“Oups, je t’ai pris pour un morceau de viande qui bouge, jeune fille!”

Il m’a suivie tout au long de la route, toute la journée, du matin au soir. En allant au travail et en mangeant mon sandwich à midi, il était toujours là. Même la nuit je l’entendais encore me chuchoter à l’oreille: “zine manchoufouch”. Je n’arrivais pas à dormir à force d’y penser. Il est blanc ou noir, gros ou maigre, grand ou petit de taille. Je ne sais plus s’il est jeune ou vieux. Mais il est partout. Il me dégoûte. Je n’ai même pas besoin de te l’introduire jeune fille ou femme, tu le connais déjà, aussi bien que moi.

Cette ombre qui te traumatise, ce regard qui te met mal à l’aise en marchant dans la rue. Il ne te complimente pas mais te harcèle! J’ai peur qu’on me regarde, peur de mettre ma jolie robe bleue fleurie, ma jupe noire et mon nouveau jean. J’ai peur de me faire belle. Je ne sais plus quoi porter ni comment me comporter dans la rue. Il n’y a pas pire que de se sentir comme une chose.

Assis dans sa voiture, la cigarette à la main, il me regarde passer et descend sa vitre pour me faire un clin d’œil et m’inviter à monter. Il a l’âge de mon père, ou de mon grand-père, peut-être! J’ai envie de m’arrêter et de lui crier au visage: “Laisse-moi tranquille! N’as-tu pas de fille, de femme, de sœur ou de mère?” Je sais qu’il ne me trouve pas belle ni attirante. Je sais ce qu’il veut. Maintenant, ce que j’essaie de comprendre c’est “pourquoi?” et “que faire?”.

Pourquoi devrais-je me sentir ainsi mal à l’aise une fois dehors? Devrais-je rester chez moi et m’enfermer pour éviter ces remarques désobligeantes? Eh bien NON. Je refuse de céder, et si j’en parle aujourd’hui, c’est bien pour changer quelque chose. Je sais que je ne suis pas la seule à en souffrir, des centaines de filles éprouvent chaque jour le même sentiment, mais nous n’en parlons pas assez. Plusieurs sont malheureusement harcelées non verbalement mais physiquement. C’est si fréquent que c’est devenu presque normal alors que ça ne l’est pas.

Je l’ai réalisé en rentrant chez moi au Maroc après une année à l’étranger. Il suffit de quitter le pays pendant un temps pour réaliser à quel point les choses vont mal. Un patriarcat bien ancré qui ne permet, malheureusement, aucun épanouissement personnel, social ni même politique pour la femme marocaine.

Je n’en veux pas à cet enfant qui a ouvert les yeux dans cette société et à qui on n’a point expliqué ce qu’est une femme et ce qu’est le respect d’une femme. J’en veux plutôt à ses parents et son école qui sont passés à côté de l’une des valeurs les plus importantes à transmettre et enseigner: le respect.

“Si seulement j’étais un garçon!”, ai-je entendu dire, pas une fois, ni deux, ni trois. Beaucoup plus. Même moi je l’ai pensé un jour. Je ne croyais plus en la noblesse de la féminité pendant un moment, mais ce fut une erreur, un manque de confiance en soi et une faiblesse qu’ils veulent nous faire subir. Je sais à quel point la femme marocaine est forte et courageuse.

C’est bien à elle de changer la société et de transmettre ses valeurs les plus nobles à ses enfants. J’estime qu’elle est capable de mettre un terme à cette situation pitoyable avec toute l’élégance du monde. Une éducation réussie afin de changer le destin misérable d’une société. Nous sommes tous et toutes féministes. Si nous ne sommes pas une femme, nous avons certainement des femmes dans notre entourage que l’on aime et qu’on tient à protéger.

Respectons cette femme qui nous a donné la vie ou qui nous donnera des enfants. Il y a mille et une jolies manières de s’adresse à une fille, mais pas en l’insultant, ni en la collant.

Ghadir El Idrissi Raghni

Initialement publié sur le Huffpost Maghreb

Mohamed Sifaoui accuse le PS d’avoir fragilisé la laïcité

Je le dis très clairement : je suis un homme de gauche, et sans être encarté, je pensais, jusqu’en 2015, être proche des socialistes, mais honnêtement, je dois avouer aujourd’hui que je ne partage plus rien avec ce parti (ni avec les autres d’ailleurs. Les uns et les autres ont participé à leur manière à rabaisser la chose politique et à faire le lit de l’extrême-droite, parfois par cynisme et par calcul électoraliste).

En ce qui concerne le PS, les choses sont simples à comprendre par ceux qui ont encore des yeux pour voir cette réalité. Quelques éléments objectifs livrés de manière éparse devraient suffire : quand on accorde du crédit au CCIF, association islamiste reçu au siège du PS, quand on nomme et on maintient Bianco à la tête de l’observatoire de la laïcité, quand on favorise une association communautariste, comme Co-exister, compatible avec les idées des frères musulmans et propageant des concepts douteux fragilisant la laïcité, quand on décore de la légion d’honneur les représentants et promoteurs de la pensée salafiste, quand on refuse de combattre clairement l’idéologie islamiste, car on a peur de se couper d’une partie de sa clientèle électorale, quand on ne prononce jamais ou quasi pour ne jamais le désigner (à part Manuel Valls) l’islamisme comme idéologie mortuaire et totalitaire, quand on croit que ce même islamisme pourrait être un des éléments de la “synthèse” sémantique, idéologique et politique, quand on permet, sous son mandat, par son inconscience et son irresponsabilité, à l’islamisme de croître, malgré les attentats, préconisant les mesurettes inefficaces et à relents populistes, quand des ministres de la République s’écrasent – c’est le mot – sur des plateaux télés face à de vulgaires salafistes qui insultent les principes de la République, quand on se rend coupable de tout ça, il ne faut pas croire qu’on va garder le soutien de tout ceux qui ont encore la naïveté de croire que la République et la laïcité sont des biens précieux, non négociables, à défendre et à consolider impérativement.

Bref, quand on se rend coupable de tout ça et de tout le reste, on peut toujours essayer de manipuler la société civile, y compris les acteurs les plus sincères, en mobilisant certains des intellectuels organiques, du Parti Socialiste (pour la plupart salonnards, ne connaissant rien aux réalités du terrain ni aux quartiers populaires, encore moins à l’islamisme), pour faire croire que le printemps est pour demain alors que nous sommes encore en plein hiver républicain…

Je déplore le sectarisme, le clientélisme, le manque de sincérité, les cynismes et la médiocrité alors que des personnes sont mortes, risquent de mourir ou sont menacés pour de vrais engagements.
Que les gens sincères ne se laissent pas embarquer dans ce qui est de nature à servir les intérêts personnels et les plans de carrière…

Mohamed Sifaoui

“Bianco Démission ! T’as trahi ta mission”

Le premier rassemblement à l’initiative de #LaïcArt pour demander la démission de Jean-Louis Bianco de l’Observatoire de la Laïcité. Pour mieux comprendre retrouvez l’article de Jérôme-Olivier Delbe Laïcité : votre avenir se joue sans vous et les propos tenus par Jean-Louis Bianco sur France Culture qui explique tranquillement que “Charlie Hebdo dit bien pire” que le rappeur islamiste Médine.

Ahmed Meguini

“Le décret est tombé. Vous êtes condamnée à la peine capitale. C’est désormais une question d’heures”

Voilà le message qu’a reçu Laurence Marchand-Taillade membre du bureau national du Parti Radical de Gauche (PRG) et Présidente de l’Observatoire de la Laïcité du Val d’Oise. Cette menace a été envoyée deux jours après son expulsion d’un meeting de l’UOIF à Paris alors qu’elle condamnait les invitations répétées d’islamistes, parmi les plus haineux envers la France. Un mail de menace reçu le lundi 8 février, soit le lendemain de sa présence à un deuxième meeting de cette organisation islamiste à Lille.

Le réseau LaïcArt demande à ce que tous les moyens soient mis en œuvre afin d’identifier et de traduire en justice les responsables de cette menace. L’État Français a justifié la constitutionnalisation de l’État d’urgence par la sécurité et la lutte contre le terrorisme : voici une occasion concrète de démontrer l’utilité de cette mesure. Ces menaces visent à intimider les Français qui voudraient s’engager dans la protection de nos valeurs et de notre mode de vie.

L’UOIF et ses membres les plus radicaux sont aujourd’hui les interlocuteurs privilégiés de l’Observatoire de la Laïcité, par la volonté de son président Jean-Louis Bianco et contre l’avis de plusieurs des membres de cet Observatoire.

Contrairement à ce qui a été publié sur le site l’Express hier, Laurence Marchand-Taillade n’est pas « une responsable politique pro-laïcité », parce qu’en France ça n’existe pas, s’il y a bien des gens qui luttent contre la Laïcité, ceux qui la défendent ne sont que des citoyens accomplissant leur devoir.

Rejoignez le projet #LaïcArt pour un Parti Laïque Citoyen et Exigeant
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Ahmed Meguini

Baraka City au salon UOIF 2013 : “derrière, la vraie façade c’est l’Islam”

C’était en 2013 et grâce à cette fabuleuse machine à remonter le temps qu’est le web et de braves anonymous qui ont attiré mon attention : voici une interview édifiante de Mouslim Voyage à la “rencontre annuelle des Musulmans de France” organisée par l’UOIF au Bourget. Baraka City se présente comme une organisation humanitaire islamique, comme récemment dans le supplément de Canal+ mais selon les mots de son président en 2013 : “On dit que Baraka City c’est l’eau c’est la vie etc, mais derrière sa vraie façade c’est l’Islam”

Pourquoi la vraie façade est derrière ?

Pour mémoire, l’association Coexister soutenue par l’Observatoire de la Laïcité de Jean-Louis Bianco a clôturé son compte à la banque CIC en solidarité avec Baraka City. Cette association islamiste a vu ses comptes clôturés par la Société Générale et le CIC en raison de ses activités troubles. La propagande d’un Islam politique par Baraka City a attiré l’attention des services de renseignements français. Cette organisation fait l’objet d’une surveillance bien antérieure à l’émission de Canal +

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Pour vous engager et vous battre contre les fanatiques et les tartuffes de la laïcité c’est ici :

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Ahmed Meguini

LaïcArt PACA : Les quatre cavalières de la Renaissance

LaïcArt c’est d’abord l’inconnue, une femme, des femmes, parfois mères et qui bien souvent ne s’étaient engagées dans aucun autre combat que peut-être le plus noble d’entre eux : celui d’éduquer de futures citoyennes et citoyens. La grande majorité de ceux qui rejoignent LaïcArt n’avait jusque-là jamais milité. Des femmes donc, comme à Marseille où j’en ai rencontré quatre, telles des cavalières de la Renaissance, leur chevauchée annonce la fin d’un monde par le commencement d’un autre. Comme les quatre millions de Français qui défièrent la mort en se rassemblant autour de la République pour donner la mesure de l’adversaire que doit affronter notre ennemi, elles sont la réponse incarnée des deux siècles lumineux et tourmentés qui nous ont précédés. Ces femmes sont la représentation vivante des symboles que nous nous sommes choisis :

L’une travaille pour un institut de sondage, elle appelle des inconnus au téléphone pour leur demander leur avis sur notre société.

Une autre est infirmière psychiatrique : en première ligne elle récupère les grands blessés dont les cœurs mutilés par les shrapnels de l’existence se font réparer avant de retourner au combat, quand ils ne sont pas définitivement réformés, inaptes à notre société.

Il y a aussi l’inspectrice du travail, dont la fonction est l’aboutissement d’un siècle d’acquis sociaux arrachés dans les larmes et dans le sang.

Et enfin une enseignante, la clé de voûte de notre mode de vie si chèrement conquis.

Ces quatre cavalières ont eu l’intuition d’utiliser le réseau LaïcArt pour ce qu’il est : un outil, rien de moins, rien de plus. Ces personnes qui ne se connaissaient pas il y a deux mois ont formé une cellule active pour la défense de nos valeurs universelles et pour la reconquête des territoires perdus.

Ahmed Meguini

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