Je dis mon profond dégoût pour cette semaine politique qui a achevé d’écœurer ceux qui, comme moi, ne pensaient plus l’être davantage.

Elle a commencé dans la peur et la lâcheté avec cette constitutionnalisation de l’État d’urgence dont l’article 1 a été voté à l’Assemblée nationale en l’absence injustifiable de 76% des députés, et s’est terminée dans la lâcheté et le reniement le plus total de ceux qui, la veille, se posaient en opposants, en défenseurs de l’éthique et de la vertu républicaine.

Ainsi, la présidente d’un parti écologiste dont le groupe à l’Assemblée nationale qui, la veille, s’opposait au gouvernement sur la déchéance de la nationalité, était déjà en discussion pour rejoindre ce même gouvernement.

Quelques jours plutôt, toujours dans le même théâtre de guignol, un autre opposant de la gauche de la gauche profitait d’un 20h pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle de façon unilatérale en trahissant ses propres fidèles. Par cette vanité fétide, ils les privait de toute discussion et de processus démocratique, en plein débat sur un possible reniement de la clé de voûte de notre République : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit.

Cet homme de la gauche de la gauche ne pensait à rien d’autre qu’à son propre destin qu’il a lui même choisi tragi-comique.

Ils ont transformé une mesure qui peut être justifiable dans son caractère exceptionnel en une infamie constitutionnelle par calcul politicien. Cette volonté de constitutionaliser une anomalie au moment où le FN n’a jamais été aussi proche du pouvoir, de créer une fabrique d’apatride dont on ignore qui choisira demain les bons et les mauvais Français, n’est rien d’autre qu’une trahison.

Ils nous ont livrés aux chiens, ont lacéré notre constitution et nous ont abandonnés au nom de notre sécurité. Un débat trop vital pour le laisser plus longtemps entre les mains de ces opportunistes carriéristes, pour qui l’écharpe tricolore vient sanctionner des années de perfidies, de bassesses et d’ignominies au sein de leurs propres partis, un système putréfié et putréfiant qui flétrit tous ceux qui l’approchent.

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Ahmed Meguini