bonjour à tous. Comme moi, vous le savez, le FN est une menace directe à notre démocratie et à nos valeurs républicaines. Avec les récents événements qui nous ont bouleversés, beaucoup de Français ont voulu accorder leur confiance au parti de Marine Le Pen. Erreur fatale !

J’ai été adhérent au parti socialiste pendant 5 ans (2009-2013). J’ai cru en Hollande, j’ai voté pour lui, mais ma déception a été énorme. Profondément déçu, j’ai quitté le PS. Petit à petit, le discours de Marine Le Pen m’a paru réaliste et différent des discours traditionnels, et contraire aux idées reçues. C’est pour moi le début d’une longue période à ce mouvement.
Aujourd’hui, je témoigne en tant qu’ancien partisan actif du FN

Vous avez très certainement entendu l’eurodéputée FN rassemblement bleu marine, Sophie Montel établir des théories raciales avec son “évidente inégalité des races”, Jean Marie Le Pen, dire que 6 millions de juifs morts n’était “qu’un DÉTAIL de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale”, ou encore des amis de Marine Le Pen faisant des saluts nazis.
La présidente du FN n’a réagi qu’aux propos les plus polémiques. Mais les propos les moins diffusés n’ont pas été commentés, même que Marine Le Pen en a renié, comme le jour où un journaliste de France Inter lui rappela que son père s’était dit “attristé” par la libération de Mandela, alors qu’elle était derrière lui et que la vidéo est visible partout !
Bref. Cela, c’est ce que vous voyez. En tant qu’ex-militant front national, je peux vous dire que les militants sont tout aussi dangereux et nuisibles à la société.

Sur Twitter, des militants pro-FN m’avaient clairement dit qu’il fallait un retour aux camps de concentration pour les migrants, ou simplement des comptes nostalgiques de la France de Pétain. Les horreurs succédèrent aux horreurs. De plus, ils diffusaient de la fausse information, nauséabonde.Il y avait une propagande incessante, certaines personnes appelaient Marine Le Pen, “Sainte-Marine” sans rire ! Un véritable bourrage de crâne !

Pour justifier son opposition à l’Union européenne, le parti de Le Pen parle de patriotisme. Est-ce réellement patriote, d’avoir eu des cadres accusés de collaboration durant l’occupation allemande ?
Alors, le FN avance un deuxième argument : revenir aux bases de la Révolution française, à savoir le pouvoir au peuple. Mais comment peuvent-ils rester à des idées de 1789 sans prendre en compte la mondialisation ?
Avec le FN, allez jusqu’au bout des choses, ils ne sauront plus défendre leurs idées. Je me rends compte aujourd’hui que les discussions que j’ai eues avec les militants FN étaient d’une pauvreté intellectuelle incroyable.
Pour finir, prenons simplement une vue d’ensemble sur le parti. Un parti anti-immigration, anti-UE, xénophobe, sectaire, profiteuse du système (détournements au parlement européen, argent caché en Suisse pour JM Le Pen…), pour un retour strict aux frontières et une monnaie nationale, peut-il être un parti républicain ?

Le racisme est de toujours, les hommes ont répété leurs erreurs, et ce n’est pas pour autant que la haine a été à l’origine d’une Paix durable, au contraire, elle fut la pensée la plus désastreuse socialement, politiquement, et humainement !

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#LaïcArt : le premier parti qui ne te prend pas pour un con

Notre mou­ve­ment se construit dans l’urgence et la patience, beau­coup de choses ont été faites et il reste encore énor­mé­ment de tra­vail. On ne construit pas un pro­jet pour un vieux pays comme la France comme on lance une ligne de vête­ments. Ce mou­ve­ment se construit une his­toire, des per­sonnes se ren­contrent et dis­cutent de l’avenir, elles écrivent aussi et se nour­rissent des sages de pas­sage. Susciter un espoir chez nos com­pa­triotes est une res­pon­sa­bi­lité que nous pre­nons très au sérieux. Une sor­tie média­tique pré­ma­tu­rée, c’est un peu mettre la char­rue avant les bœufs. Je ne déses­père pas de ras­sem­bler les dif­fé­rentes ini­tia­tives, sim­ple­ment parce que c’est la rai­son d’être de notre mou­ve­ment. Je ne me méfie pas des médias, bien au contraire je prends le métier de jour­na­liste très au sérieux. Un métier avec ses contraintes de for­mat et ses effets gros­sis­sants confi­nant par­fois à la cari­ca­ture, c’est le métier qui est comme ça. Le moment venu, nous nous expo­se­rons et nous pré­sen­te­rons nos quelques « bons clients » pour nour­rir la machine.

La France c’est aussi une musique qui a son tempo, et un peuple qui connaît trop bien la chan­son, tous autant que nous sommes, las­sés d’être pris pour des cons.

Nous tra­vaillons, 160 membres aujourd’hui, la moi­tié est active sur le réseau #LaïcArt. Les groupes de région ne tra­vaillent pas assez, à Paris nous nous réunis­sons une fois par semaine, des réunions longues du fait d’un grand nombre de par­ti­ci­pants. Nous avons décidé de nous divi­ser en pôle de com­pé­tences avec des super­vi­seurs appe­lés pro­vi­soi­re­ment « le conseil Jedi », ils seront nos aiguilleurs du ciel, ils sur­veille­ront l’altitude et nous gui­de­ront pour les décol­lages et les atter­ris­sages. C’est pour l’instant la méthode la plus per­ti­nente que nous ayons trou­vée pour pro­duire en garan­tis­sant une véri­table hori­zon­ta­lité.

Seule l’horizontalité qui inclut tous les citoyens dési­reux de s’engager peut se reven­di­quer de la société civile. Les orga­ni­sa­tions pyra­mi­dales ne peuvent rien pro­duire d’autre que le pou­voir cor­rup­teur, nous connais­sons ce che­min, nous en reve­nons à peine.

Pour le constat il suf­fit d’avoir des yeux, pour le pro­jet il suf­fit d’avoir du cœur. La France ne peut se renou­ve­ler que dans le roma­nesque et non dans un mar­ké­tage où se dis­putent le déri­soire et le pathé­tique. Fidèle à la France et à son Histoire #LaïcArt ne s’autorisera pas à fabri­quer du prêt-à-penser, nous choi­sis­sons le temps long des petites mains de la haute cou­ture, aux logos nous oppo­sons la griffe et au mar­ke­ting nous pré­fé­rons l’intelligence au ser­vice de la créa­tion.

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La laïcité : un principe mondial

Je suis Haythem Abdelmoula, un jeune Tunisien vivant en France.

L’expérience quo­ti­dienne et mon amour pour l’histoire ont forgé chez moi l’idée qu’un État fort laïque et pro­tec­teur des liber­tés et des droits est le garant d’un espace com­mun ration­nel et moderne. L’espace publique repré­sente notre com­mun que nous par­ta­geons en tant qu’individus libres et dignes. Cet espace doit gar­der son carac­tère are­li­gieux, car l’histoire et même l’actualité dans plu­sieurs pays à tra­vers le monde montrent que le reli­gieux trop impli­qué dans l’espace public, est un outil de tyran­nie et d’oppression. Le reli­gieux repose, par défi­ni­tion, sur les dogmes de la foi. Et dans sa quête d’appréhender l’humain dans toute sa com­plexité, il est devenu essen­tiel­le­ment contra­dic­toire. Ainsi, le prendre trop au sérieux et l’extrapoler loin de la sphère per­son­nelle à l’espace publique (pro­blème de société, vie poli­tique et par­fois la vie tout cours) est la cause de conflits inter­mi­nables qui peuvent conduire jusqu’à la guerre totale. La com­plexité de l’humain est tell qu’aucune pen­sée repo­sant sur des dogmes (reli­gion, idéo­lo­gie.…) ne peut pas l’expliquer.

C’est pour cela, la moder­nité, cette rup­ture avec le tota­li­ta­risme reli­gieux, qui repose sur l’individualisme, la ratio­na­lité et les liber­tés, a retenu les leçons de l’histoire en adop­tant l’espace com­mun sécu­la­risé comme seul garant des liber­tés indi­vi­duelles.

En d’autres termes, la laï­cité. Et puisque l’humain est uni­ver­sel, la rai­son est uni­ver­selle, les liber­tés sont uni­ver­selles et le péril tota­li­taire est, mal­heu­reu­se­ment, uni­ver­sel, la laï­cité devient elle-même une néces­sité uni­ver­selle indé­pen­dam­ment des dif­fé­rences cultu­relles. De nos jours, les esprits prés-modernistes et obs­cu­ran­tistes, ren­for­cés par leur nombre, les finan­ce­ments énormes qu’ils obtiennent et la mon­dia­li­sa­tion des moyens de com­mu­ni­ca­tion, attaquent fron­ta­le­ment ce modèle. Ils impo­sant dans espace public des idées mar­quées par une hys­té­rie reli­gieuse pro­fonde qui carac­té­rise un retran­che­ment iden­ti­taire et un malaise civi­li­sa­tion­nel avec la moder­nité et l’esprit des lumières.

Ces idées, qui réduisent l’être humain à son appar­te­nance reli­gieuse issue d’une com­bi­nai­son de trois hasards bio­lo­gique, géo­gra­phique et his­to­rique, sont un dan­ger immi­nent sur la société et l’espace publique.

Il est regret­table de voir que cer­tains défendent ces dérives iden­ti­taires au nom de la dif­fé­rence cultu­relle et la pro­tec­tion des mino­ri­tés. Qu’ils pensent à la défense des membres de ces mino­ri­tés écra­sés sous les car­cans des dogmes, iso­lés du reste de la société et même sor­tis du cou­rant de l’histoire. Qu’ils prennent en consi­dé­ra­tion l’universalité du com­bat pour la laï­cité et que les peuples ont tous droit à l’émancipation, à la liberté de conscience et à un espace public ratio­na­lisé. J’ai l’honneur d’avoir deux pays: un pays de nais­sance et un pays de culture et d’art de vie. À tra­vers les deux rives de la Méditerranée, il s’agit du même com­bat, même idéal et même espoir ! Vive la République !

Haythem Abdelmoula

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Roland Castro : Il faut tout reconstruire !

il y a 30 ans et plus, il y avait 2 ques­tions à résoudre :

1. la citoyen­neté de nos com­pa­triotes issue de l’immigration colo­niale (mar­ché pour l’égalité de 1983)
2. la ques­tion des lieux où ils habi­taient : les grands ensembles issus de la pen­sée fonc­tion­na­liste stu­pi­dis­sime de Le Corbusier .Ces deux ques­tions étaient mêlées nouées. j’ai atta­qué la seconde en lan­çant avec Cantal Dupart « Banlieues 89. Mitterand n’a pas tenu la pro­messe du Droit de vote des étran­gers aux élec­tions locales, les mômes fran­çais n’ont pas vu leur mère et leur père aller voter alors qu’eux pou­vaient ! Il y a une marche qui est deve­nue un mar­ché et Mitterand ne leur a pas dit à l’arrivée de la marche ce que Napoléon avait dit aux juifs : rien en tant que juif, tout en tant que citoyen ! Aujourd’hui c’est beau­coup plus grave , la frac­ture ville ban­lieue s’est com­plété de frac­tures ter­ri­to­riales et l’islam est devenu la valeur refuge de ce loupé tra­gique ! Reste une situa­tion de lai­deur un peu amé­lio­rée grâce à Borloo et une défla­gra­tion socié­tale due à la reli­gion ! Résumons il faut une bonne urba­nité pour tous et une laï­cité INTRANSIGEANTE ! Vaste pro­gramme dirait le géné­ral de Gaulle !

La suite dans mon livre à paraître le 2 Mars (l’Archipel) : il faut tout recons­truire !

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Laïcité : votre avenir se joue sans vous

Texte initialement publié par JOD sur son blog sous le titre “La laïcité dévoyée de l’Observatoire de la laïcité”

Alors que la polémique sur les propos twittés par le rapporteur de l’Observatoire de la laïcité prennent de l’ampleur dans la presse et les réseaux sociaux, il est intéressant de comprendre pourquoi ce ne sont pas ces seuls propos qui posent problème, mais bien l’orientation même de cet Observatoire qui est remis en cause.

A plusieurs reprises, cet observatoire s’est attiré les foudres des républicains laïques qui s’étonnaient des prises de positions de cet organisme chargé d’assister “le Gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France.” Dès juin 2013, les propos de Jean-Louis Bianco au Monde expliquant que “La France n’a pas de problème avec sa laïcité” choquaient les militants laïques de terrain. Des intellectuels ou élus surpris par les positions de Jean-Louis Bianco publiaient plusieurs articles ici ou … et trois des membres de l’Observatoire de la laïcité (Glavany, Kessel et Laborde) critiquaient la ligne autocrate et déviante de Nicolas Cadène et Jean-Louis Bianco à plusieurs reprises :

Cette fois-ci, les trois membres cités plus haut ont décidé “de suspendre [leur] participation aux travaux de l’Observatoire de la laïcité tant que le Rapporteur général ne se sera pas excusé ou qu’il n’aura pas été désavoué.”

Cette laïcité dévoyée promue par l’Observatoire s’illustre bien dans une affiche distinguée par le Prix de la laïcité de la République française portant le logo de l’organisme.

Cette affiche affirme dans son dessin que la cité a pour fondement les communautés, dont la laïcité serait le lien. Elle aurait comme but la cohabitation pacifique des croyants et non des croyants dans la société civile. Outre que cette liste est peu exhaustive, cette vision communautariste de la société consiste à réduire quelqu’un à son appartenance réelle ou supposée avant de la considérer avant tout comme un citoyen. Or, le régime de laïcité, ce n’est pas ça comme l’explique très bien la philosophe Catherine Kintzler :

“ Le régime de laïcité considère que toutes les croyances, incroyances et positions s’inscrivent dans un espace qui rend possible leur libre coexistence et que, pour construire cet espace, il faut supposer que le lien politique est étranger à tout autre lien, qu’il n’a pas besoin d’un modèle préalable de type religieux : c’est le « zéro ». On ne cherche pas ce que les différentes positions ont en commun, on cherche un espace qui conditionne a priori la coexistence de toutes les positions, y compris celles qui n’existent pas.”

Cette vision de la laïcité (régime de tolérance explicité toujours pas Kintzler plus ci-dessous) est celle proposée par l’association Coexister (cf. logo ci-dessus) qui a rond de serviette à l’Observatoire de la laïcité.

Le régime de la tolérance s’interroge à partir de l’existant : il y a différentes religions, différentes communautés et il faut les faire exister ensemble. Cette coexistence s’appuie sur l’idée selon laquelle tous croient à quelque chose, ou du moins à des valeurs, et que le lien politique doit se construire sur ce moment de foi initiale. C’est le « 1 » — exprimé notamment par la devise « In God We Trust » inscrite sur chaque dollar. C’est une manière de penser la forme du lien politique en le modélisant sur un lien de type « croyance », un lien fiduciaire.

Cette association qui prône le dialogue inter-religieux, même avec le frère musulman Nabil Ennasri (vous savez le même qui signe des tribunes “nous sommes unis” avec Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène.) Cette tribune, publiée au lendemain des attentats de novembre, comprenait aussi la signature de Samy Debbah, président du Collectif -controversée- Contre l’Islamophobie en France (CCIF) mais ce qui n’empêchait en rien Nicolas Cadène d’y donner une interview il y’a quelques jours. Interview en une du site, juste au-dessus de la dénonciation par cette même association du Premier ministre comme “déchu de la République” (sic).

Et comme le souligne le professeur de science politique Laurent Bouvet : “il me semble qu’en termes de bon fonctionnement du service public, un agent public ou assimilé comme Nicolas Cadène, ne peut pas ainsi participer à un site associatif qui dénonce l’autorité, le PM de surcroît, dont il dépend administrativement — et j’ajouterais politiquement.”

En cela, la demande d’excuse ou de démission des trois membres de l’Observatoire de la laïcité faite à M. Cadène ne relève pas d’un caprice ou d’une “sorte de chasse à l’homme organisée par des gens qui osent se dire “laïques” et des identitaires FN”, mais d’une situation qui politiquement fragilise la gauche laïque et républicaine (ainsi que le gouvernement alors même que le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcra), Gilles Cavreul, tient un discours d’une exigence laïque remarquable), et jette l’Observatoire de la laïcité dans les bras de ceux qui veulent sa mort.

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A vélo par les chemins de traverse de la laïcité

Avec toutes ces commémorations, l’émotion est là, le passé remonte.

Mon cheminement professionnel a fait que dans les années 2000, j’étais en poste dans des communes de  “gauche” sur le secteur  “enfance” (services à la population des  0 à 15 ans).

De la politique “d’achat” des caïds de la cité qui, par exemple, partaient au ski pour trois poignées de pétards et qui, avançant en âge (c’est à dire plus de 15 ans), continuaient d’en bénéficier. De la politique des “grands frères” que j’ai stoppé mais avec de grands moments de solitude, de la mixité que j’ai imposée (ré-imposée) dans le service des 11/15 ans, dans l’équipe et la fréquentation. Solitude aussi, face à un jeune de ce service que je n’ai pas titularisé, face à ses attitudes sexistes, puritaines, de revendication de lieu de prière et d’aménagements divers. Solitude encore, face à des animateurs réclamant un frigo différents des autres, en clair sans alcool ni charcuterie. Solitude enfin, lors d’un entretien de recrutement avec une candidate recommandée par un maire-adjoint, se présentant à l’entretien voilée et me demandant s’il était possible qu’elle travaille auprès des enfants, au sien d’une école, ainsi vêtue, par chance je sais rester clair et elle a parfaitement compris que cela n’était pas négociable. Solitude aussi pour recomposer des équipes multiculturelles dans les équipes d’entretien des écoles, et non pas des équipes regroupées par affinités ? (je ne sais même pas comment qualifier se laisser faire de regroupement !). Solitude aussi quand j’ai pris un homme pour être responsable d’une Halte-garderie.

Le sommet, en 2005, lorsque j’ai proposé de décliner sur l’ensemble de l’année , le centenaire de la Loi de 1905, démission complète du premier magistrat et d’une partie de élus, mais aussi des déceptions internes à mon équipe proche.

Aujourd’hui, et depuis 2007, je suis dans l’hospitalier, et c’est essentiellement à cause de tout cela.

Petit à petit, là encore je suis rattrapé par ces défaillances favorisant les revendications d'”accommodements raisonnables”, l’article de Patrick PELLOUX “les djihadistes sur le front de la santé” dans le Charlie des un an, tout autant que les prières de rue anti-avortement devant l’hôpital Tenon où la Maternité de Port Royal) que je ressens comme autant d’atteintes à un vivre ensemble apaisé. La vie est une expérience unique et non renouvelable, ce n’est pas de moi, mais j’aime bien, alors ne nous laissons par pourrir la vie !

Didier

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Un Mandela pour la France

Le Projet #LaïcArt rassemble la tribu de ceux qui n’en veulent pas. Nous avons décidé l’espoir et banni le défaitisme, nous avons préféré la création au cynisme, nous contrarions un pessimisme raisonnable en nous engageant à ne pas renoncer. Nous avons décidé d’être des auteurs avant de jouer les rôles que nous nous sommes écrits. Des inventeurs assez fous pour commettre de l’Histoire. Nous continuons à nous trouver : 145 inscrits depuis trois semaines, je sais que d’autres nous cherchent encore. J’en ai rencontré plusieurs et j’ai encore planifié quelques rendez-vous avec ceux qui ne se rendent jamais.

À peine prononcé, l’échafaudage de leurs angoisses – habilement maquillé en pensée – est déjà périmé. Incapables de domestiquer leurs peurs, plus obsolètes qu’un tweet vieux d’une heure, dépassés ils en ont perdu leur qualité

C’est la somme de ces folies porteuses des utopies d’aujourd’hui qui est déjà une vérité dans un monde qu’il nous reste à réinventer. Le travail des prophètes de l’Apocalypse est enfin terminé ; la prophétie réalisée les voici désormais désoeuvrés, réduits à chroniquer l’actualité, l’instantané d’un fait à qui l’on fait épouser d’hasardeuses causalités. Ils énoncent des vérités tout aussi dérangeantes qu’éphémères, tout va trop vite, et ils continuent à faire référence au temps long de l’Histoire d’un monde dont ils ont eux-mêmes annoncé la fin. À peine prononcé, l’échafaudage de leurs angoisses – habilement maquillé en pensée – est déjà périmé. Incapables de domestiquer leurs peurs, plus obsolètes qu’un tweet vieux d’une heure, dépassés ils en ont perdu leur qualité. L’exercice compétent de la prophétie qui annonce la fin du monde est par nature un contrat à durée déterminée.

Le réalisme est un masochisme

Nos penseurs partagent un mot qu’ils martèlent, et qui toujours annonce une vision catastrophique qui aurait échappé aux imbéciles, aux rêveurs qu’il faut tirer de leur sommeil : « Il faut être réaliste ! ». Le réalisme est un masochisme. La souffrance expiatoire fait oublier à ceux qui en jouissent sa raison d’être : l’amour et le pardon. Deux valeurs universelles qui se moquent bien Schengen, elles abolissent les frontières, autorisent la rédemption et fait hérésie l’idée même du repli. Une culture et des récits qui racontent l’exode, l’errance, le voyage et les persécutions. Imaginez que les apôtres du supplicié aient choisi l’enracinement plutôt que la marche à pied, l’identité plutôt que l’aventure et la conquête des cœurs et des esprits ? De quelle culture et de quelles racines les cassandres et leurs oripeaux faits de chaînes d’info, de brulots et d’outranciers éditos nous parleraient-ils aujourd’hui ? De quelle terre les tartuffes et leurs porte-drapeaux, qui tous haïssent ces autres presque autant qu’ils s’aiment eux même, pourraient-ils bien se revendiquer pour semer la haine et construire un chaos profitable si la Chrétienté s’était enracinée à Bethléem ?

Je suis un athée et pour être précis, j’admets que l’existence de Dieu est hautement improbable. J’admets également l’audace et l’avant-garde des premiers Chrétiens qui, au péril de leur vie, osèrent aimer leur prochain et pardonnèrent ceux qui les avaient offensés en les jetant aux lions. Ils étaient les fous qui construisaient par l’exemple, en inspirant par la noblesse de leurs sentiments, à en faire trembler la main du bourreau, une vérité implacable qui deviendra multimillénaire, un homme peut demander le pardon et un autre lui offrir le repentir.

Je crois qu’une pratique religieuse qui vous permet de picoler le sang du Christ et qui ne vous oblige pas à vous lever à l’aube pour faire la première des cinq prières de la journée a de bonnes chances de continuer à prospérer.

Je suis de gauche et je sais toujours ce que cela veut dire, mais pour le projet dans lequel nous nous engageons, cette information sur ma sensibilité politique est aussi capitale que ma pointure chaussure. Pour l’essentiel, le « vivre ensemble », ce n’est pas agréable ; le plus souvent c’est utile, c’est seulement quand il est réduit à sa tribu, à nos semblables, que parfois, cela peut-être un plaisir. Et c’est bien cette quête de la jouissance permanente qui nous engage sur la voie du tribalisme, d’une balkanisation culturelle et territoriale. La France est de culture et de tradition judéo-chrétienne, pourquoi enfoncer une porte ouverte ? Évidemment il faut lire en creux, la menace d’un « grand remplacement ». Pour ma part je crois à un darwinisme de la bonne idée. Je crois qu’une pratique religieuse qui vous permet de picoler le sang du Christ et qui ne vous oblige pas à vous lever à l’aube pour faire la première des cinq prières de la journée a de bonnes chances de continuer à prospérer. En France les églises font face à des bistrots, je ne vais pas vous refaire Don Camillo il suffit de voyager dans les villes et les villages pour constater que cet équilibre existe encore. Bien qu’en difficulté financière, le tôlier du débit de boisson fait plus recette que le curé de la paroisse d’en face, qui la messe dite, comme les autres, ira s’accouder au comptoir, boire un coup et mettre ça sur l’ardoise. J’ai plus souvent vu mon père au bistrot qu’à la mosquée et pour mes camarades issus de la même tribu, c’était pareil. Comme pour les Chrétiens, le prêche interminable qui nous raconte pourquoi on ira rôtir en enfer est nettement moins séduisant que le zinc, le ballon de rouge, la camaraderie et le coude qui dérape à la cinquième tournée. La bonne idée finit toujours par triompher malgré le talent de subversion prosélyte des bigots de tous bords, généralement plus intéressés par le pouvoir et la notabilité que par le salut notre âme.

Ils se sont émancipés du réel parce que celui-ci ne produit que des impossibles et ne se traduit jamais que par la violence pour la violence. Ils ont été capables d’aimer tout ce qu’ils ont eu à subir, ils ont fait le choix du destin.

C’est sur cette base que quelques personnes, ici deux avocats, réalisèrent l’impossible en libérant leur peuple de l’oppression. Ces deux hommes ont un autre point commun, ils ont eu une bonne idée : la non-violence pour l’un et le pardon pour l’autre. Mandela et Gandhi, à qui l’on peut associer le Dr King et le Général de Gaulle de la France Libre. Ils se sont émancipés du réel parce que celui-ci ne produit que des impossibles et ne se traduit jamais que par la violence pour la violence. Ils ont été capables d’aimer tout ce qu’ils ont eu à subir, ils ont fait le choix du destin. Ils n’auront pourtant chacun commis que très peu de choses : une idée, une parole sincère et inspirante, une éthique de l’espoir qui attiraient à eux plus de pratiquants que de croyants ; pour ces volontaires, l’action a presque toujours précédé la foi. Puis le moment venu, ces hommes décrétèrent la paix comme d’autres déclarent la guerre, et engagèrent leur peuple dans la reconstruction. Ils ont su donner du sens à l’effort et rendre les sacrifices plus supportables. Bien sûr, Gandhi n’a pas pu abolir les castes, et en Afrique du Sud, beaucoup des salauds de Blancs ont été remplacés par des salauds de Noirs. Martin Luther King fut assassiné par l’un de ceux qu’il voulait mettre sur le chemin de la fraternité et de l’égalité. Et le Général résistant devint un homme politique.

Le réveil sera difficile et douloureux et il faudra réapprendre à vivre avec ce nouveau corps. Ce qui sera pour nous un effort de reconstruction ne sera, pour ceux qui nous succéderont, rien d’autre qu’un paragraphe, peut-être une page de l’Histoire romanesque de la France éternelle.

« Il y a dans ce pays une fracture » : si ces mots de Jacques Chirac, prononcés en 1995, prêtent un peu à sourire aujourd’hui, je vais rester dans la métaphore pour y ajouter une grosse commotion cérébrale, une hémorragie interne et de possibles amputations. Il est urgent de quitter le camp du Bien, qui comme chacun le sait est toujours le sien. Stopper les hémorragies, faire baisser la pression, amputer quand c’est inévitable, et seulement une fois stable, sortir la France du coma artificiel dans laquelle nous l’avons plongée. Le réveil sera difficile et douloureux et il faudra réapprendre à vivre avec ce nouveau corps. Ce qui sera pour nous un effort de reconstruction ne sera, pour ceux qui nous succéderont, rien d’autre qu’un paragraphe, peut-être une page de l’Histoire romanesque de la France éternelle. Et ils apprendront ce que nous avons fait et ce que nous avons dit, et ils nous jugeront, comme aujourd’hui nous jugeons nous-mêmes le passé, avec tendresse et sévérité.

Ahmed Meguini

 

 

Un Parti de la Société Civile pour dire la vérité

D’abord la parole, nous pourrons dire la vérité, celle qui empêche les  carrières politiques de se faire. Nous pouvons apporter des solutions nouvelles avec une méthode inédite, une horizontalité, un débat permanent, une addition des intelligences rendue possible grâce aux nouvelles technologies.  Les représentants nationaux ont souvent perdu tout contact avec le réel. Nous sommes le réel et nous sommes également responsables d’avoir perdu ce contact. Nous ne pouvons attaquer le clientélisme sans oublier de dénoncer les clients. Nous pouvons mettre fin au carriérisme politique parce que la nôtre est déjà bien avancée et que nos ambitions sont ailleurs. Cet engagement ne nous offre aucun privilège, juste du temps en moins sur notre sommeil et pour nos familles et sans autre rétribution que la satisfaction d’accomplir notre devoir. La responsabilité politique ne peut aller au-delà de 10 ans, il y a en France suffisamment de talents. Les partis politiques doivent redevenir des incubateurs, une pépinière de futur représentant, qui ont déjà un métier et qui le moment venu, retourneront à leur charrue.

Notre France telle qu’elle existe aujourd’hui, se passerait bien volontiers de l’idée de «monarchie républicaine» et des ors de la république. Le chef du gouvernement britannique ne perd rien de son prestige à ne pas habiter un palais.  Un ministre peut comme chacun de nous tenir lui même son parapluie et un chef de l’État peut ouvrir et refermer lui-même la porte de son bureau sans craindre une entorse du poignet. Des minorités sont aujourd’hui surreprésentées par le pouvoir de l’influence des lobbys, qui parfois vont même jusqu’à rédiger des propositions de loi : pour les lobbys par les lobbys, c’est fini.

Enfin la Laïcité, la séparation de l’église et de l’état dont chacun affirme publiquement qu’elle est non négociable, alors que localement on renonce rarement à aller chercher des voix dans les chapelles. En tant que Parti de la Société Civile, nous avons le pouvoir de dénoncer les corrompus comme les corrupteurs. Il n’y a aucune raison d’épargner nos concitoyens qui votent et revotent pour des délinquants multirécidivistes en échange de quelques privilèges. Si nous avons une image dégradée de nos élus soyons sûr que souvent, ils ont de bonnes raisons de retourner le compliment. Voici ce que j’appelle la vérité, elle est par nature désagréable, parce qu’elle nous remet tous en question. En ligne de mire 2017, si maintenant si on laisse les choses se dérouler sans agir, sans être aujourd’hui capable de cette audace, n’ayons pas demain le culot de nous plaindre encore d’aller voter contre et d’accabler les abstentionnistes. 

Fraternellement

Ahmed

Ici vous n’avez que des devoirs, devenez créateur et BÊTA testeur de la République 6.0

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 « Je m’appelle Caroline et j’ai rejoint le Parti de la société civile. »

Jamais adhérente à aucun parti politique, de sensibilité de centre-gauche, je pense qu’il est vital pour notre démocratie que nos dirigeants se renouvellent. 74% des français ne veulent ni N. Sarkozy, ni F. Hollande en candidats pour les élections présidentielles de 2017 !

De plus, la laïcité, garante de nos libertés individuelles et de notre vivre-ensemble de façon égalitaire, est attaquée de façon de plus en plus frontale. Les djihadistes cite désormais l’école républicaine comme une cible, des intellectuels ou des militants d’extrême-gauche font passer la laïcité en France pour une nouvelle forme de “racisme” voire de “colonialisme”, certains élus ne la respectent plus dans leur commune par clientélisme et électoralisme…

Féministe, je me refuse à voir notre belle laïcité ainsi malmenée. C’est elle qui permet aux femmes, aux homosexuels, aux athées, aux minorités religieuses, de vivre ensemble.

C’est en grande partie pour ces deux raisons, un renouvellement politique, et une défense claire et assumée de la laïcité, que je suis fière de rejoindre le parti de la société civile.

Caroline

Pour rejoindre le mouvement pour un Parti de la Société Civile

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 « Je m’appelle Loïc et j’ai rejoint le Parti de la société civile. »

Bonjour, je m’appelle Loïc et je suis français d’origine italienne, très fier d’appartenir à ses deux démocraties, mais je suis patriote français avant tout !

Ancien socialiste, ancien adhérent au PS, j’ai fait un passage éclair au front national où j’ai découvert l’art de l’amalgame, du rejet et de la discrimination. Aujourd’hui, ma famille politique est sens commun.
Je milite pour la laïcité, le respect et la dignité. Plus que jamais je lutte pour la survie de nos valeurs républicaines, tant bafouées. Les différentes orientations politiques que j’ai eu m’ont finalement donné un centre d’intérêt qui est celui de la défense de la France, l’amour de la République !

J’adhère totalement au réseau Laicart qui permet des dialogues citoyens sur un sujet très actuel ; la laïcité.
Celle-ci est une valeur humaine, au-delà de la République, car elle n’impose rien, elle laisse libre les consciences, et permet une fabuleuse cohabitation entre les religions, y compris avec l’athéisme !
Pour que vive la République, VIVE LA FRANCE !

Loïc

Pour rejoindre le mouvement pour un Parti de la Société Civile

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Jouer à la roulette russe avec cinq balles dans le barillet

Les raisons ne manquent pas pour justifier l’inaction, sa propre passivité, son indignation variable, sélective, désordonnée et toujours stérile. Continuez à vivre oui mais vivre comme avant, sans l’engagement de tous, renvient à jouer à la roulette russe avec cinq balles dans le barillet. Stéphane Hessel fut le premier surpris du succès de son livre « Indignez-vous », l’auteur se désolait alors du peu d’engouement pour l’opus suivant : « Engagez-vous ». Le mouvement des Indignés n’a pas pris en France, parce que chez nous l’indignation c’est une culture ; une nature même. Nous, en France, on s’indigne de tout et n’importe quoi et comme dans la chanson : « J’y pense et puis j’oublie ». Alors allons-nous oser nous fourrer la tête dans le sable entre deux attentats ? Allons-nous laisser l’avenir du pays entre les mains de machines à gagner des élections à tout prix, même à celui de la destruction de notre nation ? Ces machines ne sont pas commandées, en tout cas pas par nous, et elles ont prouvé qu’elles n’avaient aucune limite. L’indignation ne fabrique pas de l’engagement ; en France, son produit brûle des mosquées et s’en prend aux Juifs, et ne me demandez pas pourquoi, je ne me sens pas qualifié pour répondre.

Nous sommes devenus des djihadistes de la consommation et comme ces autres, elle nous soulage de la peur de la mort. Je possède donc je suis

Nous avons aussi cette culture de l’engagement et de l’audace, qui hélas aujourd’hui est empêchée par l’injonction au bonheur, celui que l’on vend en boîtes par deux pour le prix d’une. Le fantasme de la jouissance permanente, celle-là même qui est promise pour l’éternité à nos assassins par leurs commanditaires. Nous sommes devenus des djihadistes de la consommation et comme ces autres, elle nous soulage de la peur de la mort. Je possède donc je suis. Nous n’éviterons pas le prochain attentat, les prochaines victimes, peut-être moi, peut-être toi. Nous ne pourrons que réagir, toujours plus violemment et ainsi garantir l’avantage tactique à nos enemis. Ce que j’écris, croyez-le, les donneurs d’ordres, les assassins de l’ombre, l’ont bien compris. Toute leur stratégie repose sur notre embourgeoisement et notre présumée incapacité à nous unir, non pour les combattre mais pour refonder la nation, redonner du sens, bâtir des ponts, construire du commun. Ils ont tort, je le sais et tu le sais et nous avons hâte de le leur démontrer.

Des groupes s’organisent partout en France et bien évidemment ils vont se fédérer, parce que nous ne sommes pas de ces chapelles qui luttent pour le pouvoir, nous nous battons pour un dessein bien plus noble, le destin de la France

Alors, encore une fois, je nous exhorte à sortir de nos tribus et de notre confort parce que c’est notre devoir de français, de patriotes ! C’est une nouvelle aventure, il faut se sentir honoré d’être d’une génération qui a le privilège de combattre pour les valeurs de la France, de la République laïque et fraternelle. Le projet LaïcArt n’est qu’un réseau parmi beaucoup d’autres. Des groupes s’organisent partout en France et bien évidemment ils vont se fédérer, parce que nous ne sommes pas de ces chapelles qui luttent pour le pouvoir, nous nous battons pour un dessein bien plus noble, le destin de la France, parce que nos aînés l’on proclamée éternelle et qu’il nous revient la responsabilité de leur donner raison.

Fraternellement

Ahmed Meguini

Rejoignez le Parti de la Société civile
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 « Je m’appelle Patricia et j’ai rejoint le Parti de la société civile. »

Bonjour à tous, je m’appelle Patricia, je suis française.

J’ai toujours aimé dire que j’étais française même quand je ne l’étais pas. Je suis née au Maroc et me suis installée à Nice avec ma famille lorsque j’avais deux ans. J’ai rapidement parlé avec un accent niçois et il lui arrive encore de poindre si je ne fais pas attention.

J’ai été très surprise d’apprendre à l’adolescence que je n’étais pas française, je me sentais si fortement attachée à ce pays et à ses valeurs… Après notre naturalisation, qui s’est passée dans un bureau lugubre et désert, je m’attendais à plus de décorum et de solennité, je me suis empressée de m’inscrire sur les listes électorales. Et là j’ai voté, j’ai voté pour tout, systématiquement, « religieusement ». J’avais l’impression de faire partie de la vie de la nation, de prendre en main mon destin de citoyenne.

Malheureusement, de plus en plus, je n’ai plus voté pour, j’ai voté contre. Je suis fatiguée de voter contre, je refuse de prendre cette habitude.

Alors aujourd’hui je m’engage. Moi qui n’est jamais été encartée auprès d’aucun parti, n’ai même jamais fait partie d’aucune association, j’ai décidé de rejoindre le Parti de la société civile, car je crois profondément aux valeurs qu’il véhicule, valeurs qui sont tout simplement celles de la République ; « Liberté, Égalité, Fraternité » et surtout Laïcité qui est le socle de ces trois notions fondamentales.

C’est la laïcité qui assure à tous les citoyens la liberté de croire ou non, de pratiquer ou non en toute sérénité ; la laïcité qui permet l’égalité et la fraternité au delà de l’appartenance religieuse.

Enfin, je refuse de laisser le patriotisme et l’attachement au drapeau au seul F.N., tout comme je refuse que les valeurs de la gauche soit perverties par les agitateurs de l’islamophobie. LaïcArt donne de l’espoir et par les temps qui courent c’est déjà beaucoup.

Patricia Bel Ange, @belange

Rejoignez le Parti de la société civile

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